La France peut descendre dans la rue, le gouvernement s'en fout
C'est un peu comme ça qu'on pourrait résumer la journée d'hier. D'un côté une mobilisation massive, de l'autre, un gouvernement qui s'empresse de dire; qu'il n'y aura aucune nouvelle mesure et, dans la droite file d'un Nicolas Sarkozy qui rappelle qu'il n'a pas été élu pour augmenter les impôts, le gouvernement reste droit dans ses bottes, imperturbable,... méprisant ?
Bien sûr que Nicolas Sarkozy a été élu - et bien élu - sur un programme. Mais il s'est passé quelque chose entre temps : une crise d'une ampleur apparemment sans précédent. Je suis chef d'entreprise depuis 20 ans et je sais que quand un événement non prévisible survient, il est de mon devoir immédiat d'adapter ma stratégie, voire de la modifier sous peine de couler ma boite. Je suis très surpris de la posture quasi-idéologique du gouvernement. Il s'entête à continuer son chemin comme si la crise n'existait pas. Il s'entête à se référer encore et toujours au dogme absolu : l'élection d'il y a deux ans. Si l'on ne peut absolument pas lui contester sa légitimité démocratique, je crois qu'il creuse un peu plus la distance qui le sépare de l'opinion publique et qui va conduire, j'en ai bien peur, à un soulèvement populaire de grande ampleur. (Crédit Photo : AFP) Rédigé par Christophe Ginisty le Vendredi 20 Mars 2009
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Le remaniement est politicien et c'est un coup de pouce déguisé aux centristes




