Depuis vendredi dernier, l'Égypte est soumise à une coupure quasi-généralisée de son réseau Internet. Nous avons été nombreux à réagir à cette atteinte sans précédent à la liberté d'expression (vous trouverez le communiqué de presse de l'association Internet sans Frontières ici ).
Mais en 2011, le fait de couper totalement Internet n'est pas seulement un acte de censure inacceptable. C'est aussi un acte politique particulièrement stupide.
Le président Moubarak est face à la rue et à une opinion qui s'est dressée contre lui. S'il veut avoir une chance de se maintenir au pouvoir, il doit convaincre le peuple qu'il a parfaitement entendu le message de la rue et qu'il est prêt à toutes les concessions. Or, pour se faire entendre aujourd'hui, on a besoin d'un média et Internet en est un.
Ce n'est certes pas le seul — il reste la télévision, la radio et la presse écrite — mais du fait de la main mise du gouvernement sur les médias traditionnels, Internet est le seul média citoyen.
Couper Internet, c'est se priver totalement du relai citoyen dont pourrait bénéficier le pouvoir si d'aventure des égyptiens se laissent convaincre par les promesses de leur vieux président. Couper Internet, c'est se priver du canal par lequel l'information que l'on souhaite adresser va éventuellement trouver un relai parmi les supporters.
Couper Internet, c'est donc totalement absurde car on ne supprime pas un média quand on veut communiquer, on s'en sert.
Mais en 2011, le fait de couper totalement Internet n'est pas seulement un acte de censure inacceptable. C'est aussi un acte politique particulièrement stupide.
Le président Moubarak est face à la rue et à une opinion qui s'est dressée contre lui. S'il veut avoir une chance de se maintenir au pouvoir, il doit convaincre le peuple qu'il a parfaitement entendu le message de la rue et qu'il est prêt à toutes les concessions. Or, pour se faire entendre aujourd'hui, on a besoin d'un média et Internet en est un.
Ce n'est certes pas le seul — il reste la télévision, la radio et la presse écrite — mais du fait de la main mise du gouvernement sur les médias traditionnels, Internet est le seul média citoyen.
Couper Internet, c'est se priver totalement du relai citoyen dont pourrait bénéficier le pouvoir si d'aventure des égyptiens se laissent convaincre par les promesses de leur vieux président. Couper Internet, c'est se priver du canal par lequel l'information que l'on souhaite adresser va éventuellement trouver un relai parmi les supporters.
Couper Internet, c'est donc totalement absurde car on ne supprime pas un média quand on veut communiquer, on s'en sert.















2012 sonnera-t-elle la mort de l'Internet ?





Actualité en débats