Il voulait nommer les patrons de l'audiovisuel public, confondant honteusement les notions d'actionnaire, de dirigeant et de responsable éditorial, il s'est pris les pieds dans le tapis en 2010 et s'est ridiculisé aux yeux de tous les démocrates attachés à la séparation des pouvoirs et notamment à l'indépendance des médias. Lui, c'est évidemment Nicolas Sarkozy et son attitude sur les médias restera pour moi un des grands symboles de l'année 2010.
On pense tous évidemment au limogeage de l'excellent Stéphane Guillon après des chroniques jugées non compatibles à l'humour Elyséen, limogeage intervenu soit sur ordre du "château", soit par l'exercice d'un zèle excessif des dirigeants de Radio France empressés de plaire à celui qui les avait nommés.
On pense encore à la nomination du nouveau patron de France Télévisions qui fut marqué par un pitoyable défilé de prétendants rampants et implorants à l'Elysée avant que le seigneur des lieux nous informe de sa décision.
On doit penser aussi à la "Reine Christine", nommée de manière autoritaire à la tête de l'audiovisuel extérieur de la France alors qu'elle était compagne du Ministre des affaires étrangères. Reine déchue qui s'accroche en 2010 au pouvoir tel un vieux dictateur africain malgré des faits d'espionnage interne qui ne grandissent ni la fonction ni l'idée que l'on se fait d'une grande dame des médias. Une reine dont le trône ne tient qu'à un marchandage passé entre Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner.
On pense enfin — et la liste n'est évidemment pas exhaustive — aux journalistes qui sont aux ordres de l'Elysée et qui n'ont de cesse de se plier aux exigences de format d'interview pour toujours mieux mettre en valeur le chef de l'exécutif dans l'exercice de son mandat.
Mais il y en a deux qui n'ont pas eu le loisir d'apprécier cette année pitoyable d'un point de vue "média-politique", ce sont Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les deux otages français qui auront passé toute cette année 2010 en Afghanistan, très loin des coulisses d'un pouvoir tellement cynique vis à vis de la presse qu'il aura eu le très mauvais goût de leur reprocher de faire leur métier en prenant des risques pour nous informer.
Demain, je vous parlerai de l'année des embrouilles mais d'ici là, je vous laisse avec Stéphane Guillon et sa dernière chronique du 22 juin 2010 sur l'antenne de France Inter.
On pense tous évidemment au limogeage de l'excellent Stéphane Guillon après des chroniques jugées non compatibles à l'humour Elyséen, limogeage intervenu soit sur ordre du "château", soit par l'exercice d'un zèle excessif des dirigeants de Radio France empressés de plaire à celui qui les avait nommés.
On pense encore à la nomination du nouveau patron de France Télévisions qui fut marqué par un pitoyable défilé de prétendants rampants et implorants à l'Elysée avant que le seigneur des lieux nous informe de sa décision.
On doit penser aussi à la "Reine Christine", nommée de manière autoritaire à la tête de l'audiovisuel extérieur de la France alors qu'elle était compagne du Ministre des affaires étrangères. Reine déchue qui s'accroche en 2010 au pouvoir tel un vieux dictateur africain malgré des faits d'espionnage interne qui ne grandissent ni la fonction ni l'idée que l'on se fait d'une grande dame des médias. Une reine dont le trône ne tient qu'à un marchandage passé entre Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner.
On pense enfin — et la liste n'est évidemment pas exhaustive — aux journalistes qui sont aux ordres de l'Elysée et qui n'ont de cesse de se plier aux exigences de format d'interview pour toujours mieux mettre en valeur le chef de l'exécutif dans l'exercice de son mandat.
Mais il y en a deux qui n'ont pas eu le loisir d'apprécier cette année pitoyable d'un point de vue "média-politique", ce sont Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les deux otages français qui auront passé toute cette année 2010 en Afghanistan, très loin des coulisses d'un pouvoir tellement cynique vis à vis de la presse qu'il aura eu le très mauvais goût de leur reprocher de faire leur métier en prenant des risques pour nous informer.
Demain, je vous parlerai de l'année des embrouilles mais d'ici là, je vous laisse avec Stéphane Guillon et sa dernière chronique du 22 juin 2010 sur l'antenne de France Inter.















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