Chaque semaine, je publie l'état de l'influence des candidats à la présidentielle sur Twitter mesuré par l'outil Tweetlevel conçu et mis en ligne par l'agence Edelman au sein de laquelle je travaille.
Pour rappel, Tweetlevel est le seul outil gratuit qui mesure la réalité de l'influence sur Twitter en intégrant des critères quantitatifs et qualitatifs et en détaillant les composantes de l'influence selon trois critères : la popularité, l'engagement et la confiance.
Les graphiques illustrant cette note montrent l'évolution des scores depuis le création du baromètre, en décembre dernier. Par ailleurs, et afin de gagner en visibilité, j'ai pris le parti de ne montrer que les principaux candidats du classement Tweetlevel.
Pour rappel, Tweetlevel est le seul outil gratuit qui mesure la réalité de l'influence sur Twitter en intégrant des critères quantitatifs et qualitatifs et en détaillant les composantes de l'influence selon trois critères : la popularité, l'engagement et la confiance.
Les graphiques illustrant cette note montrent l'évolution des scores depuis le création du baromètre, en décembre dernier. Par ailleurs, et afin de gagner en visibilité, j'ai pris le parti de ne montrer que les principaux candidats du classement Tweetlevel.
Score global : Mélenchon repasse en tête et Sarkozy arrive en haut du classement
Je ne cesserai de le dire jusqu'au soir du premier tour, Jean-Luc Mélenchon fait une campagne remarquable sur Twitter malgré un nombre de followers bien inférieur à celui de ses principaux concurrents. Cette semaine, le candidat du Parti de Gauche se classe en tête avec un score de 84,7, devant François Hollande (83,8) et Nicolas Sarkozy (82,8).
De manière assez logique, Nicolas Sarkozy réalise une belle progression et cotoie les sommets. Il faut dire qu'il a bénéficié d'une exposition médiatique majeure avec les deux émissions en prime enchainées à quelques jours d'intervalle et le meeting de Villepinte dont beaucoup d'observateurs ont parlé sur Twitter.
Dans le bas du classement, Dominique de Villepin et Marine Le Pen n'arrivent toujours pas à exister sur Twitter et Nicolas Dupont-Aignan, pourtant très bien placé pendant très longtemps, cède logiquement des places par rapport aux poids lourds de cette élection.
De manière assez logique, Nicolas Sarkozy réalise une belle progression et cotoie les sommets. Il faut dire qu'il a bénéficié d'une exposition médiatique majeure avec les deux émissions en prime enchainées à quelques jours d'intervalle et le meeting de Villepinte dont beaucoup d'observateurs ont parlé sur Twitter.
Dans le bas du classement, Dominique de Villepin et Marine Le Pen n'arrivent toujours pas à exister sur Twitter et Nicolas Dupont-Aignan, pourtant très bien placé pendant très longtemps, cède logiquement des places par rapport aux poids lourds de cette élection.
Note de popularité : Hollande toujours très largement en tête
La note de popularité prend en compte le nombre de personnes abonnées au compte, mais également l'influence et la popularité de ces personnes abonnées : le score sera d'autant plus important lorsque l'on est suivi par des personnes ayant elles-mêmes un grand nombre de "followers" influents.
Sr cet indice, et malgré une arrivée tonitruante de Nicolas Sarkozy qui continue de progresser, François Hollande semble demeurer inatteignable. Il culmine à près de 90 points, un score comparable aux personnalités les plus suivies sur Twitter.
A noter également la bonne performance de la candidate écologiste, Eva Joly qui se classe 4ème cet indice, signe que l'engagement écologique est toujours un thème suivi dans les débats politiques.
François Bayrou progresse lui aussi et occupe une assez nettre 3ème place.
Sr cet indice, et malgré une arrivée tonitruante de Nicolas Sarkozy qui continue de progresser, François Hollande semble demeurer inatteignable. Il culmine à près de 90 points, un score comparable aux personnalités les plus suivies sur Twitter.
A noter également la bonne performance de la candidate écologiste, Eva Joly qui se classe 4ème cet indice, signe que l'engagement écologique est toujours un thème suivi dans les débats politiques.
François Bayrou progresse lui aussi et occupe une assez nettre 3ème place.
