Crise Grecque : crise de la mondialisation ?
Ce qui me frappe le plus dans la crise grecque à laquelle nous assistons, c'est finalement que nous soyons confrontés aux effets les plus pervers de la mondialisation. On le voit bien, la Grèce est en train de réaliser qu'elle a perdu les attributs de sa souveraineté. Elle n'est plus maître de son destin et sous les coups de boutoir du FMI et de l'Union Européenne, au cœur d'un incendie attisé par les agences de notation qui soufflent sur les braises, le pays va devoir se plier à la volonté des autorités mondiales pour s'engager dans l'une des plus graves périodes d'austérité.
Ne revenons pas sur les causes et notamment sur le fait que les autorités grecques ont menti pendant des années sur leurs finances publiques. Ne revenons pas non plus sur les aides considérables dont les grecques ont bénéficié de la part de l'Union européenne. C'est un autre débat. Ce que je trouve intéressant, c'est finalement qu'on soit à l'aube de se rendre compte que le monde était peut-être plus calme avant la mondialisation. Et ça, c'est un vrai débat sur l'identité nationale que sont en train de vivre les grecques. Et que nous vivrons peut-être nous aussi dans un avenir proche. En acceptant de mêler son destin aux règles de l'économie mondiale, en s'en remettant aux régulations des marchés et à leurs arbitres implacables et spéculatifs, la question de la gestion des politiques nationales n'a plus du tout le même sens et la même portée. C'est ce que prouve la crise grecque et cela va devenir bien plus fondamental que les débats politiciens nauséabonds sur la place des musulmans dans nos sociétés. Rédigé par Christophe Ginisty le Vendredi 30 Avril 2010
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Petite chronique énervée contre ces leaders qui se moquent de leurs militants




