Certains internautes sont formidables. Parés d'un anonymat qui témoigne d'un courage à toute épreuve, ils viennent déposer des propos délateurs et, sous prétexte de révéler au monde la vraie nature d'untel ou untel, tentent de jeter le discrédit sur une personne. C'est précisément ce qu'à fait un certain Pierre qui, à la manière des belles heures du régime du Vichy, est venu apporter sa contribution toute personnelle au débat de façon un peu décalée, évoquant sur plusieurs blogs un contentieux me concernant en cours de jugement.
Alors, parce que je n'ai rien à cacher, voici ce que j'ai à dire sur le sujet.
Mes comptes de campagne pour la dernière municipale ont été invalidés en novembre dernier par la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP). Le motif de ce rejet est simple : au début 2008 et le temps que mon compte de campagne soit approvisionné, j'ai laissé deux chèques personnels en garantie à un imprimeur et à une société de boîtage afin qu'ils me permettent, dans un premier cas, de prendre livraison des tracts et, dans un second cas, qu'ils commencent à les distribuer dans les boites aux lettres des habitants d'Issy-les-Moulineaux. Ces deux chèques devaient servir de garantie mais ils ne devaient les encaisser sous aucun prétexte. Hors, ils l'ont fait par erreur et ce sont ces paiements que la CNCCFP a jugés illégaux. Car la loi est limpide : tous les paiements doivent transiter par le compte de campagne, aucun versement ne doit être effectué par les candidats.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi de l'affaire et a retenu les conclusions de la CNCCFP, décidant d'annuler mon élection au Conseil Municipal. J'ai fait appel de cette décision devant le Conseil d'Etat et si je n'en ai jamais parlé publiquement, c'est uniquement parce que j'ai estimé qu'il ne fallait pas perturber la sérénité de la haute autorité administrative.
J'ai eu beau apporter la preuve par des attestations sur l'honneur rédigées par les fournisseurs concernés que mes chèques avaient été encaissés par erreur, je risque malgré tout de perdre mon mandat de conseiller municipal (et de conseiller communautaire Arc de Seine) si le Conseil d'Etat confirme le jugement de première instance.
Je n'ai évidemment aucun commentaire à faire sur ce point. La loi est particulièrement stricte en la matière et il est vrai qu'elle est sans équivoque. Maintenant, j'ai prouvé ma bonne foi et c'est sur ce point que j'espère être entendu par les conseillers d'état.
J'en ai évidemment informé mes collègues au Conseil Municipal, mes colistiers, les militants et les sympathisants d'Issy-les-Moulineaux. Les dirigeants du Mouvement Démocrate, à commencer par le premier d'entre eux, sont également parfaitement au courant des détails de cette affaire. Je continue de siéger à Issy et je pense que la communauté des élus pourra attester que j'y travaille avec régularité et assiduité.
Si des "corbeaux" bien attentionnés n'étaient pas venus porter ici le vent de la calomnie, je n'en aurais parlé qu'à la découverte de la décision finale. Il m'est difficile de comprendre en quoi ceux qui ne sont pas d'accord avec moi peuvent venir se servir de cette histoire pour jeter le discrédit sur mon honorabilité ou mon intégrité. Moi, je n'ai rien à cacher et je me suis toujours exprimé ici ou ailleurs à visage découvert.
Maintenant vous savez. Il ne nous reste plus qu'à attendre ensemble la décision finale.
Alors, parce que je n'ai rien à cacher, voici ce que j'ai à dire sur le sujet.
Mes comptes de campagne pour la dernière municipale ont été invalidés en novembre dernier par la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP). Le motif de ce rejet est simple : au début 2008 et le temps que mon compte de campagne soit approvisionné, j'ai laissé deux chèques personnels en garantie à un imprimeur et à une société de boîtage afin qu'ils me permettent, dans un premier cas, de prendre livraison des tracts et, dans un second cas, qu'ils commencent à les distribuer dans les boites aux lettres des habitants d'Issy-les-Moulineaux. Ces deux chèques devaient servir de garantie mais ils ne devaient les encaisser sous aucun prétexte. Hors, ils l'ont fait par erreur et ce sont ces paiements que la CNCCFP a jugés illégaux. Car la loi est limpide : tous les paiements doivent transiter par le compte de campagne, aucun versement ne doit être effectué par les candidats.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi de l'affaire et a retenu les conclusions de la CNCCFP, décidant d'annuler mon élection au Conseil Municipal. J'ai fait appel de cette décision devant le Conseil d'Etat et si je n'en ai jamais parlé publiquement, c'est uniquement parce que j'ai estimé qu'il ne fallait pas perturber la sérénité de la haute autorité administrative.
J'ai eu beau apporter la preuve par des attestations sur l'honneur rédigées par les fournisseurs concernés que mes chèques avaient été encaissés par erreur, je risque malgré tout de perdre mon mandat de conseiller municipal (et de conseiller communautaire Arc de Seine) si le Conseil d'Etat confirme le jugement de première instance.
Je n'ai évidemment aucun commentaire à faire sur ce point. La loi est particulièrement stricte en la matière et il est vrai qu'elle est sans équivoque. Maintenant, j'ai prouvé ma bonne foi et c'est sur ce point que j'espère être entendu par les conseillers d'état.
J'en ai évidemment informé mes collègues au Conseil Municipal, mes colistiers, les militants et les sympathisants d'Issy-les-Moulineaux. Les dirigeants du Mouvement Démocrate, à commencer par le premier d'entre eux, sont également parfaitement au courant des détails de cette affaire. Je continue de siéger à Issy et je pense que la communauté des élus pourra attester que j'y travaille avec régularité et assiduité.
Si des "corbeaux" bien attentionnés n'étaient pas venus porter ici le vent de la calomnie, je n'en aurais parlé qu'à la découverte de la décision finale. Il m'est difficile de comprendre en quoi ceux qui ne sont pas d'accord avec moi peuvent venir se servir de cette histoire pour jeter le discrédit sur mon honorabilité ou mon intégrité. Moi, je n'ai rien à cacher et je me suis toujours exprimé ici ou ailleurs à visage découvert.
Maintenant vous savez. Il ne nous reste plus qu'à attendre ensemble la décision finale.














Auto-censure : Tout ce que j'écris sera-t-il retenu contre moi ?





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