Si nous n'étions pas à moins d'un an des élections présidentielles et législatives, nous serions sans doute plus efficaces car plus audacieux pour affronter la crise qui secoue nos économies.
Oui, car une partie de la solution se trouve dans des mesures nécessairement impopulaires que personne n'aura le courage de prendre, par peur de faire trébucher son camp lors des prochaines échéances électorales. Ou tout simplement par peur de ne pas être réélu soi-même.
Et nous voilà encore une fois confronté à l'un des effets pervers de la longévité politique en France.
Le fait de pouvoir briguer indéfiniment un nouveau mandat met nos députés en situation de clientélisme aggravé lorsque l'enjeu de la réélection pointe le bout de son nez. Elus pour cinq ans, ils sacrifient un cinquième de leur mandat, leur dernière année, pour reconquérir un électorat qu'ils sont besoin de brosser dans le sens du poil. C'est non seulement absurde mais profondément indécent d'un point de vue démocratique.
Si, au contraire, un député sortant était empêché par la loi de se représenter une nouvelle fois, peut-être aurait-il le courage de travailler jusqu'au bout au service de l'intérêt général. Il n'aurait rien à perdre à décider de mesures qui s'imposent, fussent-elles impopulaires.
Au sommet de l'état, et même si le mandat du Président de la République ne peut être renouvelé qu'une seule fois, nous sommes également confrontés à la dictature de la popularité qui impose à Nicolas Sarkozy ainsi qu'aux membres du gouvernement de ne pas fâcher un électorat à qui l'on va demander un renouvellement de bail. Et des bruits sortent du "château" pour nous informer que le président travaille sa com. La belle affaire !
La faute à la nature humaine et sa cupidité légendaire ?
Peut-être. Mais puisque les choses sont ainsi, il est impératif de changer notre système politique afin de nous prémunir contre ce type de comportements qui contribuent à nous précipiter dans le gouffre.
C'est pour cela que je pense qu'il faut inscrire dans les programmes présidentiels la fin du cumul des mandats et la limitation de la longévité politique. Faute de quoi, la France ne s'en sortira jamais.
Oui, car une partie de la solution se trouve dans des mesures nécessairement impopulaires que personne n'aura le courage de prendre, par peur de faire trébucher son camp lors des prochaines échéances électorales. Ou tout simplement par peur de ne pas être réélu soi-même.
Et nous voilà encore une fois confronté à l'un des effets pervers de la longévité politique en France.
Le fait de pouvoir briguer indéfiniment un nouveau mandat met nos députés en situation de clientélisme aggravé lorsque l'enjeu de la réélection pointe le bout de son nez. Elus pour cinq ans, ils sacrifient un cinquième de leur mandat, leur dernière année, pour reconquérir un électorat qu'ils sont besoin de brosser dans le sens du poil. C'est non seulement absurde mais profondément indécent d'un point de vue démocratique.
Si, au contraire, un député sortant était empêché par la loi de se représenter une nouvelle fois, peut-être aurait-il le courage de travailler jusqu'au bout au service de l'intérêt général. Il n'aurait rien à perdre à décider de mesures qui s'imposent, fussent-elles impopulaires.
Au sommet de l'état, et même si le mandat du Président de la République ne peut être renouvelé qu'une seule fois, nous sommes également confrontés à la dictature de la popularité qui impose à Nicolas Sarkozy ainsi qu'aux membres du gouvernement de ne pas fâcher un électorat à qui l'on va demander un renouvellement de bail. Et des bruits sortent du "château" pour nous informer que le président travaille sa com. La belle affaire !
La faute à la nature humaine et sa cupidité légendaire ?
Peut-être. Mais puisque les choses sont ainsi, il est impératif de changer notre système politique afin de nous prémunir contre ce type de comportements qui contribuent à nous précipiter dans le gouffre.
C'est pour cela que je pense qu'il faut inscrire dans les programmes présidentiels la fin du cumul des mandats et la limitation de la longévité politique. Faute de quoi, la France ne s'en sortira jamais.















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