Il est vraiment temps d'inventer une nouvelle façon de faire de la politique
En lisant la presse ce matin sur les déboires d'un PS confronté aux soupçons de triche lors de l'élection de Martine Aubry à la tête du parti, en repensant à l'université de rentrée du MoDem où les décisions d'hier ont été piétinées, voire (et c'est pire) ignorées, je me disais que le mal était beaucoup plus profond qu'il n'y paraissait et que finalement, tous les partis politiques étaient vérolés par la cupidité et la vanité des hommes et des femmes qui les animent. Je sais, le constat n'est pas très réjouissant.
Je ne veux pas sombrer dans le catastrophisme mais je suis très préoccupé, comme face à une impasse. J'ai l'impression que quelque soit l'organisation où se pose mon regard, la corruption du système est omniprésente. Malgré les promesses de 2007, le Mouvement Démocrate n'échappe pas à la règle et moins de deux ans lui auront suffi pour devenir un parti politique comparable aux autres dans son fonctionnement interne. Je pourrais vous donner plein d'exemples pour étayer cette accusation mais je pense que le plus symptomatique est le non respect de ses propres règles qui est un manque de respect de sa propre organisation et, par extension, de ses militants. Pourquoi s'en étonner ? Faut-il être naïf au point de découvrir comme je semble le faire aujourd'hui la nature humaine et sa probable perversité face à l'espérance d'une once de pouvoir politique ? Lors du dernier Conseil National, je n'ai pas pris la parole. J'ai considéré que je l'avais déjà prise abondamment et qu'il était juste de la laisser à mes collègues. Pas un seul n'a posé comme exigence préalable à la tenue de cette session du conseil l'entrée en vigueur de leurs propres décisions. Je trouve cet oubli très grave. Mais je continue d'avancer. Je crois qu'il ne faut jamais cesser d'espérer quand on chemine sur la route d'un idéal. Aujourd'hui, les partis politiques sont presque arrivés au bout d'eux mêmes. Le bourrage d'urnes au PS en est l'un des épisodes, le déni de démocratie au MoDem en est un autre. Les partis politiques tels qu'ils existent aujourd'hui doivent disparaître, avant de nous avoir fait disparaître nous-mêmes. Ils doivent laisser la place à des organisations d'un nouveau genre, plus représentatives de la diversité des approches citoyennes et s'affranchir des comportements qui les empêchent d'inventer. Inventer... Voilà le maître mot. J'ai envie de travailler sur la nécessité de faire de la politique autrement, pour que nous puissions ensemble inventer une nouvelle place pour le citoyen. C'est bien une nécessité, ce n'est pas seulement un désir. J'ai envie de créer un groupe de travail ou une association sur ce thème et je serais heureux que vous y réfléchissiez. Si ce projet vous séduit, travaillons ensemble. Un groupe d'hommes et de femmes qui travailleront sans tabou, de façon non partisane et avec toute leur créativité aux moyens d'arriver à cet objectif de faire de la politique [vraiment] autrement. Un laboratoire de méthodes dont les partis politiques pourront s'inspirer librement pour se réformer eux-mêmes. La démocratie a besoin de ses citoyens mais les citoyens ont besoin d'une nouvelle démocratie. Jeudi 10 Septembre 2009 - 17:10
Christophe Ginisty
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Je m'appelle Christophe Ginisty, je tiens un blog perso depuis le 16 novembre 2004. Je suis entrepreneur et chef d'entreprise, co-fondateur de l'agence RUMEUR PUBLIQUE, citoyen engagé et Président-fondateur de l'association Internet sans Frontières.
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