Contrairement aux apparences, ce n'est pas le gouvernement qui vient d'être remanié, c'est l'UMP.
On l'attendait depuis 6 mois et voilà qu'il vient d'arriver. Nicolas Sarkozy a fait procéder à l'annonce du remaniement. Mais à la lecture par Claude Guéant des noms des "nouveaux" ministres, deux sentiments s'imposent.
Le premier, c'est la certitude que finalement rien ou presque n'a changé. Et le second, c'est que Président n'a en fait remanié que... l'UMP.
D'abord il y a une part d'indécence à annoncer dans la même séquence le changement de gouvernement et l'arrivée de Jean-François Copé à la tête du parti présidentiel, donnant un peu plus le sentiment que ne sommes pas dirigés par le président de tous les français mais bel est bien par un chef de clan.
Et puis tous les cadres de l'UMP font une entrée en force, du très emblématique Frédéric Lefebvre à Patrick Ollier, Alain Jupé ou Gérard Longuet. Ce n'est une barre à droite, c'est un retour au centre de l'UMP, un isolement politique à contre-courant de l'opinion publique.
En fait, ce remaniement très politique a un objectif : satelliser les centristes afin qu'ils reconstituent un hériter de l'UDF, histoire de disposer le moment venu (2012) d'un réservoir de voies au centre droit, réservoir beaucoup plus facile à exploiter que celui de l'extrême droite.
Car aucune élection ne peut se gagner sans un apport de voies du premier au second tour de l'élection. Ne tombez pas dans le piège qui consiste à voir ce qui vient de se passer comme une exclusion du centre : c'est une mise à l'écart savamment organisée pour mieux les faire exister.
Ce qui déprimant, c'est finalement de réaliser que nous n'avons plus de gouvernement mais une équipe de campagne.
On l'attendait depuis 6 mois et voilà qu'il vient d'arriver. Nicolas Sarkozy a fait procéder à l'annonce du remaniement. Mais à la lecture par Claude Guéant des noms des "nouveaux" ministres, deux sentiments s'imposent.
Le premier, c'est la certitude que finalement rien ou presque n'a changé. Et le second, c'est que Président n'a en fait remanié que... l'UMP.
D'abord il y a une part d'indécence à annoncer dans la même séquence le changement de gouvernement et l'arrivée de Jean-François Copé à la tête du parti présidentiel, donnant un peu plus le sentiment que ne sommes pas dirigés par le président de tous les français mais bel est bien par un chef de clan.
Et puis tous les cadres de l'UMP font une entrée en force, du très emblématique Frédéric Lefebvre à Patrick Ollier, Alain Jupé ou Gérard Longuet. Ce n'est une barre à droite, c'est un retour au centre de l'UMP, un isolement politique à contre-courant de l'opinion publique.
En fait, ce remaniement très politique a un objectif : satelliser les centristes afin qu'ils reconstituent un hériter de l'UDF, histoire de disposer le moment venu (2012) d'un réservoir de voies au centre droit, réservoir beaucoup plus facile à exploiter que celui de l'extrême droite.
Car aucune élection ne peut se gagner sans un apport de voies du premier au second tour de l'élection. Ne tombez pas dans le piège qui consiste à voir ce qui vient de se passer comme une exclusion du centre : c'est une mise à l'écart savamment organisée pour mieux les faire exister.
Ce qui déprimant, c'est finalement de réaliser que nous n'avons plus de gouvernement mais une équipe de campagne.















Voici les raisons qui ont poussé Sarkozy à annoncer le remaniement 6 mois à l'avance





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