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Christophe Ginisty
 

La référence au Centre peut-elle tuer le MoDem ?



La référence au Centre peut-elle tuer le MoDem ?
Ne souriez pas, c'est une vraie question. A Seignosse en septembre 2007, François Bayrou avait eu des propos qui furent décisifs dans ma volonté de m'engager davantage au MoDem. Il avait dit à peu près ça : "Nous ne sommes pas des centristes. Car dire que nous sommes au centre nous oblige à nous positionner par rapport à la droite et la gauche. Nous sommes des démocrates. Nous ne sommes pas dans le clivage traditionnel droite-gauche." 

J'avais beaucoup aimé cette promesse car elle portait en elle un idéal nouveau pour notre vie politique nationale. Et puis j'en avais assez que l'on m'interpelle sur les marchés en me demandant : "mais alors, vous êtes de droite ou de gauche ? Et votre patron qu'a fait son débat avec Royal, il a viré socialo ?". Quand ce n'était pas : "Ben quand on a le cul entre deux chaises, on s'achète un canapé... héhéhé". Tous ceux qui sont au MoDem savent de quoi je parle. Tous ceux qui observent le MoDem aussi. 

Le MoDem a essayé de faire vivre cette stratégie dans le jeu des alliances à géométrie variable lors des municipales de mars 2008. Ce fut un fiasco du point de vue de l'image car les électeurs ne s'y sont pas retrouvés. Et François Bayrou l'a reconnu récemment. Un an après, nous ne parvenons toujours pas à nous extraire de ce clivage qui nous emprisonne et... nous divise. 

Oui, car ce qui est en jeu selon moi est la division, voire l'explosion du MoDem. Si nous ne nous affranchissons pas nous mêmes de cette référence au centre qui nous pousse à nous positionner plutôt à droite ou plutôt à gauche, nous allons inévitablement vivre une crise d'identité entre ceux qui se réclament d'un bord et ceux qui se réclament de l'autre. 

Je vous propose un exemple très simple. Lorsque le lis les propos de Nicolas About, Sénateur MoDem, nouveau Président du Groupe Union Centrise au Sénat, propos reportés par Libération; la semaine dernière,  "Même si je suis au Modem, qui reste pour moi un mouvement centriste, je représente sa frange droite. J’appartiens à la majorité présidentielle et j’ai soutenu la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République", j'ai envie de vous dire que je n'ai rien de commun avec cela et que celui qui tient de tels propos ne peut pas appartenir à ma famille politique. 

Je ne veux pas appartenir à la majorité présidentielle, à aucun moment, je n'ai pas soutenu la candidature de Nicolas Sarkozy et, si vous voulez me situer sur l'échelle droite/gauche conventionnelle, je suis plutôt à gauche sans être socialiste, dans une gauche sociale-démocrate qui n'existe pas encore en France mais qui reste à inventer. 

Si nous continuons à nous installer au centre, nous allons diverger aussi sûrement et aussi profondément que ce sénateur et moi et  j'ai bien peur que le clivage que nous combattons ait totalement raison de notre cohérence. 

Mercredi 15 Juillet 2009 - 08:39
Christophe Ginisty

           



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15.Posté par jm le 15/07/2009 13:26
@Cocobe, faire partie d’une majorité locale de droite, et faire partie de la majorité présidentielle, ce sont 2 choses différentes.

On peut très bien travailler localement avec des UMP, tout en désapprouvant le projet de Sarkozy pour la France.

@centriste, il y a une différence entre approuver une partie de ce que fait le gouvernement, et se déclarer de la majorité présidentielle.
Dans le deuxième cas, ça veut dire qu’on a renoncé à son esprit critique pour se soumettre à tout ce que fait Sarkozy en échange en bonnes places. Car c’est ce comportement, bête, soumis, et discipliné, qu’exige Sarkozy de tous ceux qui le suivent.

14.Posté par jean-pierre B le 15/07/2009 13:21
Que j'aimerais que tous les conseils nationaux de tous les partis ressemblent à ton agora cher Christophe.
Les échanges sont sereins et nourris de convictions.

J'ai, pour ma part, très tôt observé la difficulté d'un F. Bayrou a prononcé ce mot de "démocrate" qu'il a toujours esquivé au profit du néologisme « humaniste » qui, pardon, est d’un truisme lénifiant ! Qui oserait s’affirmer qu’il ne serait pas une fois humaniste, même chez les extrêmes.
Mais comme à chaque fois, le Modem épouse son territoire, la cartographie sociologique dans laquelle il se développe. Il soutient des divers droites, des Nouveau Centre, est radical en terre bretonne et penche à gauche dans le 93.

