Christophe Ginisty

Finalement, c'est quoi faire de la politique autrement ?


Rédigé le Dimanche 13 Septembre 2009



Finalement, c'est quoi faire de la politique autrement ?
Ma dernière note a suscité pas mal de commentaires et d'interrogations. J'ai lu tous les commentaires et j'ai l'impression qu'il est utile de revenir aux fondamentaux et se poser la question de base : ça veut dire quoi de faire de la politique autrement (et y travailler) ? Je vous propose d'y réfléchir ensemble sur la base de quelques réflexions.

Tout d'abord, faire de la "politique autrement", c'est faire de la politique. Toutes celles et ceux qui abordent ce sujet en voulant "casser du politique" à tout prix se trompent. Dans cette expression, il y a l'affirmation que la politique a du sens, qu'elle est au centre de la démarche et que nul n'imagine ne plus en faire. Les hommes et les femmes politiques qui sont au pouvoir ne sont pas la cause des perversions que nous pouvons critiquer, ils en sont juste les profiteurs.

Ensuite, dans le projet de faire de la "politique autrement", il y a l'affirmation implicite que la politique telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui a besoin d'être réformée. Faire autrement quelque chose, c'est se poser la question de la méthode et mettre cette question au coeur du travail. Il est donc important de faire un travail d'analyse et de caractérisation de la société politique dans laquelle on vit et des méthodes qui lui servent de repères.

Enfin, je crois qu'il est important de ne pas profiter de cette idée pour transformer nos discussions en causeries de café du commerce. Même si j'ai une authentique affection pour les vérités et le bon sens qui émanent de tous les cafés du commerce du monde, je ne voudrais pas que nous enfoncions des portes ouvertes en énumérant une série crédule de "y'a qu'à / faut qu'on" qui ne servent à rien, sinon à nous convaincre qu'il y a des méchants partout.

Je vous donne un exemple : personnellement, je suis contre le cumul des mandats et je suis partisan de la limitation du nombre de mandats successifs. Mais il ne suffit pas de dire cela pour avoir réglé le problème. Il y a des considérations tout à fait complexes qui sont soulevées par ces souhaits et il serait stupide de s'abriter derrière ces déclarations incantatoires pour seul projet de réforme.

Pour moi, il n'y a qu'une seule certitude : il faut inventer autre chose. Quoi ? Je n'en sais rien. Mais je crois qu'il y a urgence.

Et a tous ceux qui ont écrit qu'ils y avaient déjà travaillé mais que cela n'avait rien donné, je propose une nouvelle chance, ensemble. Ce n'est pas parce que vous n'avez pas trouvé la solution qu'elle n'existe pas et que vous ne pouvez pas vous remettre en chemin.

Tout dernier point, pour répondre à ceux qui m'ont interrogé pour savoir ce que je cherchais et quel était mon but, je veux dire qu'il est très clair : je veux m'engager politiquement pour contribuer à changer la société dans laquelle je vis et le monde dans lequel vivront mes enfants. Pour y parvenir, je crois qu'il faut réinventer la politique car notre classe politique est malade.

               Partager Partager
Notez


Lu 93941 fois

Commentaires articles

1.Posté par FrédéricLN le 13/09/2009 21:59
Bravo et merci pour cet article très clair. En même temps, il ne dit pas "en quoi" la politique actuelle est malade et "dans quelle direction" la changer.

Parce que ça va sans dire ? Dans ce cas, à mon avis, ça ira mieux en le disant.

Parce qu'on peut avoir mille critiques différentes sur cette politique, et mille visions différentes du futur ? Dans ce cas, on est effectivement dans le club de réflexion, la mise à plat, le brainstorming, plus que dans l'action politique.

Je crois cette réflexion et ce brainstorming très importants, vitaux. C'était la vocation de Cap21 et ça l'est peut-être toujours, c'est celle du CREA de Jean-François Kahn, c'était celle du wikijournal DemosWeb et moult autres initiatives, c'est celle de beaucoup de blogs de contenu et des discussions qui s'y déroulent, et des initiatives de cette famille, il en faut beaucoup d'autres, et qu'elles communiquent. Bon courage !

2.Posté par Thierry P. le 13/09/2009 22:56 (depuis mobile)
Ta note est intéressante Christophe.
La première interrogation qui me vient à l'esprit est toute simple.
D'accord pour réfléchir sur le sens de "autrement" mais dans quel cadre ?
Frédéric LN, à juste titre, rappelle toutes les initiatives qui ont germé autour du Mouvement Démocrate.
Dans quel cadre, inscris-tu cette réflexion ?
Si c'est une réflexion infra-modémique, tu devrais le préciser.
Auquel cas, je vous laisse réfléchir ensemble :-)
Mais comme le dit aussi avec partinence Fréféric LN (bis), il convient de voir en quoi la politique serait "malade".

D'un point de vue général, je serai réservé sur la limitation des mandats. Un exemple va illustrer ce qui va se produire. "SI" Monsieur Sarkozy est réélu en 2012, la question qui va immédiatement agiter le microcosme sera de savoir qui sera sur les rangs pour l'échéance suivante.
Je pars du postulat que les électeurs sont assez grands pour déterminer s'ils souhaitent ou non reconduire un élu.
Après c'est au sein des partis que cela se joue au moment des investitures. Si on continue à considérer les partis comme des écuries au service d'ambitions personnelles, il est illusoire de vouloir changer la manière de s'engager au service de l'intérèt général. Ces ambitions n'ont en fait besoin que de supporters et de groupies.

Sur le cumul par contre, il faudra avoir le courage d'avancer. Les statuts des partis devraient l'interdire ou à défaut l'encadrer sérieusement.
Quelle hypocrisie de réclamer de la loi l'instauration de la proportionnelle si dans le même temps les partis politiques font preuve de complaisance avec les cumulards.

3.Posté par Fotini le 13/09/2009 23:02
@Christophe

D'accord avec ta conclusion.

C'est en restant et en s'engageant sur le terrain que l'on peut parvenir à du concret.
Le problème c'est quand on se décourage et qu'on jette l'éponge, laissant la place à ceux qui ont intérêt à perpétuer ces moeurs et ce système dévoyé.

Le problème est que cela demande beaucoup de temps et d'énergie et qu'il faut savoir encaisser les coups sans pour autant se dire que finalement l'autre méthode est plus facile (courbettes, coups bas, goût pour l'intrigue, service au plus offrant...). or ce temps est précieux et je comprends que des gens préfèrent le consacrer à leur famille ou à une association.
Le problème est que tout est politique et que tôt ou tard, notre inaction nous retombe sur la tête.

Il y a plein de gens en politique qui font du bon boulot à leur niveau, même modeste, et qui ne le crient pas haut et fort, et c'est ces gens là qu'il faut soutenir, afin qu'ils ne jettent pas eux non plus l'éponge.

4.Posté par Dom le 14/09/2009 08:55
Utile mise au point. Encore que... les précédents billets étaient clairs. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les commentaires vont certainement virer à nouveau au forum, et, à partir du n-ième, déraper en café du commerce : c'est la loi du genre.

Sur le constat, je suis une fois de plus d'accord. Pour le reste : à suivre. Il faudrait comme vous le proposez entrer dans le vif des sujets, réfléchir, échanger, oublier les vérités toutes faites, observer nos voisins, créer des ponts, se donner du temps... Tout ce que ne font pas les gens préoccupés de la seule échéance de 2012.

5.Posté par christophehumbert le 14/09/2009 09:31
Faire de la politique c’est d’abord aimer profondément les gens.
C’est penser au autres avant de penser à soi, et ne pas faire plaisir à une corporation particulière pour des visées électorales
C’est préserver son patrimoine pour remettre entre les mains de nos enfants un monde vivable et propre.
C’est replacer l’homme au centre, et n’ont pas l’argent comme valeur ultime.
J’aime croire qu’il existe dans nos dirigeants des hommes ou des femmes de cette veine.
J’ai la conviction qu’un de ces jours un tel homme ou une telle femme sera élu à la plus haute fonction française.
C’est pour ces quelques premières raisons que je me suis investi dans la « chose politique », pour ces convictions profondes que j’ai en moi.

