Christophe Ginisty

Négociations en Angleterre : une certaine idée du centrisme


Rédigé le Lundi 10 Mai 2010



Négociations en Angleterre : une certaine idée du centrisme
C'est très étonnant d'observer le feuilleton des tractations interminables entre les trois formations politiques britanniques, au lendemain de l'élection. Évidemment et même s'il a perdu un nombre significatif de sièges, c'est Nick Clegg, le leader du parti LibDem qui est au cœur de toutes les attentions. C'est lui qui permettra à l'une ou l'autre des formations principales de gouverner grâce à la coalition qu'il acceptera de former.

Mais comment la formation centriste peut-elle mener des tractations avec les conservateurs pour former un gouvernement après avoir répété tout au long de la campagne que des différences majeures les opposaient (l'Europe, le mode de scrutin, la fiscalité,...) ?

Car c'est bien ça qui est en train de se passer outre-manche. Alors qu'elle était plutôt marquée à gauche, la formation de Nick Clegg est en train de faire barre à droite toute pour parvenir à un compromis avec les opposants d'hier. Les LibDems étaient formels : le retour des conservateurs au pouvoir serait une catastrophe...! Aujourd'hui, ils se préparent à gouverner ensemble.

Finalement, dans l'épisode anglais dont on devine assez bien quels seraient les acteurs si les choses avaient lieu en France, on voit toutes les limites du centrisme. Dans un tweet un peu impulsif samedi dernier, je me demandais si être centriste signifiait "faire la pute". J'ai l'impression de ne pas être loin de la réalité.

On pourra toujours me parler de l'intérêt supérieur de la nation, de l'impérieuse nécessité de faire un pacte de gouvernement pour assurer la continuité de l'exécutif, je trouve cette séquence particulièrement désolante sur le comportement des partis politiques. Et comme le disait un observateur avisé il y a quelques jours : "maintenant que les élections sont terminées, c'est là que la vraie politique commence."

Ca ne donne pas envie.

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Commentaires articles

1.Posté par Yann Le Du le 10/05/2010 18:35
Parmi les valeurs qu'on défend depuis trois ans, il me semble qu'il y a le dialogue. Je trouve au contraire très bien que les LibDems ne s'interdisent de discuter avec personne, car cela donnera d'autant plus de légitimité à leur décision finale. Ils ont discuté (juste discuté) avec les Tories, et maintenant ils vont faire de même avec le Labour. Rien ne permet de deviner leur décision finale : coalition Lab-Lib, coalition Con-Lib, ou indépendance jusqu'au bout pour provoquer de nouvelles élections.

Je ne pense pas que les LibDems soient en train de faire leur p***. Sinon, ils se seraient immédiatement alliés avec les Tories pour être facilement au pouvoir (ça me rappelle quelque chose...) Au contraire, ils négocient ferme sur la réforme électorale et aux dernières nouvelles la proposition des Tories n'est pas satisfaisante... So wait and see.

2.Posté par Christophe Ginisty le 10/05/2010 18:45
Certes... mais ont-il eu mandat de leurs électeurs de gouverner avec le tories ?
C'est drôle comme on oublie un peu vite ses électeurs.

3.Posté par Yann Le Du le 10/05/2010 21:51
Euh... Je me suis mal exprimé ou bien ? Pour l'instant, ils *discutent*. Leurs électeurs ne leur ont peut-être pas forcément donné mandat de gouverner avec les Tories (ni avec le Labour d'ailleurs), mais ils ne leur ont pas interdit de se parler. Et je ne pense pas me tromper en disant que beaucoup de ces électeurs souhaitent avant tout une réforme du système électoral.

Et pour ça, il n'y a pas 36 solutions. Aucun des trois partis n'a de légitimité pour gouverner seul. Donc, soit les LibDems négocient immédiatement (mais fermement) la réforme électorale et entrent dans une coalition, soit ils restent indépendants en espérant qu'un jour ils auront la majorité absolue à eux tous seuls. Quelle solution choisirais-tu à leur place ?

4.Posté par FrédéricLN le 10/05/2010 22:32
@ Christophe Ginisty : la notion de démocratie signifie-t-elle pour toi que, quand aucun parti n'a la majorité absolue, un pays doit sombrer dans l'anarchie ?

Ou que dans ce cas, des partis doivent négocier pour trouver un terrain d'entente ?

5.Posté par Danièle Douet le 10/05/2010 23:04
Christophe, tu ne peux penser qu'en Français... Terrible, car il existe d'autres formes de gestion de pays autre que le système français que tu mets comme un calque sur la Grande-Bretagne.