Si le Chef ne donne pas le la ; s’il continue à laisser porter ce débat de fond par ses seules créatures militantes alors qu’il se sent beaucoup mieux auprès de gens comme Nicolas About et d’autres encore ;
alors je lui dirais : "ne faites pas perdre du temps à celles et ceux qui se sentent dans une gauche d’un troisième type, qui ne serait ni socialiste, ni communiste, ni verte et "ni" que ais-je encore ; dites vraiment ce que la couleur orange revêt véritablement dans votre esprit".

http://voguehaleine.20minutes-blogs.fr/

13.Posté par centriste le 15/07/2009 13:04
M. Ginisty,
en lisant ces lignes, je comprends une fois de plus pourquoi j'ai quitté le MoDem il y a plus d'un an. Je n'ai rien à faire dans un parti qui renierait son aile droite et qui n'aurait qu'un objectif : critiquer Sarkozy sans relâche.
Pour moi, les sénateurs centristes ont leur place au MoDem, notamment parce que les débats du Sénat sont nettement moins politisés qu'à l'Assemblée. Il faut laisser une place, au MoDem, à ceux qui veulent soutenir une partie des réformes du gouvernement actuel sans pour autant rejoindre les mouvements croupions de la majorité. Je fais pour ma part partie de ces gens, je ne me vois absolument pas adhérer au nouveau centre, mais le positionnement bayrouiste m'est toutefois redhibitoire pour une adhésion au MoDem, alors que j'en partage les valeurs fondatrices.



12.Posté par cocobe le 15/07/2009 12:38

Mes amis,

ça devient difficile de rester MoDem sans se prendre à chaque fois un pavé. On fait quoi avec les MoDem de Bordeaux et de toute municipalité qui compte des élus UMP, on les vire?.

J'ai l'impression, mais ça n'engage que moi, que vous faites le jeu des bipartistes et que vous apportez des voix à la majorité, parce qu'un élu MoDem allié à une municipalité UMP ou NC qui ne respecte pas la discipline de vote est exclu ou marginalisé, et vous le savez parfaitement.

Vous jouez sur le mots ou plus exactement vous fermez les yeux, parce que celui qui devrait être clair, c'est le Président du MoDem et vous renvoyez la question sur les sénateurs.

La vérité, c'est que dans notre Mouvement, rien n'est clair et transparent, mais ça, faut pas le dire, pas touche à l'icône.

Cette époque devient terriblement intransigeante et moraliste.


11.Posté par jm le 15/07/2009 12:11
cocobe , je ne suis pas d'accord.

Je trouve qu'on ne devrait pas à la fois être au Modem, et déclarer faire partie de la majorité présidentielle.

Etre d'accord avec certaines choses décidées par le gouvernement, oui.

Se dire de centre doit, voire de droite, oui.

Dire avoir voté (je n’ai pas dit " appelé à voter") pour Sarkozy aux présidentielles, pourquoi pas.

Mais se dire de la majorité présidentielle, non.

C'est incompatible avec ce qui fait l'identité et la raison d'être du Modem. Sinon, autant fermer boutique et rejoindre le "nouveau centre".

10.Posté par libre le 15/07/2009 12:08
@ cocobe

Un élu MoDem ne peut pas se revendiquer de la majorité présidentielle. Le MoDem n'est clairement pas dans la majorité présidentielle.

Mais le problème n'est effectivement pas le centre. Le problème est l'ambiguité de certains élus issus de l'UDF. Et en maintenant un groupe au Sénat composé d'élus du MoDem, du NC et autres, on a entretenu cette ambiguité. Sinon, il fallait que les élus MoDem 100% MoDem quittent ce groupe.

Ca fait 2 ans que ça dure l'histoire.

On n'a que 2 solutions :

- soit on continue à faire avec jusqu'en 2012 en espérant que Bayrou accèdera alors à l'Elysée, ce qui règelera définitivement le problème,
- soit on vire ces "faux élus MoDem".


9.Posté par cocobe le 15/07/2009 11:48
Le problème du Centre n’en est pas un dès lors qu’on est démocrate. Le Nouveau Centre ou Alliance Centriste sont aussi démocrates que le MoDem, suggérer le contraire serait un non-sens.

Le problème est institutionnel, parce que tout est fait pour maintenir un système bipolaire. Il suffit de modifier la loi électorale et d’instaurer une proportionnalité à l’allemande pour empêcher un parti d’avoir la majorité absolue. Mais, paradoxalement, ni l’UMP, ni le PS ne sont favorables à cette réforme qui permettrait à des partis plus petits de jouer le rôle d’arbitre.

Les sénateurs centristes jouent ce jeu d’arbitre et peuvent, même si le rôle du Sénat dans l’adoption des textes est moins important que celui de l’Assemblée nationale, infléchir un texte. C’est pour cette raison que le gouvernement a préféré le 49-3 sur la réintégration dans l’OTAN. La visibilité de leurs votes n’est pas toujours évidente et peut dérouter, témoin la loi HADOPI.