Très bonne idée que l’association. Mais si à la réflexion s’ajoute une action concrète auprès de tous.
Dans notre communauté d’agglomération, le val-de-bièvre nous allons inaugurer une telle association et essayer de maintenir ces objectifs.
Mais si tu veux porter une telle opération je veux bien participer à l’aventure.


@Message personnel à Danièle, je te réponds à ton mail au plus vite… Merci de ta patience…Excuse moi pour ce retard…

6.Posté par Danièle Douet le 14/09/2009 10:53
Un texte qui précise "un peu" mais laisse beaucoup de points en suspens et prend déjà une certaine orientation...

Comme FrédéricLN, je pense qu'il
"ne dit pas "en quoi" la politique actuelle est malade et "dans quelle direction" la changer."

et que ce que tu proposes se place davantage dans le
"club de réflexion, mise à plat, brainstorming, plus que dans l'action politique."


Christophe, tu écris quelque chose de très fort:
"Les hommes et les femmes politiques qui sont au pouvoir ne sont pas la cause des perversions que nous pouvons critiquer, ils en sont juste les profiteurs."


Mais tu oublies que depuis environ un siècle, ces "hommes politiques" ont fait les lois qui ont produit ce système!!!

Ils en sont donc absolument la cause et ne permettront pas la réforme d'un système dont ils "profitent" (je te cite).

C'est là que ton raisonnement prend déjà une direction claire et sans équivoque, mais que je ne partage pas.

Dans un sens tu fais allusion à mes coups répétés contre cette confiscation pure et simple de la représentation citoyenne au profit d'une minorité qui verrouille lorsque tu écris:

"je suis contre le cumul des mandats et je suis partisan de la limitation du nombre de mandats successifs. Mais il ne suffit pas de dire cela pour avoir réglé le problème. Il y a des considérations tout à fait complexes qui sont soulevées par ces souhaits et il serait stupide de s'abriter derrière ces déclarations incantatoires pour seul projet de réforme."


Penses-tu sérieusement que ceux qui demandent le non-cumul des mandats en France ne voient pas tout ce que cette demande implique pour réformer le système ?

Comme ce que certains appellent le "statut de l'élu" ou les questions de maintien de l'emploi dans l'entreprise où travaillait l'élu avant son élection, les problèmes de calcul de retraite, etc...

Tout ceci existe dans les pays où il n'y a PAS de cumul des mandats, preuve que cela est possible. Il suffirait de regarder juste un tout petit peu derrière les frontières ce qui existe déjà avant de réinventer la roue...

Depuis des décennies, le cumul des mandats ronge la démocratie ou du moins ce qui en reste en France. Avec 85% de cumul:// http://www.lemonde.fr/societe/infographie/2007/02/21/le-cumul-des-mandats-en-france_870233_3224.html , la France fait effet d'OVNI dans l'ensemble démocratique européem.

Si tu parlais à des citoyens européens, tu les verrais héberlués d'apprendre qu'un député ou un sénateur peut être maire ou président de communauté d'agglomérations ou président ou vice-président de conseil général ou de conseil régional ou qu'un ministre pourrait être président de région. Héberlués, ils demandent comment cela peut être possible ! En France, on a réussi à faire accepter cette main-mise sur la représenation citoyenne depuis l'Ecole et j'affirme que RIEN ne changera si les citoyens ne s'organisent pas pour en demander la fin - tout en proposant des solutions qui existent déjà mais dont ceux qui ont été élus ne veulent pas car ils sont entrés en politique comme dans une carrière et entendent bien en retirer les "bienfaits" non pas pour les gens qu'ils ne considèrent que comme des "électeurs" et non des "citoyens".

Non, Christophe, la phrase que tu écris. "Les hommes et les femmes politiques qui sont au pouvoir ne sont pas la cause des perversions que nous pouvons critiquer, ils en sont juste les profiteurs." devrait t'alerter, car tu sais bien qu'un "profiteur" ne renonce jamais à ce dont il profite bénévolement. Comme ce sont ces "profiteurs" qui votent les lois, il n'y a aucun espoir à avoir de ce côté. Et la dérive de la France par rapport à tous ses partenaires européens est flagrante

Tous les citoyens à l'esprit quelque peu clair le constatent. Le dernier article du Monde "Sacré cumul" se termine par la conclusion en forme de voeu pieux:

Chacun le sait pourtant : le problème est tout sauf mineur. Le cumul des mandats bloque le renouvellement fluide des élus et des élites - aussi bien en termes de générations que de parité ou de diversité. Il renforce, voire justifie, un absentéisme parlementaire déplorable. Il nourrit enfin, inévitablement, le discrédit dont souffrent les responsables politiques dans l'opinion. Une stricte limitation du cumul des mandats serait donc salutaire. A l'évidence. Reste à en avoir le courage, effectivement.

Tu ecris
"Faire autrement quelque chose, c'est se poser la question de la méthode et mettre cette question au coeur du travail. Il est donc important de faire un travail d'analyse et de caractérisation de la société politique"


Mais l'analyse est faite depuis longtemps sur de nombreux points. Il suffirait de regarder ce qui fâche et de le résoudre avec détermination. Mais là, les "profiteurs" dont tu parles se mettent en travers de toute velléité de "politique autrement".

Enfin, tu invites à te suivre dans ta démarche de "brain storming" franco-français puisque tu ne veux pas voir ce qui est une évidence au niveau européen sur la simple question du cumul des mandats:
"Ce n'est pas parce que vous n'avez pas trouvé la solution qu'elle n'existe pas et que vous ne pouvez pas vous remettre en chemin."


Certes, les solutions existent, pas besoin de réinventer la roue. Ce qu'il faut, ce n'est plus une réflexion pour trouver une solution, mais une volonté forte - qui ne peut venir que de la société hors des politiques dont tu écris qu'ils sont des "profiteurs" - pour imposer ces solutions éprouvées.

En cela Thierry P. a tout à fait raison:
"Si on continue à considérer les partis comme des écuries au service d'ambitions personnelles, il est illusoire de vouloir changer la manière de s'engager au service de l'intérèt général. Ces ambitions n'ont en fait besoin que de supporters et de groupies.

Sur le cumul par contre, il faudra avoir le courage d'avancer. Les statuts des partis devraient l'interdire ou à défaut l'encadrer sérieusement.
Quelle hypocrisie de réclamer de la loi l'instauration de la proportionnelle si dans le même temps les partis politiques font preuve de complaisance avec les cumulards.
"

Rien à ajouter, car tout le reste des réformes à envisager prend sa racine ici, dans ce mal français.

Rien ne changera sans la profonde modification de cette anomalie démocratique. Car toutes les lois qui sont faites par cette représentation injuste de "profiteurs" ne va pas dans l'intérêt de l'ensemble des citoyens, mais de ceux qui en "profitent" comme tu l'écris si bien.

Refuser de le voir ne présage pas d'une grande avancée au niveau des "idées". Tu peux inciter à formuler les plus belles idées, si elles ne sont pas transformées en lois, elles ne servent qu'à remplir les tiroirs ou les poubelles comme tous les "rapports" depuis plus d'un siècle.

Là, je ne te suis plus tout à fait. Je pense qu'il faut des actions plus claires...


7.Posté par europium le 14/09/2009 10:55
Afin de faire de la politique autrement, il faut a mon avis changer les institutions, les modes scrutin, le financement de la vie politique.

Bon nombres de partis pourraient travailler ensemble mais les règles du jeu imposent certains comportements ou la stratégie est plus importante que le développement d'idées. Pourquoi parle-t-on autant d'alliances? Parce ce qu'il est nécessaire de se positionner en fonction du second Tour d'une élection....


8.Posté par mry le 14/09/2009 12:34
Tu penses quoi de cela : http://www.lepost.fr/sondage/2009/09/13/1694809_qui-a-dit-aujourd-hui-il-n-y-a-pas-d-alternative-credible-a-nicolas-sarkozy_1_0_1.html ?

