Ce sont des données passionnantes que le Pew Research Center a mises en ligne récemment sur son site Internet et qui permettent d'avoir une vision complète de la manière avec laquelle les américains utilisent et consomment les médias, et ce depuis 1991, soit un peu plus de 20 ans.
Sans surprise, la télévision reste le média de référence mais continue de décliner. Le digital quant à lui progresse et dépassé désormais les médias papiers et la radion comme sources d'information. Ainsi, lorsque les chercheurs ont demandé tout au long ces années où les personnes interrogées étaient allées rechercher de l'information la veille, les résultats font apparaître le graphique suivant.
Sans surprise, la télévision reste le média de référence mais continue de décliner. Le digital quant à lui progresse et dépassé désormais les médias papiers et la radion comme sources d'information. Ainsi, lorsque les chercheurs ont demandé tout au long ces années où les personnes interrogées étaient allées rechercher de l'information la veille, les résultats font apparaître le graphique suivant.
Pour la première fois depuis que l'étude existe, le digital devient la deuxième source d'information des personnes interrogées devant la radio et la presse écrite qui continue de s'effrondrer.
Un autre point intéressant de l'étude est la répartition de ceux qui ont regardé un journal télévisé par tranche d'âge. On y découvre que les jeunes (18 - 29 ans) sont ceux qui se servent le moins du média télévisuel pour être informé. Ainsi, de 2006 à 2012, ils ne sont plus qu'un tiers (34%) à affirmer avoir regardé un journal télévisé contre la moitié (49%) en 2006.
Les seules tranches d'âge ayant progressé dans la consommation d'information par la télévision sont les américains agés de 63 et plus, comme le montre le tableau ci-dessous.
Un autre point intéressant de l'étude est la répartition de ceux qui ont regardé un journal télévisé par tranche d'âge. On y découvre que les jeunes (18 - 29 ans) sont ceux qui se servent le moins du média télévisuel pour être informé. Ainsi, de 2006 à 2012, ils ne sont plus qu'un tiers (34%) à affirmer avoir regardé un journal télévisé contre la moitié (49%) en 2006.
Les seules tranches d'âge ayant progressé dans la consommation d'information par la télévision sont les américains agés de 63 et plus, comme le montre le tableau ci-dessous.
Le grand perdant de cette étude est assurément le "print" dans toutes ses déclinaisons, c'est-à-dire le média imprimé, qu'il s'agisse d'un quotidien ou d'un magazine, ou même d'un livre.
En 10 ans, la part des américains ayant lu la veille un quotidien a baissé de 18% et celle des personnes interrogées ayant lu un livre sur imprimé de 4%.
En 10 ans, la part des américains ayant lu la veille un quotidien a baissé de 18% et celle des personnes interrogées ayant lu un livre sur imprimé de 4%.
Une autre information que je trouve particulièrement intéressante dans cette étude est la mise en parallèle des utilisateurs dans leur information, suivant qu'ils utilisent ou non les réseaux sociaux.
Ainsi, quand on demande aux gens s'ils ont vu des informations en ligne récemment, ceux qui utilisent les médias sociaux (colonnes de droite) sont plus nombreux à avoir été informés, ce qui met en évidence le rôle très important des réseaux sociaux dans l'information du public, toutes tranches d'âge confondues.
Ainsi, quand on demande aux gens s'ils ont vu des informations en ligne récemment, ceux qui utilisent les médias sociaux (colonnes de droite) sont plus nombreux à avoir été informés, ce qui met en évidence le rôle très important des réseaux sociaux dans l'information du public, toutes tranches d'âge confondues.
Enfin, les données que je trouve intéressantes à relever sont celles relatives à la complémentarité des médias, sujet crucial dans no métiers.
Comme le montre le tableau ci-dessous, très peu de gens ne font confiance qu'à un seul type de média, qu'il soit traditionnel ou digital. La plus grande majorité des personnes se déclarant informées avouent avoir eu recours aux deux familles de média.
Comme le montre le tableau ci-dessous, très peu de gens ne font confiance qu'à un seul type de média, qu'il soit traditionnel ou digital. La plus grande majorité des personnes se déclarant informées avouent avoir eu recours aux deux familles de média.
Et c'est une pierre de plus dans le jardin de ceux qui, comme moi, conseillent aux organisations communicantes de mener des campagnes simultanément sur les deux fronts afin de toucher efficacement l'opinion publique. Car cette dernière ne se contente plus d'avoir lu un article dans son quotidien préféré pour s'estimer correctement informé.




















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