N’ayant pas l’honneur de connaitre Nicolas ABOUT, difficile de parler d’un inconnu, mais qu’il ait appelé à voter Nicolas SARKOZY ne le disqualifie pas du droit de se réclamer du MoDem, car François BAYROU était absent du second tour et il n’y avait pas de consigne de vote officielle, sauf une petite phrase je sais pour qui je ne voterai pas qui a suscité beaucoup de désarroi. J’ai personnellement voté blanc (les « blancs ne sont pas des nuls » disait FB en 2007).

On pourrait être beaucoup plus critique sur le choix qu’a fait Michel MERCIER. François BAYROU n’a fait aucun commentaire, ce qui laisse planer une certaine ambigüité et pourrait effectivement poser problème dans un futur proche et nous ramènerait à la question de fond : le Problème du MoDem n’est-il pas son Président ?

Les conseillers municipaux de Bordeaux alliés à Alain JUPPÉ sont-ils moins MoDem que ceux alliés à Martine AUBRY à LILLE ?
Il n’en demeure pas moins que les électeurs ont besoin de repères et qu’il serait plus lisible que sur un même texte la position soit clairement énoncée sans que cela soit assimilé à un mandat impératif : trop de liberté tue la liberté, trop de discipline tue non moins surement la liberté.

8.Posté par Géraldine le 15/07/2009 11:39
Le problème est que tous les partis considèrent qu’ils sont démocrates. Et les médias ne vont pas changer de vocabulaire du jour au lendemain , on dira encore très longtemps : droite-centre-gauche et non conservateurs-démocrates-socialistes.
Le mot centre a peut-être l'avantage de montrer que le centre est le parti le plus éloigné de l'extrême droite et de l'extrême gauche.

En mars 2008 Thierry Crouzet avait lancé une piste intéressante :
"La danse du ventre entre la droite et la gauche ne mène à rien. Partout dans le monde, la politique est bipolaire, non par un hasard mais parce que les forces sociales poussent à la bipolarité. Il n’y a pas de place pour un Modem qui serait une troisième voie intermédiaire. Si une politique alternative veut exister, elle doit démontrer que la droite et la gauche ne représentent que deux variations sur un même thème. Elle doit les ranger dans le même camp pour s’opposer à elles deux dans le même élan et avec les mêmes arguments."

7.Posté par jm le 15/07/2009 11:26
Le problème, c’est que le clivage gauche vs droite n’est pas du tout dépassé.

Par exemple, je discutais récemment avec un collègue (de droite) qui refuserait toujours de voter pour la gauche (ou toute coalition l’incluant), parce que ça se solderait nécessairement par une augmentation de ses impôts, et parce qu’il y avait déjà trop d’assistés.

Il y a plein de sujets comme ça qui touchent directement à la vie des gens, parce qu’ils touchent à la répartition de la richesse dans le pays, et il faut qu’on arrive à se positionner clairement sur ces sujets, pour que les uns et les autres sachent où nous sommes.

L’idée démocrate, c’est de faire en sorte que les uns et les autres cessent de s’opposer de manière stérile, et construisent quelque chose dans la concertation, avec le souci de l’intérêt général.

Excellent idée sur le papier, mais qui restera toujours de l’ordre de l’utopie tant que nous ne serons pas capables de convaincre les gens que c’est possible, en expliquant concrètement comment on pense y arriver.

6.Posté par Courrier Danemark le 15/07/2009 11:08
Votre question est pertinente. Il semble que nous ne parvenions pas à véritablement nous affranchir de ce clivage droite/gauche stérile et dépassé. Avec pour résultat de parfois passer pour des indécis ou des gens sans convictions fortes. Peut-être qu'un effort de communication plus important pourrait être mené sur cette question centrale? L'écueil étant d'éviter toute référence à la droite et à la gauche, ce que vous ne parvenez malheureusement pas à faire dans votre billet.
http://www.courrierdanemark.wordpress.com

5.Posté par FrédéricLN le 15/07/2009 10:44
Pas mieux que JM...

Evidemment, Christophe, si tu veux dire que la France manque d'un Parti démocrate à l'américaine (ou à l'indienne, ou à la japonaise, etc.), je suis bien d'accord. Mais peut-on le décréter à nous seuls ?

Et concrètement, quelle famille politique porte nos valeurs, notre projet pour le pays, depuis plus d'un siècle, si ce n'est celle qu'on appelle, également depuis très longtemps, "centre" ou "démocrate" ?

Je sais bien que la signification politique de "centre" et de "démocrate" est très floue pour la très grande majorité des Français. Mais que dire de la signification de "centre droit" ou de "plutôt à gauche mais une gauche qui reste à inventer" ?