9.Posté par Dom le 14/09/2009 13:08
@ Danièle Douet

Vous avez raison, il faut observer ce qui se passe chez nos voisins, et parfois s'en inspirer. Mais nous ne pouvons pas occulter le fait que nous sommes en France, avec notre histoire, notre culture, notre constitution, notre classe politique, notre calendrier électoral, notre découpage du territoire... Il ne suffit pas de dégotter un bon exemple à l'étranger pour pouvoir le dupliquer. Voilà pourquoi les "déclarations incantatoires" ne nous font pas avancer. Le cumul des mandats, dont nous sommes nombreux à penser qu'il est un gros problème, ne peut être limité ou supprimé d'un simple claquement de doigt. L'édito du Monde vers lequel vous nous renvoyez à juste titre ne dit pas autre chose.

10.Posté par Danièle Douet le 14/09/2009 13:39
@ Dom:
Votre "argumentation" est comme la réponse "Nous sommes des latins" ... alors que c'est une inepties. La France est une mosaïque constitutée par un socle d'habitants et des invasions diverses. Les "latins" ? C'étaient les derniers envahisseurs. C'est du n'importe quoi.

Une fuite pour ne pas regarder les choses en face.

11.Posté par Danièle Douet le 14/09/2009 13:39
oups: une ineptie :-)))

La France des latins... Allez voir au Nord de la Loire, vous en trouverez très, très peu...

12.Posté par europium le 14/09/2009 13:47
Je pense comme Dom... nos voisins n'ont pas la même culture et pas les mêmes pratiques politiques que nous. on peut regarder ce qu'ils font mais après l'adapter en fonction de notre système très verrouillé ce n'est pas évident!

13.Posté par Dom le 14/09/2009 14:01
@ Danièle Douet

C'est à moi que vous répondez sur les "latins" ? Vous devez faire erreur, je ne vous ai jamais parlé de cela...

14.Posté par R.B le 14/09/2009 14:02
Faire de la politique autrement c’est ce que tente de faire Jean Pierre Bozzone pour les régionales non ?

15.Posté par Danièle Douet le 14/09/2009 14:38
@ Dom:

"Nous sommes des latins"
c'est l'argument qui tue.

Il est exactement du même acabit que celui que vous utililsez:

"Mais nous ne pouvons pas occulter le fait que nous sommes en France, avec notre histoire, notre culture, notre constitution, notre classe politique, notre calendrier électoral, notre découpage du territoire... Il ne suffit pas de dégotter un bon exemple à l'étranger pour pouvoir le dupliquer. Voilà pourquoi les "déclarations incantatoires" ne nous font pas avancer. Le cumul des mandats, dont nous sommes nombreux à penser qu'il est un gros problème, ne peut être limité ou supprimé d'un simple claquement de doigt."


Etes-vous encore honnête lorsque vous écrivez de telles phrases ???

QUI a parlé de "claquement de doigts"?

QUI a parlé de "déclarations incantatoires"?

Ce que vous faites là est un très, très mauvais procès d'intention.

Sincèrement, les solutions existent, ils suffirait de les ADAPTER à notre système en fixant un calendrier pour leur application.

En avez-vous seulement fait le tour ? Avez-vous étudié de près le système en Finlande, Suède, Norvège, au Danemark ou en Allemagne pour affirmer de haut que tout ceci n'est surtout pas applicable en France? Qu'en avez-vous étudié exactement ?

Comment expliquez-vous qu'en France, le cumul des mandats soit de 85% alors qu'il n'est que de 10% en Allemagne par exemple ? Avez-vous une explication PLAUSIBLE pour cette énorme différence ?
Il faudrait arrêter de se garariser de "notre culture" alors que c'est uniquement une préservation de ce qui existe, un terrible conservatisme quasi-monarchique...

J'aimerais bien que vous me répondiez point par point et que vous listiez exactement ce qui n'est PAS applicable à notre pays des quelques pays que j'ai cités et surtout POURQUOI...

Tout le reste n'est qu'enfumage des cerveaux, gargarisation démagogique.

16.Posté par Dom le 14/09/2009 14:51
@ Danièle Douet

"Nous sommes des latins" est une citation de vous, pas de moi. Non seulement je n'ai pas réduit la France à sa part d'identité latine, mais je n'ai jamais utilisé le mot "latin". Je serais d'autant moins tentée de le faire que mes propres origines sont très éloignées de là... Vous vous égarez....

17.Posté par europium le 14/09/2009 14:55
"Comment expliquez-vous qu'en France, le cumul des mandats soit de 85% alors qu'il n'est que de 10% en Allemagne par exemple ? Avez-vous une explication PLAUSIBLE pour cette énorme différence ?
Il faudrait arrêter de se garariser de "notre culture" alors que c'est uniquement une préservation de ce qui existe, un terrible conservatisme quasi-monarchique..."

C'est simple, le carriérisme, le bonapartisme, l'élitisme, le contrôle du pouvoir, le jacobinisme expliquent cela.... l'échec de la 4 ème république aussi!

18.Posté par Gaby le 14/09/2009 15:17
Si le cumul des mandats fait partie des " serpent de mer" de la vie politique, et que les commentaires plus ou moins intéressés sur l'opportunité de cette pratique et sur les moyens de la limiter ressurgisse dans chaque tract politique des principales formations sans jamais ne voir l'esquisse d'une proposition de loi courageuse et indispensable pour le devenir de la France.

Pourquoi en France les Elus cumul? :
il est intéressant de voir dans quelle mesure ce phénomène est propre à la France en analysant et en comparant rapidement les situations dans les autres démocraties de l'Europe de l'Ouest principalement.

Pour plusieurs d'entre elle La jeunesse de leur démocratie explique pourquoi les autres démocraties ne connaissent pas ou peu ce phénomène: les démocraties allemande, espagnole et italienne sont récentes, elles sont sorties il y a peu d'une période d'autoritarisme. Elles ont donc pu prévenir le cumul des mandats en l'interdisant et en ne laissant pas s'établir, comme en France, une véritable « tradition ». Dans ces trois États, il y a des textes qui sont venus interdire le cumul des mandats.

Le cas de la Grande-Bretagne est criant en comparaison avec celui de la France. En effet, cette démocratie est plus ancienne que les précédentes et pourtant elle ne connaît pas ce phénomène, alors que c'est un État centralisé (aujourd'hui plus centralisé que la France même). Ceci est dû, à l'inverse du cas français, au poids des partis britanniques. Il y a un bipartisme qui fait que les électeurs votent non pas pour une personne, mais pour un parti. Dès lors, les élus britanniques n'ont pas besoin d'avoir une attache locale particulière et les parties eux-mêmes peuvent empêcher les cumuls quand ils présentent des candidats.
Dans ces États, il n'existe pas une « culture » du cumul des mandats comme en France.

Un phénomène sociopolitique qui s'explique.

Le cumul est né de concert avec l'évolution du régime politique de la France. Pour beaucoup il prend racine dans la troisième république, et est la composante de différents facteurs.

Le facteur de la gratuité des fonctions électives de La loi du 10 août 1870 prévoyait que: « les membres des commissions départementales ne reçoivent pas d'indemnité » et la loi du 5 avril 1884 disposait que les fonctions de maire, d'adjoint et de conseiller municipal étaient gratuites. En conséquence, les fonctions électives ne pouvaient être assumées que par des notables qui ne vivaient pas du revenu de leur travail.

Il faut également prendre en compte la faiblesse des partis. qui est un facteur important. Ce point nous en parlons pourtant depuis 1955 et aucuns partis au-delà de la posture n'a jamais chercher à rompre avec cela. En effet à l'origine et cela persiste aujourd'hui, il y a eu une grande méfiance de la part des électeurs vis-à-vis des partis, car ils étaient considérés comme susceptibles de déformer la volonté exprimée par la Nation. Les électeurs ne voulaient donc pas d'intermédiaire entre les élus et eux-mêmes. Ceci a donc conduit à privilégier le lien direct entre les deux.
Les partis politiques faiblement enracinés dans la société se sont superposés aux réseaux de notables, renforçant le processus d'accumulation des mandats.
Limiter la circulation des mandats et en assurer leur monopolisation par le cumul permet aux partis de mieux contrôler un nombre plus restreint d'élus tout en s'assurant de fiefs électoraux.

