Le piratage "que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître"Tous ces débats sur la loi Hadopi me navrent mais me ramènent inévitablement à mes années (pas si lointaines) adolescentes pendant lesquelles j'ai piraté sans Internet les artistes du monde entier.
En 1981, lorsque François Mitterrand est arrivé au pouvoir, il a libéré la bande FM. Les radios libres ont fleuri comme des jonquilles au printemps et pour un garçon de 18 ans comme moi, ce fut une incroyable bouffée d'oxygène médiatique. Ma première "radio libre" était Radio 7, une antenne de Radio France où un pas si beau matin, Michelle Halberstadt m'a annoncé la mort de John Lennon sur une musique de Murray Head. Puis ce fut NRJ, Hit FM et bien d'autres encore en qualité audio très supérieure aux précédentes stations "périphériques".
Ma chaîne Hi-Fi généreusement offerte par mes parents avait une platine cassette sur laquelle j'enregistrais mes morceaux préférés qui passaient à la radio. J'enregistrai comme un fou, frénétiquement et j'en abreuvais l'autoradio paternel pour les longues transumances avec exigence. Ah, la BASF C-90 !!! Que serais-je devenu sans la BASF C-90 ? J'enregistrais, j'enregistrais mais j'achetais aussi. Plus j'enregistrais et plus j'achetais. Dans les années 80, on n'était ni traités de pirates ni de voleurs. On n'était traités de rien du tout car cette piraterie à la bande magnétique était un acte d'amour pour une musique enfin disponible dans de belles conditions acoustiques. Je ne suis pas du genre à regarder en arrière et me délecter du passé mais je me dis parfois que ce temps était beau. Rédigé par Christophe Ginisty le Lundi 13 Avril 2009
Commentaires articles
Nouveau commentaire :
Dans la même rubrique :
|
Commentaires
Sur mon blog pro...
|
|



















Le gouvernement de tous les dangers




