Au début, je me suis demandé si c'était moi qui glissait de plus en plus vers ce que l'on appelle la gauche ou si c'était le monde qui titillait l'extrême droite. Puis je suis arrivé à la nécessité de regarder la vérité en face : dans de nombreux pays, les droites les plus conservatrices gagnent du terrain et me font craindre une radicalisation des gouvernements. Voire pire.
Nos parents avaient eu la sagesse de nous écarter du fascisme après les heures sombres du 20ème siècle mais j'ai le sentiment que les générations issues du baby boom et qui n'ont pas connu la guerre, pactisent beaucoup plus facilement avec une extrême droite en train de se fondre dans la société en même temps qu'elle se banalise.
Je ne reviendrai pas sur la dérive droitière d'une France présidée par Nicolas Sarkozy qui m'effraie chaque jour un peu plus. Les italiens ont déjà dû s'accommoder des partisans de la Ligue du Nord des années. Les Belges doivent faire face à une extrême droite flamande aussi obscure que populaire. En juin dernier, les pays-bas ont offerts 24 sièges au Parti de la liberté de Geert Wilders. Aux Etats-Unis, la montée des Tea Partys secoue les républicains les plus modérés et je lisais dans Libé ce matin que l'Allemagne faisait actuellement face à un scandale suite à la publication d'un livre raciste et antisémite de Thilo Sarrazin, haut fonctionnaire de la banque centrale "qui reproche aux immigrants turcs et arabes de n'être bons qu'à être des marchands de fruits et légumes."
Moi, ça me fout la trouille. Sérieusement même.
Le pire, c'est que je ne crois pas que le remède à cette percée à droite soit nécessairement un vote à gauche. Pas automatiquement en tout cas. Non, moi je crois que la seule solution est un sursaut citoyen, apolitique, mais un sursaut de bon sens, humain, respectueux de nos valeurs fondamentales et attentif à l'autre. J'ai confiance en l'individu et je suis certain qu'il saura empêcher que cette dérive ne nous conduise trop loin.
Mais il ne faut pas tarder car le temps presse.
Nos parents avaient eu la sagesse de nous écarter du fascisme après les heures sombres du 20ème siècle mais j'ai le sentiment que les générations issues du baby boom et qui n'ont pas connu la guerre, pactisent beaucoup plus facilement avec une extrême droite en train de se fondre dans la société en même temps qu'elle se banalise.
Je ne reviendrai pas sur la dérive droitière d'une France présidée par Nicolas Sarkozy qui m'effraie chaque jour un peu plus. Les italiens ont déjà dû s'accommoder des partisans de la Ligue du Nord des années. Les Belges doivent faire face à une extrême droite flamande aussi obscure que populaire. En juin dernier, les pays-bas ont offerts 24 sièges au Parti de la liberté de Geert Wilders. Aux Etats-Unis, la montée des Tea Partys secoue les républicains les plus modérés et je lisais dans Libé ce matin que l'Allemagne faisait actuellement face à un scandale suite à la publication d'un livre raciste et antisémite de Thilo Sarrazin, haut fonctionnaire de la banque centrale "qui reproche aux immigrants turcs et arabes de n'être bons qu'à être des marchands de fruits et légumes."
Moi, ça me fout la trouille. Sérieusement même.
Le pire, c'est que je ne crois pas que le remède à cette percée à droite soit nécessairement un vote à gauche. Pas automatiquement en tout cas. Non, moi je crois que la seule solution est un sursaut citoyen, apolitique, mais un sursaut de bon sens, humain, respectueux de nos valeurs fondamentales et attentif à l'autre. J'ai confiance en l'individu et je suis certain qu'il saura empêcher que cette dérive ne nous conduise trop loin.
Mais il ne faut pas tarder car le temps presse.















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