Par ailleurs, les partis recrutent trop peu d'adhérents et la participation des individus n'est pas vraiment encouragée, d'autant plus que la désignation des candidats reste souvent anarchique.

Cette faiblesse congénitale des partis politiques ne fera qu'accentuer cette caractéristique du système politique.
Un autre facteur historique de développement du cumul des mandats est démocratique. Ainsi, pour certains si ce phénomène existe, c'est que les électeurs le veulent bien.
S'ils ne voulaient pas élire un « cumulant » ils voteraient pour la personne qui n' a encore aucun mandat. Et il y a, également, une raison sociologique : les électeurs ne voient de mandat électif local efficace que dans celui qui peut être défendu correctement à tous les niveaux: départemental, régional ou national. Un vrai serpent de mer !

La démocratie doit impliquer le partage du pouvoir comme garantie de la liberté. Or, la compatibilité des mandats semble engendrer une oligarchie des cumulant. Le cumul des mandats apparaît alors comme un obstacle à la séparation verticale des pouvoirs.

Le premier constat qu'il convient de faire concerne l'absentéisme dans les Assemblées parlementaires, mais l'inverse se produit lorsque les parlementaires-maires sont effectivement présents au Parlement. Cette situation n'est pas plus préférable dans la mesure où les maires se voient obligés de pratiquer des délégations de compétences et de fonctions, ce qui conduit ainsi, à transformer la démocratie représentative en « démocratie de délégation ».

L'un des buts du cumul apparaît comme un moyen efficace d'empêcher l'apparition de compétiteurs locaux. Le cumul fige ainsi la distribution des fonctions, en freinant la circulation des mandats et le renouvellement des élites politiques. D'ailleurs, certains sont maires depuis tellement d'années (40 années) qu'il serait plus juste de parler non plus de mandat, mais de fiefs. On assiste même parfois à une sorte de dynastie familiale lorsque le fils reprend le mandat du père.

Le cumul semble nécessaire aux hommes politiques français, d'abord parce qu'ils ne sont pas protégés localement par leur parti qui lui-même n'a pas toujours les moyens de mieux distribuer les mandats et de plus, le cumul permet à l'élu d'accéder à un rang suffisant de notabilité pour être admis et respecté dans l'administration : il sera d'autant plus puissant localement qu'il pourra intervenir à des niveaux plus élevés. De cette manière le cumul des mandats locaux a souvent été le moyen d'un tremplin vers les mandats parlementaires. Le cumul apparaît comme un système de protection et de promotion. L'élu se donne une assise électorale avec des mandats locaux et verrouille sa circonscription ce qui lui donne une assurance pour sa réélection. Ce mal pourrait trouver une issue en prenant en compte, pour l'élu local, la faiblesse de son statut, sa faible rémunération, la multiplication des réglementations et le risque de pénalisation.

Tous les élus reconnaissent ainsi que le député qui est maire remplit son mandat dans des conditions beaucoup plus confortables et qu'il fait aboutir ses dossiers beaucoup plus facilement.

Reste le problème de la centralisation polititco-administrative de la France, le cumul est fortement recommandé. En effet, l'homme politique est tout d'abord auxiliaire de l'administration et sa position est d'autant plus forte qu'il pourra remonter haut dans l'administration grâce au cumul des mandats. De plus, le pouvoir local est d'autant plus important qu'il résulte de l'alliance de fonctionnaires territoriaux avec les principaux notables, et le cumul permet à une minorité d'élus de devenir notables.
La centralisation oblige les notables à entretenir des relations étroites avec les administrations centrales. Par ailleurs, les structures de pouvoir sont souvent très différentes selon les départements. L'accession au rang de notable suppose un patient travail d'implantation électorale et de tissage des réseaux de clientèle. Pour participer au pouvoir local, il faut devenir notable et donc cumuler les mandats. A cela s'ajoute la mauvaise répartition géographique des mandats qui oblige parfois au cumul.

Malgré tous ces inconvénients reprochés au cumul des mandats, la prise de conscience politique sur ce sujet paraît plus que limitée alors qu' Il apparaît donc nettement que le cumul des mandats parlementaires et locaux est une entrave au bon fonctionnement des institutions et à l'efficience du contrôle parlementaire.

La mère de toutes les réformes

D’abord, il s’agit de rendre les élus disponibles et de lutter contre l’absentéisme, notamment au Parlement.

Ensuite, il faut renforcer la transparence pour un meilleur exercice des fonctions. Par exemple, un député est censé agir pour l’intérêt national et non représenter des intérêts locaux, ce qui fausse l'image que l'électeur ce fait sur le véritable rôle du Député. On en n'oublierai presque que Notre constitution précise les choses à propos du Sénat, dans son article 24 alinéas 3 on peut y lire : "Le sénat[...] assure la représentation des collectivités territoriales de la République."

Enfin, limiter le cumul des mandats permet une ouverture de la classe politique, qui obligerait les partis politique à recruter, et découvrir la société civile, cela est la mère de toutes les réformes pour pouvoir enclencher les changements nécessaire.

19.Posté par europium le 14/09/2009 15:42
Vu que l'on parle culture

En Allemagne la pratique est fondée sur la règle" un mandat pour apprendre, un mandat pour travailler, le dernier pour transmettre."

En GB les hauts fonctionnaires ne peuvent pas faire de politique ce qui est totalement différent en france ou se serait plutôt l'inverse. En france les partis ne cherchent pas forcément a faire élire les meilleurs, mais le copinage ou le rendu pour service est une pratique non négligeable. Pour les européennes et les sénatoriales, ces élections servent a recaser les battus a la députation, a recaser les has been ou ceux qui ont fauté, à servir de maison de retraite ... nos voisins sont effarés de voir la médiocrité des élus surtout au PE.

Un haut fonctionnaire quand il détient une information il la garde pour lui et essaie de la transmettre directement a son ministre afin de se faire mousser car les l'égoisme fait partie de la culture dans leur formation. En GB c'est différent quand quelqu'un a une information il la divulgue car l'efficacité est la priorité.

De plus en france le recrutement des politiques est différent d'ailleurs. beaucoup de fonctionnaires, d'avocats, de médecins,etc....quasiment pas d'anciens syndicalistes alors qu'ailleurs ça serait plutôt le contraire.


20.Posté par Danièle Douet le 14/09/2009 16:23
@ Gaby:
Merci pour ce travail détaillé d'explications :-)
Et maintenant on fait quoi ?

@ Dom:
Je ne vous ai pas cité en écrivant l'argument qui tue "Nous sommes des latins" mais le vôtre est exactement du même genre. Désolée que vous ne l'ayez pas compris.

@ europium:
Je ne sais d'où vous tirez votre info sur les mandats en Allemagne, mais je parlais du CUMUL et non du mandat unique ou non. Le non-cumul serait déjà pas mal en France.

Vous écrivez:
Un haut fonctionnaire quand il détient une information il la garde pour lui et essaie de la transmettre directement a son ministre afin de se faire mousser car l'égoisme fait partie de la culture dans leur formation.


Mais le problème est bien plus grave. L'égoïsme ne fait pas partie de la "culture dans leur formation", mais est intrinsèque à la culture française, il est déguisé en "individualisme", mais pour tout observateur étranger, c'est de l'égoïsme pur, du "chacun pour soi".

Il se voit à tous les feux de signalisation où - voyant l'orange - les automobilistes s'engagent vite avec leur voiture dans le carrefour, bloquant ainsi ceux qui viennent de la rue perpendiculaire lorsque le feu passe au rouge.

Moults klaxons, comme si cela faisait avancer les choses. Mais ce cinéma se reproduit à des milliers de fois par jour sur tout le territoire...

C'est du "chacun pour soi", ou "moi d'abord" avant tout autre considération. Car un autre comportement n'a jamais été appris ni dans les familles, ni à l'Ecole...

