Le changement, c'est vraiment maintenant !



Le changement, c'est vraiment maintenant !
François Hollande a été élu à la Présidence de la République avec 51,7% des voix et j'en suis très heureux ce matin pour au moins deux raisons que je voudrais évoquer avec vous.


La fin d'une présidence honteuse

Ne tournons pas autour du pot, Nicolas Sarkozy a gouverné de manière scandaleuse et restera probablement dans l'histoire de la politique française comme l'un des plus mauvais présidents de la cinquième république au plan national.

Il n'a eu de cesse que de diviser la France et les français sur tous les plans. Il a privilégié de façon outrancière les plus riches du pays, il a réveillé de vieilles querelles religieuses en détournant l'idée même de laïcité, a stigmatisé les musulmans de France en instruisant un débat nauséabond sur l'identité nationale. Il a humilié les chômeurs en les présentant comme des assistés de la nation pour finir son quinquennat par une tentative désespérée de se vêtir des habits du Front National et s'en approprier les valeurs.

Il a concentré tous les pouvoirs, détournant à son seul profit les institutions de la République et n'a cessé de s'attaquer aux contre-pouvoirs (syndicats, médias,...)  pour tenter de les anéantir et les mettre à sa botte.

Si je reconnais qu'il fut néanmoins efficace sur certains aspects de la gouvernance internationale, il était urgent de tourner cette page et c'est pour cela que ma première réaction à 20h00 fut de me réjouir de mettre un terme aux années Sarkozy.

Le retour aux valeurs de justice et de respect

La société française est malade depuis des années. Le vivre ensemble a été considérablement abimé par des politiques qui ont tourné le dos à la cohésion nationale et aux valeurs fondamentales de la République.

A Liberté, Egalité Fraternité, on a préféré la répression, la division et la peur et l'intolérance.

Les jeunes ne sont pas intégrés et sont confrontés à un chômage considérable, la lutte contre l'insécurité n'a été que d'inspiration policière, là où l'on pouvait espérer que l'éducation et le dialogue prennent le dessus. Certains quartiers sont devenus des déserts républicains. Quant à l'idéal de fraternité, il a été malmené par des politiques qui ont fait de la peur de l'autre le ferment de leur inspiration.

Il est temps que les valeurs républicaines nous guident à nouveau, nous les français dans toute notre diversité et que l'on réapprenne à se respecter dans une société plus juste et plus positive. Et je suis convaincu qu'une société unie et soudée pourra retrouver la voie du développement économique et de la prospérité.

Et c'est, en ce qui me concerne, le premier sujet d'espoir.

Je ne suis pas dans l'idolâtrerie et je resterai attentif et exigeant

Contrairement à ce que certains de mes amis m'ont dit, je ne suis nullement dans l'idolâtrerie naïve vis à vis de François Hollande et de ses proches. Je ne m'attends pas à un miracle et je ne prête pas à l'équipe en place les pouvoirs de régler les problèmes de la société française d'un coup de baguette magique.

D'autant que la plus grande majorité des questions qui nous occupent ne se règle plus à l'échelon national mais à l'international, minimisant chaque jour un peu plus le pouvoir des gouvernements des pays.

Je resterai un observateur vigilant et attentif, d'autant plus exigeant d'ailleurs que j'attends beaucoup de ce changement.

Je ne suis membre d'aucun parti politique, je ne milite nulle part et ne suis candidat à aucune fonction ou mandat. Je suis un homme libre et je compte bien le rester.

Parce que je pense toujours à mes enfants et aux générations futures dans mon engagement politique, j'ai le sentiment d'avoir contribué modestement par mon engagement à faire avancer les choses vers une société meilleure.

Rédigé par Christophe Ginisty le Lundi 7 Mai 2012

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Christophe Ginisty

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