Alors que tous les quotidiens titrent sur le fait que la chasse aux électeurs du FN a commencé, mettant en scène les deux finalistes en train de ramer misérablement à la recherche des voix qui se sont portées sur Marine Le Pen, on assiste tout de même à un spectacle surréaliste.
D'un côté les équipes de Sarkozy qui nous revisitent le triptyque travail-famille-patrie en prenant soin d'en exclure l'émigré à la source de tous les maux de la société. De l'autre, François Hollande, redessine la carte de France en décidant de se rendre en priorité dans les régions de France où le FN a fait ses meilleurs scores.
Je ne sais pas de quoi le 6 mai sera fait, mais j'ai la certitude que la campagne du second tour, du fait de cette obsession électoraliste à l'endroit de ceux que mes concitoyens qui ont voté Le Pen, va être nauséabonde et sentir la boule puante aux quatre coins de l'hexagone.
Je crois que c'est cette perspective qui me dérange le plus finalement.
Sarkozy est prêt à tout et il va dégainer les pires horreurs. A côté de ce qu'il va nous sortir dans les 10 prochains jours, vous allez voir que le discours de Grenoble ressemblera à une berceuse pour nouveaux-nés.
Planquez vous les musulmans et les sans papiers, ça va être votre fête ! Aux armes citoyens ? Aux abris surtout pour celles et ceux qui sont fustigés depuis 5 ans déjà, qui ne sont pas français depuis des générations, les chômeurs de trop longue durée, les demandeurs d'asile, les jeunes de banlieue, les internautes, les bénéficiaires d'allocations, ça va être Fort Alamo !
Sous les coups de butoirs d'un Sarkozy déterminé à aller chercher un à un les 6 millions de personnes qui ont cédé à la tentation du Front National, la France électorale risque de vivre l'un des moments les plus sombres de son histoire.
Pour illustrer et clore mon propos, je voudrais vous faire lire un extrait du pamphlet que j'ai écrit récemment sur Nicolas Sarkozy, Rendormez-vous !, pamphlet que vous pouvez toujours vous procurer sur Internet.
D'un côté les équipes de Sarkozy qui nous revisitent le triptyque travail-famille-patrie en prenant soin d'en exclure l'émigré à la source de tous les maux de la société. De l'autre, François Hollande, redessine la carte de France en décidant de se rendre en priorité dans les régions de France où le FN a fait ses meilleurs scores.
Je ne sais pas de quoi le 6 mai sera fait, mais j'ai la certitude que la campagne du second tour, du fait de cette obsession électoraliste à l'endroit de ceux que mes concitoyens qui ont voté Le Pen, va être nauséabonde et sentir la boule puante aux quatre coins de l'hexagone.
Je crois que c'est cette perspective qui me dérange le plus finalement.
Sarkozy est prêt à tout et il va dégainer les pires horreurs. A côté de ce qu'il va nous sortir dans les 10 prochains jours, vous allez voir que le discours de Grenoble ressemblera à une berceuse pour nouveaux-nés.
Planquez vous les musulmans et les sans papiers, ça va être votre fête ! Aux armes citoyens ? Aux abris surtout pour celles et ceux qui sont fustigés depuis 5 ans déjà, qui ne sont pas français depuis des générations, les chômeurs de trop longue durée, les demandeurs d'asile, les jeunes de banlieue, les internautes, les bénéficiaires d'allocations, ça va être Fort Alamo !
Sous les coups de butoirs d'un Sarkozy déterminé à aller chercher un à un les 6 millions de personnes qui ont cédé à la tentation du Front National, la France électorale risque de vivre l'un des moments les plus sombres de son histoire.
Pour illustrer et clore mon propos, je voudrais vous faire lire un extrait du pamphlet que j'ai écrit récemment sur Nicolas Sarkozy, Rendormez-vous !, pamphlet que vous pouvez toujours vous procurer sur Internet.