Cette "maladie" de la société empêche toute cohésion sociale et conduit de plus en plus de gens au suicide, comme le montre cette culture portée au paroxysme dans France Télécom.

C'est dès la maternelle qu'il conviendrait d'apprendre d'autres comportements.

21.Posté par Danièle Douet le 14/09/2009 16:30
... suite...

Cette "maladie" de la société empêche toute cohésion sociale et conduit de plus en plus de gens au suicide, comme le montre cette culture portée au paroxysme dans France Télécom.

et à la consommation de psychotropes, comme le montre ce rapport de l'Assemblée Nationale:

http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i3187.asp

la France étant le pays d'Europe qui en consomme le plus... le rapport étant en 2003 - les choses n'ont guère changé depuis - de 5,9% en Allemagne pour 21,4% en France. Le rapport est sans appel...

Il faudrait donc observer le tout dans son contexte.


22.Posté par JML le 14/09/2009 16:39
@ Danièle (merci à vous et Gaby pour vos coms !)

"C'est dès la maternelle qu'il conviendrait d'apprendre d'autres comportements."

peut-être

et dès l'école primaire apprendre les bases des sciences comportementales, de même qu'on apprend celles des lettres et des mathématiques ("L'homme Imaginant" Henri Laborit, inventeur de la première molécule psychotrope ;)

23.Posté par KESZEY le 14/09/2009 19:49
Je viens de lire "L'alternative" de Jean François Kahn. Vous pensez nécessaire d'inventer autrechose, Christophe, mais vous ne savez pas quoi.J F Kahn propose une voie fondée sur une remarquable expérience, pensée rigoureusement. Pour moi, "sa thèse" du centrisme révolutionnaire est plus profonde, plus pertinente que toutes celles que j'ai pu connaître. Je reste étonnée du peu de place que les blogs officiels et autres du MoDem lui accordent. Il définit, lui, comment se libérer de la bipolarisation et développe les valeurs du futur, au-delà de tout ce qui a pu être écrit par les cadres du MoDem. Ce livre est un bon support de travail. Annie Keszey.

24.Posté par Dave96 le 14/09/2009 19:54
Un symbole actuel de la faillite de notre classe politique, c'est la programmation de l'abandon des quotas laitiers et la vollatilité des cours du lait qu'elle entraine selon le principe que "ceux qui ont oublié leur passé sont condamnées à la revivre".

Après cette faillite, voici selon moi les différentes étapes de la difficile reconquête du Politique, celui avec un grand P, celui qui fait de notre pays, un pays civilisé où il fait bon vivre:

Etape 1: une poignée d'opprimés ont le courage de se défendre eux-mêmes, tels les meneurs des piquets de grève d'Emile Zola. Je fais un parallèle absolu avec les quelques éleveurs laitiers qui entamment, sans le soutien de la FNSEA, une grève du lait qui est héroïque car elle menace clairement leur exploitation de faillite.

Etape 2: au prochain épisode

25.Posté par Géraldine le 14/09/2009 21:00
Je suis hors sujet, mais je viens de voir ça et ça me rend malade:
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-09-14/justice-conjectures-autour-de-l-affaire-de-la-scientologie/920/0/377134
Je ne sais pas exactement définir ce qu'est faire la politique autrement, mais il y a URGENCE.

P.S. @Annie Keszey
Je n'ai pas eu le temps de lire le livre de JFK,mais ce que vous dites ne m'étonne pas du tout. .
J'attends avec impatience le lancement de CREA.

26.Posté par Pierre Jourdan le 14/09/2009 21:31
Chrisophe,

Je ne pense pas que ce soit à partir d'un décrêt tombé du ciel que l'on sera en mesure de faire de la politique autrement. La plupart des commentaires de cette page que j'ai lus sont souvent pleins de finesse et nourris d'informations les plus justes. Il ne s'agit évidemment pas que la société politique "pourisse comme un fruit mûr" (Catherine II de Russie) ou qu'il faille espérer benoîtement vouloir engager une réforme en profondeur de la société française. Lorsque je vois la société française des XVIIIe et XIXe siècle sur le plan politique, c'est davantage la remise en cause d'un ordre ancien qu'une histoire révolutionnaire qui me frappe. Les changements, nous les aurons, mais à plus long terme et pas forcément selon les conditions qui nous paraissent les plus viables. Il me semble qu'il ne faut pas oublier que ce sont les circonstances et les contingences qui dictent également l'Histoire, "l'écume du quotidien" disait Fernand Braudel. Ce sont les individus, tels qu'ils sont, avec des modes et des genres de vie et des façons de penser radicalement différents de nos parents, qui pourront un peu faire bouger les lignes en s'agrégeant à un maillage européen que nous souhaitons tous au modem. Peut être que l'individualisme européen, c'est finalement une forme d'individualisme solidaire porteur de consensus.

Personnellement, je suis favorable à un alignement de la démocratie française sur les démocraties scandinaves (non cumul et parité) et à une refonte du maillage administratif français. N'étant pas prophète, je suis incapable de dire si l'Elysée fonctionne actuellement comme une "usine à gaz", mais ce qui est certain, c'est que le pouvoir en place va nous imposer des marges de manoeuvres limitées. J'espère que nous n'aurons pas à rire jaune si se pointe dans quelques mois à l'aube de l'actualité médiatique une initiative de réforme constitutionnelle en France... il y aurait certainement des chausse trappes !

Amicalement,

27.Posté par David78 le 14/09/2009 23:10
La vie politique dépasse de beaucoup les problématiques de cumul des mandats, de constitution à la scandinave ou non, de fonctionnement des partis politiques. La politique comme l'a assez joliment abordé Christophe Hubert plus haut, c'est se mettre au service DES GENS, c'est à dire de la société.

Comme un bon pain est forcément en même temps le meilleur des pains, hé bien la meilleure des vies politiques c'est simplement une bonne vie politique, une qui permette à chacun de vivre ensemble et de s'épanouir de façon durable et sereine.

Comme du bon pain, la bonne politique ne se décrète pas d'un coup de baguette magique: en particulier je pense que notre ambition doit dépasser les débats législatifs. N'avez vous pas compris qu'en France les lois sont surtout des papiers qui ne sont plus lus que par des initiés qui en bénéficient, mais que ceux qui devraient en profiter n'en ressentent plus les conséquences depuis longtemps?

Comme du bon pain, la bonne politique se pétrit patiemment et réclame de gros efforts. Ce n'est pas une classe politique qu'on doit modeler, mais la démocratie dans laquelle elle évolue. Alors qu'une classe politique ça s'improvise, une démocratie demande des générations d'éducation, de confiance mutuelle, de savoir faire, d'aptitude des citoyens à échanger des idées entre eux, à se respecter mutuellement, à s'entraider mutuellement, à créer de la richesse ensemble de façon harmonieuse.

Je pense qu'au fond le Modem était une fausse piste. Qu'en passant une année scolaire à aider un collégien à faire ses devoirs j'aurais plus apporté à la France qu'à essayer de bricoler un parti politique qui n'a rien apporté de plus au débat national que son président s'il était resté tout seul.

Les idées de Christophe Humbert sont les bonnes, car ce sont celles des gens de bien (message numéro 5). Mais pourquoi avoir construit le Modem, alors qu'il y a des gens bien dans tous les partis? Pourquoi prétendre rassembler tous les gens biens dans un même parti, alors que ces bonnes gens ont naturellement et heureusment des opinions différentes sur bien des questions?

Les gens biens sont les citoyens qui travaillent au service de l'intérêt général où que soit leur place: entreprise, parti de gauche de droite, association caritative, ou en ramassant les détritus dans les bacs à fleurs de leur ville. Chacun à leur place, à leur manière, ils donnent confiance à des jeunes en ce monde, ils apportent par leur caractère une petite touche à l'harmonie nationale.

Et si la vie politique nouvelle, c'était celle de citoyens indépendants des partis politiques, jouissant d'une parfaite liberté d'esprit, et montrant l'exemple à leurs voisins à travers le maillage social qu'ils contribuent à faire vivre?

