Il y a quelques jours, un internaute laissait le commentaire suivant sur mon blog :
Souvent des amis me disent que mon blog est un peu trop systématiquement "anti-Sarkozy" et me demandent plus de modération, voire plus de subjectivité vis à vis du chef de l'état. Dernièrement une amie m'écrivait : "peut-être devrais-tu faire un note qui mette uniquement l'accent sur son action positive pour augmenter ta crédibilité et gagner auprès de ceux de tes lecteurs qui aiment Sarko."
En dehors du fait que je ne raisonne jamais en terme de "marketing" ou de positionnement éditorial pour mon blog qui est avant tout un espace d'expression spontané, je trouve le débat intéressant dans la mesure où il soulève des questions de fond.
La première d'entre elle est : doit-on dire du bien pour mieux rendre la critique négative constructive ? On a envie de répondre Oui à cette question tant il est vrai que la mesure oblige à ne pas camper dans une posture négative par principe. On a envie de répondre Oui car n'importe quel observateur vous dirait avec le bon sens populaire "tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir" dans ce que fait le gouvernement. Certes.
Mais alors la nouvelle interrogation que fait naître la précédente est de finalement de savoir si c'est la fonction d'un blog personnel que de pratiquer cette mesure ? Si on peut attendre de la presse et des journalistes qu'ils aient une certaine forme d'objectivité ou de hauteur par rapport à l'information qu'ils proposent, doit-on l'attendre de la même façon chez un blogueur ? Personnellement, ce qui m'a toujours intéressé dans la lecture un blog, c'est précisément la partialité, la subjectivité du blogueur, sa singularité. Je ne lis jamais les blogs dont les auteurs se prennent pour des journalistes. Je préfère lire les sites de presse qui font ça beaucoup mieux qu'eux.
C'est vrai que mon blog est super critique vis à vis du pouvoir en place et notamment à l'encontre de celui qui le conduit, Nicolas Sarkozy. C'est vrai que je ne fais pas de note sur des points positifs de son action mais ils sont tellement rares que j'ai du mal à les distinguer. Je fais tout cela sans calcul, spontanément, au fil d'innombrables faits et gestes qui me foutent en colère. Je n'ai pas le projet de dézinguer systématiquement le gouvernement. Je n'ai pas de mission. En mon âme et conscience, je trouve que nous avons le pire régime depuis des lustres et j'estime qu'il est de mon devoir de l'exprimer pour mieux le dénoncer.
Non, je crois que la vraie question est de savoir si je peux parler d'autre chose que de ce président. Je vais essayer de le faire. Car ne me demandez pas de dire du bien d'un homme qui, selon moi, conduit notre pays vers le chaos. C'est au dessus de mes forces.
Vous avez un vrai problème avec Sarkozy, vous ne pouvez pas citer son nom une seule fois sans ajouter un commentaire. Cela en devient pénible, rien ne trouve grace à vos yeux. [...] Ce parti pris enlève toute credibilité à vos analyses pourtant parfois pertinentes
Souvent des amis me disent que mon blog est un peu trop systématiquement "anti-Sarkozy" et me demandent plus de modération, voire plus de subjectivité vis à vis du chef de l'état. Dernièrement une amie m'écrivait : "peut-être devrais-tu faire un note qui mette uniquement l'accent sur son action positive pour augmenter ta crédibilité et gagner auprès de ceux de tes lecteurs qui aiment Sarko."
En dehors du fait que je ne raisonne jamais en terme de "marketing" ou de positionnement éditorial pour mon blog qui est avant tout un espace d'expression spontané, je trouve le débat intéressant dans la mesure où il soulève des questions de fond.
La première d'entre elle est : doit-on dire du bien pour mieux rendre la critique négative constructive ? On a envie de répondre Oui à cette question tant il est vrai que la mesure oblige à ne pas camper dans une posture négative par principe. On a envie de répondre Oui car n'importe quel observateur vous dirait avec le bon sens populaire "tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir" dans ce que fait le gouvernement. Certes.
Mais alors la nouvelle interrogation que fait naître la précédente est de finalement de savoir si c'est la fonction d'un blog personnel que de pratiquer cette mesure ? Si on peut attendre de la presse et des journalistes qu'ils aient une certaine forme d'objectivité ou de hauteur par rapport à l'information qu'ils proposent, doit-on l'attendre de la même façon chez un blogueur ? Personnellement, ce qui m'a toujours intéressé dans la lecture un blog, c'est précisément la partialité, la subjectivité du blogueur, sa singularité. Je ne lis jamais les blogs dont les auteurs se prennent pour des journalistes. Je préfère lire les sites de presse qui font ça beaucoup mieux qu'eux.
C'est vrai que mon blog est super critique vis à vis du pouvoir en place et notamment à l'encontre de celui qui le conduit, Nicolas Sarkozy. C'est vrai que je ne fais pas de note sur des points positifs de son action mais ils sont tellement rares que j'ai du mal à les distinguer. Je fais tout cela sans calcul, spontanément, au fil d'innombrables faits et gestes qui me foutent en colère. Je n'ai pas le projet de dézinguer systématiquement le gouvernement. Je n'ai pas de mission. En mon âme et conscience, je trouve que nous avons le pire régime depuis des lustres et j'estime qu'il est de mon devoir de l'exprimer pour mieux le dénoncer.
Non, je crois que la vraie question est de savoir si je peux parler d'autre chose que de ce président. Je vais essayer de le faire. Car ne me demandez pas de dire du bien d'un homme qui, selon moi, conduit notre pays vers le chaos. C'est au dessus de mes forces.















Auto-censure : Tout ce que j'écris sera-t-il retenu contre moi ?





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