"Le monde que voit Nicolas Sarkozy de ses petits yeux clairs, n’est qu’un monde de dangers et il passe le plus clair de son temps à nous en protéger.
Ce sont les immigrés d’abord qui menacent la pureté des valeurs de la France, qui viennent chez nous sans passer par la case visa (sur le pas- seport pas la carte de crédit), qui s’entassent à la recherche d’un monde meilleur sans même nous demander à nous si notre France serait meilleure avec eux.
Ce sont des sans-papier qu’il faut chasser à l’image de cette chinoise clandestine, Liu Chunlan, qui a préféré se défenestrer plutôt que d’être emmenée par la police venue l’interpeller.
Ce sont aussi les chômeurs accusés d’avoir provoqué leur situation, qui vivent sur le dos de la société et qui poussent le vice jusqu’à refuser un job pour lequel ils n’ont aucune qualification à une centaine de kilomètres de leur domicile. Des honnêtes gens pourtant mais que la précarité a transformé en profiteurs coupables et gloutons du système qui les maintient pour quelques mois encore à flot de la plus élémentaire dignité.
Ce sont tous ces jeunes de banlieue qui, non contents de vivre dans des conditions insalubres et être traités comme des chiens à l’école, à Pôle Emploi, dans les rues illuminées des grandes villes ou à l’entrée des boites de nuit dans lesquelles ils espèreraient entrer pour passer du bon temps et oublier cette société du jour qui les exclue continuellement, n’ont d’autre choix que de trainer entre potes et prendre le RER comme d’autres prennent l’avion pour oublier l’étroitesse de leur quotidien bruyant et sans avenir.
Ce sont également ces millions d’internautes qui ont inventé un monde d’échange et de partage et dont l’avidité et la gourmandise pour les produits culturels les incite parfois à consommer de la musique et des films sans s’acquitter des droits d’auteur mais, plus grave encore, sans payer les droits de distribution, de production, d’édition, de marketing et de communication exigés par les amis si chers de notre président.
Ce sont ces parents en difficulté qui ne parviennent pas toujours à scolariser leurs enfants avec les exigences de l’assiduité de l’école de la République et qui ont l’outrecuidance de toucher malgré leurs défaillances coupables des allocations familiales sensées pourtant leur donner quelques moyens de pallier aux problèmes d’éducation qu’ils rencontrent.
Ce sont ces mendiants venus de Roumanie ou d’ailleurs qui gangrènent nos centres villes à la recherche d’un peu d’argent pour aller subsister dans ce bidonville installé sous la bretelle infernale d’une entrée d’autoroute et dont la propension à commettre des agressions et des délits fait d’eux, malgré leur nombre relativement modeste dans l’hexagone, le premier problème de la France au cours de l’été 2010.
Ce sont ces français fraichement naturalisés et qui ne sont pas tout à fait des français comme les autres du point de vue sécuritaire et dont les origines étrangères ont certainement dû corrompre les gènes. Bien que devenus français, ils constituent une menace potentielle pour notre cher président. Il les devine si prompts à enfreindre la loi qu’il les avertit que la nationalité pourrait leur être retirée.
Ce sont des centaines de milliers de SDF (SDF = sans domicile fixe à l’intention d’une ministre du gouvernement qui leur a un jour conseillé sur son blog de ne pas sortir de chez eux par grand froid) qui constituent une pollution humaine insupportable pour les quartiers bourgeois de nos belles cités et qui s’amassent comme de vulgaires papiers gras pour encombrer nos caniveaux et nos trottoirs de leur répugnante silhouette.
Ce sont enfin tous les partisans de l’opposition républicaine à gauche qui ne se contentent pas d’exprimer un avis divergent, une vision du monde alternative, mais qui poussent l’outrance et l’irrévérence jusqu’à développer et promouvoir des idées dangereuses pour l’avenir de notre pays. Inconscients du péril qu’ils représentent, ils vont même jusqu’à invoquer le suffrage universel pour prétendre conquérir le pouvoir qui appartient pourtant à la droite."