28.Posté par CedricA le 15/09/2009 07:53
Il faudrait juste faire attention à une chose : nous (les militants) évaluons les manières de faire de la politique par rapport à ce que nous connaissons, c'est à dire le passé. Or, avec les média de masse, les électeurs ont changés, plus vite à mon sens que les pratiques politiques. Ce qui veux dire que la vertue d'hier est obsolète, que les pratique douteuses d'hier sont la référence d'aujourd'hui.

Il m'apparait que le militant regarde trop souvent la société et surtout les électeurs avec un regard obsolète.

29.Posté par parité le 15/09/2009 09:02
Cher christophe
chers tous,

Monsieur,
Messieurs, Mesdames
,
Je suis fort surprise - ça fait deux fois que je vous fais connaître quatre documents sur lesquels pendant mes mandats d' ELUE, j'ai beaucoup travaillé sur la démocratie et naturellement qui déboucheront sur faire de la politique autrement et je n'ai eu aucune réponse de votre part ce qui m'étonne vraiment - j'espère que c'est simplement votre charge de travail qui vous a empêché de me répondre ou de mettre en ligne les quatre documents à savoir
réinventons la démocratie
renouvelons la démocratie
la démocratie paritaire
la démocratie entreprenariale
cela peut être une bonne base de discussion
documents que vous trouverez sur mon blog citoyen www.democrabis.typepad.fr
j'ajoute comme vous, le non cumul des mandats qui permettrait un renouvellement de la classe politique. A vrai dire les élus n'y sont absolument pas favorables - ma réflexion sur la démocratie a trouvé que très peu d'échos chez mes collègues, ils étaient même très condescendants .... je les ai traîné comme des boulets...
Que peut-on faire en tant que simples citoyens pour imposer une autre façon d'appréhender l'évolution indispensable du faire de la politique autrement en remplaçant l'HUMAIN au centre de nos préoccupations : faire le siège de l'assemblée nationale, grêve de la faim, droit de saisine d'une institution X ou Y ? Je trouve qu'en ce domaine rien ne change et ce n'est pas l'exemple donné par Bayrou dans l'organisation interne et externe du MoDem qui peut nous donner à espèrer.
Très déçus nous sommes un groupe d'adhérents qui allons démissionner collectivement de ce soi-disant mouvement démocrate.
le projet est à l'étude - un de nos membres n'a pas attendu et Bayrou s'est tout de suite manifesté auprès de lui par un appel téléphonique.
Le millésisme 2007 est bien mort ! et Bayrou nous a beaucoup fait rêver et déçu...
La menace d'une démission collective si rien ne change n'est-elle pas la solution ? Je me pose ce matin la question ?

30.Posté par Danièle Douet le 15/09/2009 09:26
En effet, excellentes contributions en réponse à cet article.
Aujourd'hui, je n'ai pas le temps de répondre à tous, mais je relèverais juste cette phrase de David78 que je trouve sympa mais dangereuse:

La vie politique dépasse de beaucoup les problématiques de cumul des mandats, de constitution à la scandinave ou non, de fonctionnement des partis politiques. La politique comme l'a assez joliment abordé Christophe Hubert plus haut, c'est se mettre au service DES GENS, c'est à dire de la société.


Absolument d'accord sur l'idée de "servir" - qui est très idéaliste et cache bien l'égoïsme intrinsèque à l'humain et qui a assuré sa survie dans la grande Evolution...

"Se mettre au service des gens" c'est bien dit, mais avec QUEL BUT, dans quelle DIRECTION?

Si tout cela n'est pas précisé, on obtient du populisme pur, où les politiques gouvernement à coup de "sondages" pour bien coller à l'air du temps et aux évènements médiatisés.

Non, il faut une PENSEE qui soutienne le tout, basée sur l'Histoire - non seulement de notre pays mais de tous les pays du monde - avec une vision pour l'avenir.



31.Posté par Sylvie Tiger le 15/09/2009 09:34
@ parité

Je ne pense pas que la démission collective ou non soit la solution, bien que très tentante, vu le douloureux constat au bout de deux ans "d'existence" du MoDem ou plutôt d'inexistence puisque la volonté de le construire en adéquation avec ses fondements n'y était pas...

Ce serait faire le jeu de "ceux qui n'attendent que ça" pour continuer leurs petites magouilles intestines "entre-eux". Non, il est plus que jamais nécessaire de prendre la parole sur internet, (en réunion, ça n'a aucun impact...) ça dérange plus sur le web qu'en réunion où on ne laisse pratiquement pas la parole aux points de vue différents, où l'on tourne en dérision certaines interventions lors des conseils nationaux... ou départementaux!

"Si nous pensons tous la même chose, c'est que nous ne pensons plus", cherchez l'erreur...

b[L'ouvrir et attendre qu'on nous vire]b :-))) Je crois que ça portera plus!
Et la CCC tournerait à plein régime, super! Et nous serions des wagons de virés...
"Le train des moutons noirs du modem!", ça ferait une belle illustration dans le Canard Enchaîné! J'en rie déjà!


(J'essaye de prendre les choses avec humour, à ça aide à avaler les multiples déceptions et accepter cette dure réalité... et ce n'est pas drôle du tout)

32.Posté par europium le 15/09/2009 10:04
David78 écrit

"Et si la vie politique nouvelle, c'était celle de citoyens indépendants des partis politiques, jouissant d'une parfaite liberté d'esprit, et montrant l'exemple à leurs voisins à travers le maillage social qu'ils contribuent à faire vivre?"

d'accord, mais qui gouverne? A l'échelle d'une micro-société votre approche est applicable mais à l'échelle d'une macro-société est-ce transposable? Ce que vous proposez n'est rien d'autre que la démocratie directe poussée à l'extrême....

33.Posté par Géraldine le 15/09/2009 10:53

JFK et le CREA
http://www.nonfiction.fr/article-2771-p5-jean_francois_kahn__entre_deux_mensonges_la_verite_nest_pas_au_milieu_mais_dans_linvention_dun_modele_neuf_.htm

34.Posté par Dom le 15/09/2009 11:27
@ Géraldine

J'avais lu cet article, très intéressant. Sur le papier, je suis souvent d'accord avec JFK depuis qu'il s'est piqué de centrisme - c'est un bel esprit, vif et malin, soutenu par une solide culture.

Dans les faits, je suis plus réservée. J'ai détesté le fameux numéro spécial de Marianne d'avril 2007, titré "Le vrai visage de Sarkozy", et dont le contenu se résumait à un message : Sarko facho. Plus court, tu meurs : c'est le "programme" qui a envoyé le PS dans le mur, puis le Modem à son tour. Dans sa carrière de patron de presse, à l'Evènement du jeudi puis à Marianne, JFK a toujours été très sectaire. Ses grandes envolées humanistes de me font donc sourire... En résumé, je crois qu'il est plus doué pour la rhétorique que pour l'action politique - ce qui est n'est pas rien...

35.Posté par David78 le 15/09/2009 13:31
@Danièle
"Se mettre au service des gens" c'est bien dit, mais avec QUEL BUT, dans quelle DIRECTION?

Se mettre au service des gens, c'est à mon avis simplement les respecter et les aimer. Vous savez comme moi qu'un parent qui exhauce le moindre des désirs de son enfant ne l'aime pas vraiment, donc je vous rejoins pour ne pas souhaiter une "démocratie des sondages".

@Europium
d'accord, mais qui gouverne? A l'échelle d'une micro-société votre approche est applicable mais à l'échelle d'une macro-société est-ce transposable? Ce que vous proposez n'est rien d'autre que la démocratie directe poussée à l'extrême....

Il y aura toujours des élus pour diriger les administration, même si c'est une bande de fanfarons. Certes un despote peut faire beaucoup de mal, mais on voit avec l'Iran qu'il existe aussi un pouvoir invisible, celui de la culture et de l'histoire, qui fait que les dirigeants ne peuvent pas tout se permettre.
Je ne comprends pas l'opposision qu'il y aurait entre les niveaux micro et macros, surtout depuis qu'en habitant aux quatre coins de France on échange instantanément sur Internet. (ne parle-t-on pas de "global village"?). Je crois que le niveau macro, s'il y en a un, est nuisible car il est inadmissible qu'un citoyen se sente étranger de ses propres institutions. Il est notament INADMISSIBLE que Bruxelles par exemple soit ressenti comme un niveau "macro" donc inaccessible par les citoyens européens.

