J'etais hier toute la journée à Londres pour la conférence de presse de l'Icann, l'autorité de régulation de l'Internet mondial qui dévoilait les nouveaux noms de domaines génériques de premier niveau. En langage compréhensible par le commun des mortels, il s'agit de déléguer aux acteurs de l'Internet qui le souhaitent des adresses web qui intègrent un nouveau suffixe après le point.
Toujours pas clair ?
Prenons des exemples alors. Aujourd'hui, l'adresse des sites web se terminent pas ".com", ".fr" ou encore ".org". Avec l'annonce du jour, les sites de demain pourraient se terminer par ".golf", ".bmw", ".luxe" ou ".paris"
Cela va avoir d'innombrables implications en termes de marketing et de communication. Non seulement les organisations propriétaires de ces noms de domaine vont pouvoir organiser leur présence sur Internet différemment mais certaines vont pouvoir créer des bastions génériques pour d'autres souscripteurs.
Par exemple, les propriétaires du nom de domaine ".golf" pourront proposer à tous les exploitants de clubs d'acheter un sous domaine avec le nom de leur ville. Et cela donnera www.stcloud.golf ou encore wwww.biarritz.golf pour ne prendre que deux exemples au hasard. Les choses seront plus claires pour l'annonceur et l'internaute.
De leur côté, les établissements publics pourront simplifier l'expérience online en proposant des adresses du type wwww.creche.paris, www.restaurants.paris ou encore www.maire.paris.
Les possibilités sont carrément infinies.
Cette mise sur le marché de ces nouvelles extensions (1930 dossiers ont été déposés auprès de l'Icann) est un moment historique car il va bouleverser a terme la navigation sur Internet. Les adresses web vont devenir des éléments de langage à part entière et plus uniquement des séries de lettres à taper dans la barre de navigation.
Car en autorisant des noms communs ou des noms de marque après le point, l'ICANN va transformer des adresses en expressions potentielles. Le web pourra devenir parlant.
Hier midi, lors de la conférence de presse, un journaliste britannique à fait remarquer que l'extension ".sucks" avait été déposée et s'est demandé à quoi elle pourrait servir. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec la langue de Shakespeare, "sucks" peut vouloir dire familièrement "fait chier" et on imagine que des ONG pourraient s'en emparer pour mettre en ligne des sites à l'adresse suivante www.MARQUE.sucks.
Alors en quoi tout ceci est historique ? Vous pourriez me dire que ce n'est qu'une question de déplacement de mot avant ou après un point. Not a big deal!
Je pense que c'est historique car cela va ouvrir de nouveaux débouchés pour les acteurs de l'Internet, cela va rapprocher les marques de leurs consommateurs, cela va améliorer considérablement la navigation, sans compter que derrière l'annonce d'hier, il y a également la promesse de gérer des adresses en chinois, japonais, arabe, russe,... dans toutes les langues qui n'ont pas notre alphabet.
Bref, sous l'impulsion de cette libération des noms de domaine, l'expérience Internet va se métamorphoser.
A suivre...
Toujours pas clair ?
Prenons des exemples alors. Aujourd'hui, l'adresse des sites web se terminent pas ".com", ".fr" ou encore ".org". Avec l'annonce du jour, les sites de demain pourraient se terminer par ".golf", ".bmw", ".luxe" ou ".paris"
Cela va avoir d'innombrables implications en termes de marketing et de communication. Non seulement les organisations propriétaires de ces noms de domaine vont pouvoir organiser leur présence sur Internet différemment mais certaines vont pouvoir créer des bastions génériques pour d'autres souscripteurs.
Par exemple, les propriétaires du nom de domaine ".golf" pourront proposer à tous les exploitants de clubs d'acheter un sous domaine avec le nom de leur ville. Et cela donnera www.stcloud.golf ou encore wwww.biarritz.golf pour ne prendre que deux exemples au hasard. Les choses seront plus claires pour l'annonceur et l'internaute.
De leur côté, les établissements publics pourront simplifier l'expérience online en proposant des adresses du type wwww.creche.paris, www.restaurants.paris ou encore www.maire.paris.
Les possibilités sont carrément infinies.
Cette mise sur le marché de ces nouvelles extensions (1930 dossiers ont été déposés auprès de l'Icann) est un moment historique car il va bouleverser a terme la navigation sur Internet. Les adresses web vont devenir des éléments de langage à part entière et plus uniquement des séries de lettres à taper dans la barre de navigation.
Car en autorisant des noms communs ou des noms de marque après le point, l'ICANN va transformer des adresses en expressions potentielles. Le web pourra devenir parlant.
Hier midi, lors de la conférence de presse, un journaliste britannique à fait remarquer que l'extension ".sucks" avait été déposée et s'est demandé à quoi elle pourrait servir. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec la langue de Shakespeare, "sucks" peut vouloir dire familièrement "fait chier" et on imagine que des ONG pourraient s'en emparer pour mettre en ligne des sites à l'adresse suivante www.MARQUE.sucks.
Alors en quoi tout ceci est historique ? Vous pourriez me dire que ce n'est qu'une question de déplacement de mot avant ou après un point. Not a big deal!
Je pense que c'est historique car cela va ouvrir de nouveaux débouchés pour les acteurs de l'Internet, cela va rapprocher les marques de leurs consommateurs, cela va améliorer considérablement la navigation, sans compter que derrière l'annonce d'hier, il y a également la promesse de gérer des adresses en chinois, japonais, arabe, russe,... dans toutes les langues qui n'ont pas notre alphabet.
Bref, sous l'impulsion de cette libération des noms de domaine, l'expérience Internet va se métamorphoser.
A suivre...















Le digital ne doit plus être une matière à part





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