Dans toute l'Europe du Nord, les pays sont dirigés par des coalitions. Et les électeurs qui votent pour un parti non majoritaire savent fort bien qu'ils devra faire une COALITION avec d'autres et non pas une compromission. En France, on vote pour des partis et des têtes d'affiche. Ailleurs, on vote pour des programmes et le jeu de la coalition consiste à négocier le mieux possible pour que ses revendications les plus importantes puissent être réalisées.

On en est très, très loin en France, où on a l'habitude de se coucher devant un "vainqueur" de faire la pute, comme tu écris. Mais ce n'est qu'en France ou peut-être en Italie, mais pas ailleurs. Tu te trompes beaucoup sur ce point...

6.Posté par ArnaudH le 10/05/2010 23:08
@ Christophe: dans un système parlementaire, si aucun parti n'est majoritaire (chose très rare au Royaume-Uni), il n'y a pas de choix, une alliance devient obligatoire sauf à refaire une élection au premier désaccord entre un gouvernement minoritaire et les autres partis (chose extrêmement probable dans le cadre d'une crise économique majeure et d'un parti radicalisé qui obtient le plus de voix). Je suis d'accord sur les incompatibilités profondes entre LibDems et Conservateurs mais il est légitime que la tentative d'alliance la plus stable soit négociée en premier (promesse de campagne de Nick Clegg). A partir du moment où les électeurs n'ont pas voté pour une majorité parlementaire claire, tous les partis ont un mandat pour négocier (chose a priori comprise par la majorité des britanniques ainsi que la majorité des LibDems selon le sondage de LibDem Voice). Dans le cas spécifique des LibDems, ils ont un système de "triple lock" (obtenir 3/4 d'approbation du groupe parlementaire et de l'exécutif et éventuellement des adhérents si nécessaire pour toute alliance) qui assure un processus démocratique interne. Ce système leur a déjà obtenu une garantie de vote sur la réforme électorale des deux autres partis nationaux (AV des Conservateurs, AV+ ou PR du Labour a priori) qui fait partie de leur plateforme électorale, ainsi que des éclaircissements sur une voie programmatique médiane sur l'éducation et la gestion de la dette (les lignes rouges des conservateurs étant l'Europe, l'immigration et le renouvellement de l'arsenal nucléaire sous-marin). Reste à voir le reste du paquet négocié avecle Labour dans les prochains jours. Cela peut se résumer à "faire la pute" ou à une négociation pour former une majorité parlementaire cohérente, au choix. A l'arrivée, je ne vois pas trop la différence avec une majorité plurielle en France.

7.Posté par Phil le 11/05/2010 09:54
Sur le principe, je suis d'accord avec Christophe Ginisty.

Sur le pragmatisme, je ne souhaite pas être à la place de Nick Clegg.

A Malakoff, c'est facile pour nous.
Les communistes ont fait 65%, 16% pour l'UMP et environ 7-8% pour nous.
On est dans l'opposition et on ne dois rien à personne. Si on pense que un projet est nul, on peut voter contre. Si il est correct mais qu'il a des lacunes, on peut voter blanc. Si le projet est bon, on peut voter pour. On vote ce qui nous semble bon.
On ne doit rien à l'UMP et on vote ce que bon nous semble.

Dans la majorité, c'est plus dure. On a un devoir de solidarité. Là, franchement, c'est plus dure.
C'est pour ça que faire un accord de gouvernance, c'est très délicat et très dure.


Pour la France, il y a deux tour avec un bonus pour la liste en tête en cas de triangulaire pour permettre de dégager une majorité (pour les régionales et les municipales).

Pour le Royaume Uni, le système électorale est nul, à un tour.
Nick Legg a le devoir de s'entendre pour former une majorité!!!!!!
Sinon, c'est le retour à des élections.
Et faire un accord, ce n'est pas facile.

A noter que des négociations semblent s'ouvrir avec le Labour.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/05/10/gordon-brown-annonce-sa-demission-pour-cet-automne_1349386_3214.html://

8.Posté par Christophe Ginisty le 11/05/2010 09:59
Bonjour,

Je pense avoir mal été compris. Je ne dis pas qu'il ne faut pas se parler pour faire avancer les chances de gouverner. Mon propos consiste à regretter que les LibDems se tournent vers les Tories alors tant de choses les opposent et les séparent. C'est l'alliance de la carpe et du lapin et à ce titre, j'y vois une tromperie des électeurs.

Je suis favorable aux coalitions et à la nécessité de se parler entre formations politiques. C'est bien l'une des raisons d'ailleurs qui m'avaient conduit à rejoindre le MoDem en 2007. Mais il y a des postures qui sont moins miscibles dans une coalition que d'autres.