36.Posté par Géraldine le 15/09/2009 13:47
Bonjour Dom

Je connais moins bien que vous sa carrière de patron de presse.

Mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous quand vous dites :
"Dans les faits, je suis plus réservée. J'ai détesté le fameux numéro spécial de Marianne d'avril 2007, titré "Le vrai visage de Sarkozy", et dont le contenu se résumait à un message : Sarko facho."

Page 20, dans le paragraphe "Il est de droite, et après ? "
JFK écrit : "i[ [...] le qualifier de "facho" ou de "raciste" comme s'y risque l'extrême gauche , est une stupidité.]i
"Moi, j'ai bien aimé ce numéro : j'ai couru tout Paris pour trouver les derniers numéros afin d'ouvrir les yeux de mon entourage sur NS. Je ai trouvéJFK courageux, même s'il n'a pu qu'effleurer certains sujets et a écrit : "Mais il n'existe aucune preuve. Donc, on ne retient pas."

37.Posté par Dom le 15/09/2009 14:11
@ Géraldine

Je respecte votre point de vue, mais je maintiens que ce numéro de Marianne a été l'un des principaux instruments de la propagande "Sarko facho", dévastatrice pour les formations politiques qui ont cru qu'elle constituait à elle seule un programme, et assez minable aux plans intellectuel et humain.

38.Posté par Fotini le 16/09/2009 22:04
@Dom

D'accord avec vous sur JFK.
Je n'ai jamais bu ses discours au MoDem comme du petit lait non plus.

39.Posté par Christophe Rabiet le 20/09/2009 01:56
Je partage de nombreuses choses avec l'auteur de ce blog : un prénom, le jour d'anniversaire (avec qq années de plus), une vision du modem, une profession (celle de consultant),...

C'est avec le "regard extérieur du consultant" que je vois aujourd'hui le modem, puisque je n'en suis plus, bien qu'ayant été de ceux qui y ont le plus cru et qui l'on le plus défendu, en dépit d'un lourd (et long) passé d'UDF "canal historique".

1er constat /question : comment peut-on gérer un pays si l'on n'est pas capable de gérer un parti ?

2ème constat /question : comment peut-on encore croire à l'hypothèse "modem" quand tout a été fait depuis 2 ans, par ceux qui le dirigent, pour détruire ce parti ?
(résultat des cantonales partielles à Nice la semaine dernière : modem = 2.92% vs bayrou 2007 = 16% !)

Aucune concrétisation des promesses de 2007 : Marc Sangnier aux orties ! Aucun projet construit; aucune organisation mise en place; des petits autocrates locaux qui piétinent, sans aucun contrôle du siège, les règlements intérieurs et méprisent les militants (en Ille-et-Vilaine, mon département et ailleurs), les régionales qui seront un pathétique remake des européennes, ...

Est-ce bien raisonnable de continuer à soutenir ce qui pendant 2 ans a fait la preuve de son incapacité à réussir quoi que ce soit ?

Ne devrions-nous pas plutôt nous poser la question de savoir qui, dans ce pays, a sérieusement une posture "présidentiable" (en dehors de Sarkozy) et peut défendre une E. U. fédérale, une économie sociale de marché et la stabilité économique et financière aux quelles nous aspirons ?

Qui peut encore croire que Bayrou peut être celui-là et que le Modem peut-être la solution ?

C.R.

40.Posté par Géraldine le 20/09/2009 03:25

@Christophe Rabiet

Solution dans l'article : "déstabiliser pour gagner" ? ;-)
http://sarkofrance.wordpress.com/2009/09/20/destabiliser-pour-gagner/#comments

41.Posté par Europium le 20/09/2009 08:32
@Christophe Rabiet

Etonnant pour quelqu'un qui ne serait plus du Modem de signer en renvoyant a un blog du modem 35....Alliance-centriste commencerait-elle à faire un travail de Sape? Etonnant pour un ancien UDF et MODEM de louer Sarko?

Quid de la VI République? Quid de l'impartialité de l'état? Quid de la dépense publique? Quid de la place du citoyen au centre de la société? etc...

Sarko, défenseur d'une économie sociale de marché? elle est bonne celle-la... la crise a empêché sako d'orienter la france vers une économie libérale à l'anglo-saxonne.....

Sarko, défenseur d'une Europe fédérale, faut pas trop pousser Mémé dans les orties..... ce n'est rien comprendre à l'UE que dire cela!!!!!!

42.Posté par David78 le 21/09/2009 09:41
@Europium et Géraldine,

Ainsi votre seule défense c'est de crier à la destibilisation, de vous draper dans votre antisarkozisme jusqu'auboutiste! Où est la défense des citoyens dans vos propos? Où répondez vous à l'argument de Christophe Rabiet comme quoi le Modem soutient peut-être unebonne cause mais le fait de façon à être certain de perdre?

Le civisme, c'est AGIR: c'est réussir dans le service des cotoyens, et non pas seulement adopter la posture de ceux qui veulent.

Pour moi le Modem n'est plus qu'un groupuscule de plus dans le paysage politique français, qui ne fait plus que complexifier la construction d'une vraie alternative au Sarkozysme.

Je me mets comme Christophe Rabiet et disponibilité: je ne crois pas en Bayrou (j'ai constaté qu'il est incapable de gérer un parti composé de gens qui lui étaint 100% acquis, alors ne comptez pas sur moi pour voter pour le pousser à se représenter à la présidentielle) et mon but est de trouver un autre cheval.

Pour répondre à Christophe Rabiet, pour l'instant 2 personnes m'intéressent pour leurs idées et/ou pour leur capacité à l'emporter: il s'agit de Nicolas Hulot (cf article dans GQ septembre) et de Manuel Valls (j'ai toujours aimé son côté Rocardien).

Géraldine et Europium, j'ai comme vous été un fanatique du Modem: sachez que je vous comprends et ne vous jette pas la pierre. Je compte sur vous pour comprendre que d'autres personnes que Bayrou peuvent servir utilement les idées dites par Bayrou lui-même. Je garde un souvenir positif du Modem, car il aura été l'occasion pour moi de rassembler à ses débuts de nombreuses personnes souvent pour leur premier engagement politique. Mais il faut savoir aller de l'avant!

43.Posté par Géraldine le 21/09/2009 10:43
@Davi d,
Si vous regardez bien mon message, j'avais ajouté un point d'interrogation et surtout un smiley ;-)
FB est très décevant, je sais.

44.Posté par genet le 21/09/2009 12:15
à vous lire, je trouve que vous ne répondez pas à la question posée par Christophe Ginisty c'est quoi faire de la politique autrement
vous parlez beaucoup du MoDem qui fait de la politique comme les autres partis .... mais vous, comment voyez-vous cette manière différente de faire de la politique ? le thème est intéressant mais pour l'instant il n'est absolument abordé par peu de démocrates...
le sujet est vaste : on pourrait abordé l'abstention électorale grandissante ! que précaunisez-vous pour la juguler ? le cumul des mandats - l'arlésienne de la politique - que faire pour l'imposer ce qui permettrait un renouvellement de la classe politique
Personnellement je pense avoir répondu à la question comment faire de la politique autrement
quatre documents sur la démocratie sur mon blog et sur celui de Christophe ont tenté d'amorcer un début de réponse
mais il y a d'autres pistes les comités de quartiers qu'il faut totalement remettre à plat pour qu'ils ne soient pas un semblant de démocratie - leur donner plus de pouvoirs et qu'ils ne soient pas que consultatifs - définir d'autres régles dans leur fonctionnement
enfin je vous attends sur des propositions concrètes et qui arbordent les sujets en profondeur. Merci.