Ce sont les immigrés d’abord qui menacent la pureté des valeurs de la France, qui viennent chez nous sans passer par la case visa (sur le pas- seport pas la carte de crédit), qui s’entassent à la recherche d’un monde meilleur sans même nous demander à nous si notre France serait meilleure avec eux.
Ce sont des sans-papier qu’il faut chasser à l’image de cette chinoise clandestine, Liu Chunlan, qui a préféré se défenestrer plutôt que d’être emmenée par la police venue l’interpeller.
Ce sont aussi les chômeurs accusés d’avoir provoqué leur situation, qui vivent sur le dos de la société et qui poussent le vice jusqu’à refuser un job pour lequel ils n’ont aucune qualification à une centaine de kilomètres de leur domicile. Des honnêtes gens pourtant mais que la précarité a transformé en profiteurs coupables et gloutons du système qui les maintient pour quelques mois encore à flot de la plus élémentaire dignité.
Ce sont tous ces jeunes de banlieue qui, non contents de vivre dans des conditions insalubres et être traités comme des chiens à l’école, à Pôle Emploi, dans les rues illuminées des grandes villes ou à l’entrée des boites de nuit dans lesquelles ils espèreraient entrer pour passer du bon temps et oublier cette société du jour qui les exclue continuellement, n’ont d’autre choix que de trainer entre potes et prendre le RER comme d’autres prennent l’avion pour oublier l’étroitesse de leur quotidien bruyant et sans avenir.
Ce sont également ces millions d’internautes qui ont inventé un monde d’échange et de partage et dont l’avidité et la gourmandise pour les produits culturels les incite parfois à consommer de la musique et des films sans s’acquitter des droits d’auteur mais, plus grave encore, sans payer les droits de distribution, de production, d’édition, de marketing et de communication exigés par les amis si chers de notre président.
Ce sont ces parents en difficulté qui ne parviennent pas toujours à scolariser leurs enfants avec les exigences de l’assiduité de l’école de la République et qui ont l’outrecuidance de toucher malgré leurs défaillances coupables des allocations familiales sensées pourtant leur donner quelques moyens de pallier aux problèmes d’éducation qu’ils rencontrent.
Ce sont ces mendiants venus de Roumanie ou d’ailleurs qui gangrènent nos centres villes à la recherche d’un peu d’argent pour aller subsister dans ce bidonville installé sous la bretelle infernale d’une entrée d’autoroute et dont la propension à commettre des agressions et des délits fait d’eux, malgré leur nombre relativement modeste dans l’hexagone, le premier problème de la France au cours de l’été 2010.
Ce sont ces français fraichement naturalisés et qui ne sont pas tout à fait des français comme les autres du point de vue sécuritaire et dont les origines étrangères ont certainement dû corrompre les gènes. Bien que devenus français, ils constituent une menace potentielle pour notre cher président. Il les devine si prompts à enfreindre la loi qu’il les avertit que la nationalité pourrait leur être retirée.
Ce sont des centaines de milliers de SDF (SDF = sans domicile fixe à l’intention d’une ministre du gouvernement qui leur a un jour conseillé sur son blog de ne pas sortir de chez eux par grand froid) qui constituent une pollution humaine insupportable pour les quartiers bourgeois de nos belles cités et qui s’amassent comme de vulgaires papiers gras pour encombrer nos caniveaux et nos trottoirs de leur répugnante silhouette.
Ce sont enfin tous les partisans de l’opposition républicaine à gauche qui ne se contentent pas d’exprimer un avis divergent, une vision du monde alternative, mais qui poussent l’outrance et l’irrévérence jusqu’à développer et promouvoir des idées dangereuses pour l’avenir de notre pays. Inconscients du péril qu’ils représentent, ils vont même jusqu’à invoquer le suffrage universel pour prétendre conquérir le pouvoir qui appartient pourtant à la droite."
Est-ce vraiment ça une "France Forte" ?















Au revoir, au revoir, président !





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