Si "centre" peut réunir 5 à 10% des Français, ce qui n'est pas emballant, les deux autres propositions doivent tourner entre 1 et 3% chacune à mon humble avis.

Nous sommes évidemment dans l'opposition au projet et à la politique de Nicolas Sarkozy (tout en étant prêts à saluer les décisions qui nous semblent positives quand il y en a : hélas si peu).

Dans cette opposition, il y a plusieurs familles de pensée, en particulier l'extrême-gauche trotskyste, la gauche socialo-communiste, les écologistes, le centre démocrate, une bonne partie de la droite gaulliste, l'extrême-droite nationaliste.

Pour constituer une alternative crédible, il faudra bien que plusieurs de ces familles s'entendent et se réunissent sur un projet commun pour la France. De là à renoncer à notre identité propre pour nous positionner dans un machin "qui n'existe pas encore" : ???
http://demsf.free.fr/

4.Posté par jm le 15/07/2009 10:22
JPB, dans ce cas, la question , n'est pas "centre gauche" vs "centre droit". Elle est "majorité présidentielle" vs "opposition".

Car je considère qu'on peut très bien se situer au "centre droit" tout en étant dans l'"opposition".

Le clivage "droite" vs "gauche" exprime avant tout un positionnement dans les équilibres sociaux, au niveau des divergences d'intérêts entre patrons et employés, privé et public.

Mais il n'y a pas que cet axe-là qui compte.

3.Posté par libre le 15/07/2009 10:22
Le MoDem n'est pas un parti centriste, comme l'était l'UDF. C'est un parti démocrate au sens que donne Marc Sangnier de la démocratie : « C'est l'organisation politique et sociale qui tend à développer au maximum la conscience et la responsabilité de chacun en lui permettant, dans la mesure de ses capacités et de ses forces, de prendre une part effective à la direction des affaires communes. ».

Dit autrement, on ne se soucie que des citoyens, de ce qui est bon pour eux, sans se soucier si ce qui est bon pour eux est de gauche, de droite ou de chez la voisine du dessus. C'est ce qui nous différencie des autres "démocrates" qui raisonnent de façon bipolaire.

Après qu'on appelle ça "centre" ou autrement n'a aucune importance. Ce qui compte c'est les idées et le projet. Ce qui compte est ce qu'on aura à proposer aux Français en 2012, quel que soit le nom qu'on lui donnera. Et je ne crois pas que la question de centre ou pas centre soit la préoccupation majeure de nos concitoyens. Il n'y a que dans le landernau politique qu'on se pose ce genre de questions. Alors il faudrait arrêter de couper les cheveux en 4 sur cette question sans importance et de se regarder le nombril pour se tourner vers l'essentiel.

2.Posté par JPB le 15/07/2009 10:15

La question vaut d'être posée.
Mais pourquoi seraient-ce aux militants de résoudre l'anathème ?
Posons la seule question qui vaille : au second tour des élections régionales de 2010, François Bayrou sera plutôt de Centre gauche ou bien de Centre droit ?

http://voguehaleine.20minutes-blogs.fr/

1.Posté par jm le 15/07/2009 09:41
Christophe, tu te contredis dans ton article, puisque tu dis qu’il ne faut pas se dire de droite, au motif qu’il faudrait cesser de se définir par rapport à la droite et la gauche, et puis après, tu te dis de gauche.

Pour moi, le problème, ce n’est pas de se dire de centre droit, c’est de se dire de la majorité présidentielle, car la ligne du Modem n’est pas de se soumettre à Sarkozy. Et dire qu’après les départs de Morin, Lagarde, Mercier, Arthuis, et tous ceux que j’ai oubliés, on se croyait débarrassés de tous ces UDF qui veulent miner le projet du Modem de l’intérieur… Eh bien non, y en a encore…

J’ajouterais que le problème est aussi dans le mot "démocrate" lui-même, car il ne veut pas dire grand-chose. Quand on se dit "démocrate", ça veut dire que les autres ne le sont pas ?

Pour moi, s’il y a un mot dans lequel on doit investir, c’est le mot "durable". Ce qui, je le pense, nous différencie des autres, c’est le faut qu’on veuille traiter les problèmes avec en tête le souci du long terme, du fond, et du sérieux. Vouloir maîtriser la dette, rechercher un juste équilibre dans les rapports sociaux, et protéger l’environnement, toutes ces préoccupations ont un point commun, le souci du durable.

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Je m'appelle Christophe Ginisty, je tiens un blog perso depuis le 16 novembre 2004. Je suis entrepreneur et chef d'entreprise, co-fondateur de l'agence RUMEUR PUBLIQUE, citoyen engagé et Président-fondateur de l'association Internet sans Frontières.

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