Note d'engagement : l'indice "Mélenchon"
L'engagement rend compte de plusieurs critères parmi lesquels on peut citer de manière non exhaustive l'assiduité de publication sur Twitter, la fréquence de publication mais également la réactivité aux interpellations et la participation aux conversations des autres membres de sa communauté.
C'est ici que Jean-Luc Mélenchon cartonne le plus avec un score de 76,6 points. Il reprend la première place à François Hollande mais attention, Nicolas Sarkozy réalise une véritable percée sur cette dimension.
Il gagne près de 10 points en une semaine, signe que son activité sur Twitter a été particulièrement intense avec l'agenda dont je faisais état précédemment.
En bas du classement, on a toujours François Bayrou qui n'arrive pas à entrer dedans et qui, malgré une popularité très forte, n'arrive pas à transformer l'essai par un engagement à la hauteur.
C'est ici que Jean-Luc Mélenchon cartonne le plus avec un score de 76,6 points. Il reprend la première place à François Hollande mais attention, Nicolas Sarkozy réalise une véritable percée sur cette dimension.
Il gagne près de 10 points en une semaine, signe que son activité sur Twitter a été particulièrement intense avec l'agenda dont je faisais état précédemment.
En bas du classement, on a toujours François Bayrou qui n'arrive pas à entrer dedans et qui, malgré une popularité très forte, n'arrive pas à transformer l'essai par un engagement à la hauteur.
Note de confiance : Nicolas Sarkozy en tête pour la première fois
Le score en matière de confiance fait état de la propension des abonnés à "retweeter" ou à faire référence aux tweets rédigés par le détenteur du compte. Cette note intègre également le Retweets successifs, de sorte de rendre compte de la dimension virale de l'activité d'un compte Twitter, dimension particulièrement précieuse sur Internet.
Ce n'est pas franchement une surprise compte tenu de son agenda mais Nicolas Sarkozy prend la tête de cet indice et surclasse pour la première fois tous ses adversaires.
C'est le signe que la communauté UMP est véritablement en ordre de bataille et qu'elle retweete avec une incroyable constance tout ce qui est émis sur le compte. On parle souvent de machine de guerre pour qualifier le parti présidentiel, on en a là une illustration flagrante.
Une dimension qui manque au MoDem qui ne parvient toujours pas être faire rayonner son champion sur Twitter et assurer la viralité de sa communication.
Ce n'est pas franchement une surprise compte tenu de son agenda mais Nicolas Sarkozy prend la tête de cet indice et surclasse pour la première fois tous ses adversaires.
C'est le signe que la communauté UMP est véritablement en ordre de bataille et qu'elle retweete avec une incroyable constance tout ce qui est émis sur le compte. On parle souvent de machine de guerre pour qualifier le parti présidentiel, on en a là une illustration flagrante.
Une dimension qui manque au MoDem qui ne parvient toujours pas être faire rayonner son champion sur Twitter et assurer la viralité de sa communication.
Conclusion : des positions qui s'affinent
J'ai toujours pensé que ce qui se passait sur Twitter, du fait de la particularité de son audience très marquée par les médias et les prescripteurs, était annonciateur de ce qui allait se passer par ailleurs.
Du coup, de semaine en semaine, le baromètre Edemlan me conforte dans mon intuition : nous assistons bel et bien à un duel Hollande - Sarjkozy mais dont l'arbitre pourrait bien être Jean-Luc Mélenchon et non pas François Bayrou ou Marine Le Pen comme ont pouvait le penser.
Car réaliser une telle performance sur Twitter malgré un aussi faible nombre de followers est révélateur de quelque chose de très puissant.
Du coup, de semaine en semaine, le baromètre Edemlan me conforte dans mon intuition : nous assistons bel et bien à un duel Hollande - Sarjkozy mais dont l'arbitre pourrait bien être Jean-Luc Mélenchon et non pas François Bayrou ou Marine Le Pen comme ont pouvait le penser.
Car réaliser une telle performance sur Twitter malgré un aussi faible nombre de followers est révélateur de quelque chose de très puissant.


















Au revoir, au revoir, président !





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