45.Posté par Christophe Rabiet le 28/09/2009 19:30
@ europium et Géraldine
pardon de revenir un peu tardivement sur ce post auquel j'avais omis de m'abonner.
Je crois que mon propos a été mal compris. Je ne fais aucunement l'apologie de sarko qui est à peu près, pour moi ce qu'il y a de pire en politique. Je constate simplement, à mon grand dam, que son activisme à détruit toute opposition dans ce pays, et qu'il est aujourd'hui pratiquement le seul à voir une stature "présidentiable".

Merci à David78 pour son intervention. Comme lui, je ne crois plus beaucoup à Bayrou comme "leader" même si je continue à partager, le plus souvent ses analyses et ses idées. Valls a certainement du potentiel mais c'est trop tôt. Quant à Hulot, je ne le trouve guère crédible et je préfère de loin Corinne Lepage en matière d'environnement. Ni l'une ni l'autre n'est cependant à mon avis "présidentiable". Les seuls, peut-être, qui pourraient l'être c'est de Villepin et Strauss-Kahn.

46.Posté par Géraldine le 28/09/2009 22:34

Bonsoir Christophe

i"[Je constate simplement, à mon grand dam, que son activisme à détruit toute opposition dans ce pays, et qu'il est aujourd'hui pratiquement le seul à voir une stature "présidentiable". ]i

Oui , malheureusement.

Mais, il peut se passer bcp de choses imprévisbles d'ici 2012 , pendant que FB est de plus en plus décevant.
Est-ce que DSK renoncera au FMI ? Est-ce que Copé pourra se présenter ? Comment évoluera le PS ? etc etc etc

47.Posté par guillon le 01/03/2010 13:31
Prenez le temps de lire :
http://www.marcfievet.com/article-la-supplique-de-l-electeur-socrate-45631416.html

cette lecture pourra certainement améliorer la qualité des messages et échanges politiques
et prenez la peine de m’indiquer si vous abondez dans ce sens.
Votre avis est important pour moi.
Merci de faire paraître, diffuser et faire connaître, car concernant tous les électeurs de quelque bord qu’ils soient.

Cordialement

Kelly-Eric Guillon

48.Posté par CHARLY le 18/04/2011 12:17
Comme la construction d'un édifice necessite au préalable un plan , changer la façon de faire "la politique" doit partir d'un nouveau "modèle de société" ... si non quelque soit les tours et détours on se retrouvera à la case départ . Est ce que la société civile réflechie vraiement à un autre projet de société qui implique une autre façon de vivre ensemble , et partant une autre façon de gérer "la res publica" ? Ou bien est ce qu'on pense que ce "modèle" est parfait ,et qu'il n'est nul besoin d'en changer ? Pourtant tous les clignotants sont au rouge et disent que notre modèle est en train d'imploser , que les contradictions sociales sont au paroxisme , qu'une poignée de gens "non élus" mènent le monde au chaos , qu'on est très loin des principes républicains et démocratiques rabachés par les politiciens imposteurs carriéristes et leurs médias menteurs professionnels ! A quand la réflexion sur un nouveau projet de société , porté par d'autres personnalités avec de nouvelles méthodes ? Le modèle "consumériste" atteint ses limites , au delà ce sera la déflagration .

49.Posté par MARTIN le 04/05/2011 12:46
Qui nous sortira de ce cercle fermé dangereux pour la démocratie où le jeu politique est verrouillé dans une pseudo alternance (UMP/PS) , meme ligne sur l'essentielle ? Le système oligarchique qui nous gouverne met hors jeu tous les contre pouvoirs démocratiques , la presse en premier lieu en la controlant . L'argent du CAC/40 mène la politique d'une poigne de fer , la voix de la France dans le monde est "musclée" ... Cote d'Ivoire , libye ... le suivant est déjà connu pour ceux qui savent décoder le discours officiel , relayé avec zèle par certains médiats , qui oublient que "les écrits restent " et le déshoneur est définitif , comme le malheur . Depuis quelques années l'Algérie est dans le colimateur des puissances impérialistes et victime de multiples manipulations malveillantes . Dix années de plomb sous les coups sans pitié du terrorisme le plus aveugle ,le plus sanginaires déchainé contre un Peuple encore meurtri par un passé colonial proche des plus brutal (voir littérature de BUGEAUD , PELLICIER à leur hiérarchie) . Ce peuple martyrisé par l'histoire n'a t' il pas droit juste à la paix ? Faut il en permanence que des campagnes mensongères soient planifiées contre lui ? Cette méthode de diabolisation d'un état pour manipuler l'opinion publique et justifier " l'injustifiable" est trop connu , utlisée tant de fois par les mèmes contre les mèmes . Les médiats qui font ce jeu pervers ont ils oublié les manipulations éhontées dont ils ont fait l'objet et dont les peuples se souviennent : la Roumanie , la Yougoslavie , l'Afghanistan , l'IRAK , la cote d'Ivoire , la LIBYE , et ... qui après ? l' ALGERIE ??? Que reproche t on à ce peuple qui continue à se battre contre le terrorisme le plus hideux ? fléau qui vise à destabiliser le pays . Comment concentrer ses énergies au développement quand la priorité sécuritaire s'impose ? Ce pays mérite au minimum qu' on ne l'accable pas d'avantage ! Quel mensonge va t' on inventer contre lui ? Il faut savoir que ce Peuple paisible , hospitalier & fraternel a un attachement charnel à sa terre et n'aspire qu'à la paix , Déstabiliser le Maghreb aurait des conséquences économiques et sociales considérables sur la france , les flùts migratoires actuels sont dèjà ingérables . Rares sont les hommes politiques qui ont l'honnèteté d'énoncer leur programme de politique extérieure . Les élècteurs devraient se préoccuper davantage de la ligne politique de leur parti sur la question fondamentale des relations nord/sud . Qu'est ce que la mondialisation ? est ce de la globalisation ? du totalitarisme ? revient on à la politique de la canonière , version "le sabre & les droits de l'homme" ? La situation internationale actuelle révèle un aiguisement des tensions dangereux pour la paix du monde . Ces Peuples qui ont payé le tribu du sang à la colonisation ont droit à la paix et l'organisation des nations unies est responsable du respect du droit international , de la souveraineté nationale des états , du principe de non ingérence , et veiller à ce que l'humanitaire ne devienne pas le cheval de troye de l'impérialisme , afin de préserver la paix mondiale . Les guerres actuelles sont toutes dues à des ingérences illégales & illégitimes foulant aux pieds les droits des peuples . L' ONU est déjà en situation d'échec ... faudra t' il une 3 ème guerre mondiale pour que les peuples du nord réagissent ? espérons que non !

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
1 2

Démocratie | Valeurs | Poléthique | Gouvernement | Parti Socialiste | UMP | Sarkozy | Communication | MoDem | Présidentielle 2012 | Numérique



Professionnel de la communication, optimiste exigeant et idéaliste compulsif, j'essaye de consacrer du temps au projet de changer le monde.

Professionnel de la communication, optimiste exigeant et idéaliste compulsif, j'essaye de consacrer du temps au projet de changer le monde.


Facebook
LinkedIn
Skype
Twitter
Slideshare

@cginisty
@inesevoika you've got mail ;-) thanks for your spontaneous cooperation
Samedi 3 Décembre - 13:10
@inesevoika sure, that would be great
Samedi 3 Décembre - 12:51
I do remember 3 years ago when I spoke at #PRilika2016 - it remains a great souvenir
Samedi 3 Décembre - 10:57
Looking for a speaker who could elaborate on the importance of social networks for women in the Arab world as an emancipation tool
Samedi 3 Décembre - 10:55
RT @jjdeleeuw: Grand moment. Les expertes à 12h30 sur @BX1Officiel : @celinefremault @Assita_Kanko @SylvieLausberg @Bea_Ercolini @zariauror…
Samedi 3 Décembre - 09:03
RT @ldcRTBF: #Molenbeek Un nouveau panneau au style hollywoodien à l’entrée de la commune @FredericNicolay #InitiativeBruxelloise #UCLWebCo…
Samedi 3 Décembre - 08:53

Recherche