Cela va sans aucun doute clore la très longue série des notes sur la présidentielle 2012 : aujourd'hui, 14 mai, nous vivons le dernier jour du "règne" de Nicolas Sarkozy à la tête de la République française.
Rassurez-vous, je ne vais pas vous refaire la liste des choses que j'ai pu déplorer tout au long de ces cinq interminables années. Je n'aurais pas assez de temps aujourd'hui pour l'écrire et j'imagine que, de votre côté, vous avez bien mieux à faire.
Au son de cette publicité mythique pour le Loto, je suis heureux de lui dire "Au revoir", même si je ne suis pas pour autant convaincu que les jours qui s'annoncent seront meilleurs.
Ce que je veux simplement dire aujourd'hui, c'est que j'ai le sentiment confus que c'est peut-être là que Internet a été puissant et a contribué à jouer l'élection.
Je l'ai écrit il y a un mois, Internet ne m'a pas semblé compter énormément dans cette campagne. Cependant, lorsque j'ai établi ce constat, je me plaçais dans une perspective où j'espérais que l'activisme sur le réseau soit suffisamment puissant et créatif pour faire gagner un candidat, faire la différence.
Et si en réalité, Internet n'avait pas compté pour favoriser la victoire de quelqu'un mais pour au contraire amplifier la défaite d'un autre ? Et si, à l'instar de 2005 et le vote sur le traité constitutionnel européen, le réseau avait été encore une fois la chambre d'écho d'un refus plutôt que d'une adhésion ?
Au moment où Nicolas Sarkozy s'apprête à laisser le pouvoir à François Hollande, c'est une vraie question que je me pose.
Que l'on soit ou non pro-Sarkzoy, on est obligé de reconnaître que le web social a été majoritairement contre le président sortant et a même été parfois d'une très grande violence. Je sais ce que je dis, j'ai participé à mon petit niveau à cette entreprise de dénigrement. Je l'avoue humblement même si je ne regrette rien.
On le sait lorsque l'on a un peu l'habitude du web social, ceux qui sont les plus actifs pour s'exprimer sont les râleurs, les gens qui sont en colère, qui s'opposent ou qui ont un problème. Les citoyens qui s'imaginent représenter une alternative aux médias traditionnels et qui refusent la pensée unique symbolisée par le 20h de TF1 sont légion sur la toile.
C'est un peu comme si nous étions des millions à jouir d'une faculté nouvelle, celle de dire publiquement du mal du pouvoir en place comme on prend une grande bouffée d'oxygène.
Cela fait des années que l'on se demande pourquoi et comment Internet pourra-t-il être utilisé comme un outil de conquête du pouvoir.
J'en suis à me demander aujourd'hui si, en réalité, Internet ne sert pas principalement comme un outil de déstabilisation, un contre pouvoir dans son mode opératoire. Un média dont la finalité inconsciente serait principalement de lutter contre le pouvoir en place.
Reste que je n'ai rien à avancer pour appuyer cette intuition par une étude scientifique.
C'est juste intéressant de se poser la question.
Rassurez-vous, je ne vais pas vous refaire la liste des choses que j'ai pu déplorer tout au long de ces cinq interminables années. Je n'aurais pas assez de temps aujourd'hui pour l'écrire et j'imagine que, de votre côté, vous avez bien mieux à faire.
Au son de cette publicité mythique pour le Loto, je suis heureux de lui dire "Au revoir", même si je ne suis pas pour autant convaincu que les jours qui s'annoncent seront meilleurs.
Ce que je veux simplement dire aujourd'hui, c'est que j'ai le sentiment confus que c'est peut-être là que Internet a été puissant et a contribué à jouer l'élection.
Je l'ai écrit il y a un mois, Internet ne m'a pas semblé compter énormément dans cette campagne. Cependant, lorsque j'ai établi ce constat, je me plaçais dans une perspective où j'espérais que l'activisme sur le réseau soit suffisamment puissant et créatif pour faire gagner un candidat, faire la différence.
Et si en réalité, Internet n'avait pas compté pour favoriser la victoire de quelqu'un mais pour au contraire amplifier la défaite d'un autre ? Et si, à l'instar de 2005 et le vote sur le traité constitutionnel européen, le réseau avait été encore une fois la chambre d'écho d'un refus plutôt que d'une adhésion ?
Au moment où Nicolas Sarkozy s'apprête à laisser le pouvoir à François Hollande, c'est une vraie question que je me pose.
Que l'on soit ou non pro-Sarkzoy, on est obligé de reconnaître que le web social a été majoritairement contre le président sortant et a même été parfois d'une très grande violence. Je sais ce que je dis, j'ai participé à mon petit niveau à cette entreprise de dénigrement. Je l'avoue humblement même si je ne regrette rien.
On le sait lorsque l'on a un peu l'habitude du web social, ceux qui sont les plus actifs pour s'exprimer sont les râleurs, les gens qui sont en colère, qui s'opposent ou qui ont un problème. Les citoyens qui s'imaginent représenter une alternative aux médias traditionnels et qui refusent la pensée unique symbolisée par le 20h de TF1 sont légion sur la toile.
C'est un peu comme si nous étions des millions à jouir d'une faculté nouvelle, celle de dire publiquement du mal du pouvoir en place comme on prend une grande bouffée d'oxygène.
Cela fait des années que l'on se demande pourquoi et comment Internet pourra-t-il être utilisé comme un outil de conquête du pouvoir.
J'en suis à me demander aujourd'hui si, en réalité, Internet ne sert pas principalement comme un outil de déstabilisation, un contre pouvoir dans son mode opératoire. Un média dont la finalité inconsciente serait principalement de lutter contre le pouvoir en place.
Reste que je n'ai rien à avancer pour appuyer cette intuition par une étude scientifique.
C'est juste intéressant de se poser la question.















Pourquoi François Hollande a gagné la bataille de la communication





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