Prenez le MoDem qui annonçait depuis l'été 2009 que toute alliance avec l'UMP lui semblait impossible en l'état des valeurs portées par le parti gouvernemental. Qu'auriez-vous dit si, au lendemain de l'élection, le MoDem s'était empressé de discuter des modalités d'une coalition avec l'UMP ?

Bref, je crois que l'alliance naturelle des LibDems doit se faire avec les travaillistes et cela me donnerait ainsi le sentiment que les formations sont en accord avec leurs valeurs et leurs promesses électorales.

9.Posté par Nicolas Mauduit le 11/05/2010 10:17
Je trouve au contraire que forcer les politiques representant des tendances différentes à se rassembler pour élaborer ensemble un programme de gouvernement est une bonne chose, même si on peut déplorer que la loi électorale ne permette pas une juste représentation des forces en présence. C'est une bonne occasion de mettre les politiques rompus à l'art oratoire en direction de leur électeurs en face de leurs responsabilités dès le début de leur mandat.

Imposer à tous le diktat d'une minorité, que cela soit celle du "premier arrivé" ou du plus godillot, n'est pas la meilleure méthode pour prendre des décisions communes difficiles qui nécessitent l'assentiment et l'adhésion du plus grand nombre - l'immobilisme et le déclin français depuis trois décennies sont là pour en témoigner.

Toute proportion gardée, c'est d'ailleurs ce qui avait été proposé pour l'organisation locale d'un parti que vous avez bien connu, même si l'exercice n'est malheureusement pas allé beaucoup plus loin.

10.Posté par Yann Le Du le 11/05/2010 10:33
@Christophe : "l'alliance naturelle des LibDems doit se faire avec les travaillistes", faut voir. Nick Clegg s'est tout autant opposé à Gordon Brown qu'à David Cameron. Maintenant que Gordon Brown a démissionné pour permettre les négociations LibDem-Labour, peut-être que les choses sont différentes... Même si les électeurs comprendraient mal d'avoir un Premier ministre travailliste qu'il n'ont pas élu pour ce poste.

Pourquoi les LibDems ont-ils commencé par discuter avec les Tories ? Tout simplement parce que les Tories sont arrivés en tête. C'est ce qu'a dit en substance Nick Clegg : "Vous êtes arrivés en tête, tirez les premiers messieurs les Tories". Après, c'est sûr que cette manière de faire est beaucoup plus britannique que française...

Nick Clegg a-t-il pour autant fait des concessions sur ses exigences ? Non. A-t-il déjà pris sa décision ? Je ne le pense pas.

Discussion. Discussion. Puis décision.

11.Posté par ArnaudH le 11/05/2010 10:40
@ Christophe: je suis d'accord, à titre personnel, sur les programmes plus facilement conciliables entre LibDems et Labour. Cependant, je réitère, il y a des promesses de campagne en cas de 'hung parliament' sur lesquelles on ne revient pas au lendemain de l'élection: négocier d'abord au parti arrivé premier dans les urnes; refus de gouverner avec Gordon Brown (en tant que PM) s'il arrive deuxième ou troisième. Ces deux actions ont eu lieu, elles sont loyales, reposent sur des choix démocratiques des électeurs et sont respectées par les trois principaux partis.

Cette première phase, celle des principes, ayant été atteinte depuis hier soir, les négociations peuvent avoir lieu avec les deux partis. Toute décision doit être approuvée par les 3/4 des parlementaires LibDems et les 3/4 de l'exécutif LibDem. Le cas échéant par la majorité des adhérents. Cela permettra d'assurer que l'offre la plus légitime sera retenue sur la base de la stabilité gouvernementale en temps de crise économique et du respect des promesses de campagne (dont la réforme électorale pour les LibDems). Mais surtout, cela permettra de s'assurer que toute alliance est conforme aux désirs de l'ensemble du parti, une décision collégiale en somme.

A titre personnel,une alliance LibDem / Conservateurs me semble aberrante car inopérante sur la politique européenne, la politique étrangère, la politique de défense et l'immigration, voire même des pans entiers de la politique économique et sociale. Une alliance Labour / LibDem / SDLP / APNI / Vert (et éventuellement SNP / PC) me semblerait une très belle initiative, extrêmement cohérente pour contourner les conservateurs et leurs alliés unionistes (DUP). Cependant je ne minimise pas le manque de stabilité potentielle d'une telle alliance avec des votes sérrés, une dépendance excessive vis-à-vis de backbenchers, des exceptions budgétaires régionales potentielles (créant une inéquité entre l'Angleterre et les autres régions) et une intérrogation sur l'identité du Leader de l'alliance, donc du Premier Ministre à venir, qui gouvernera potentiellement pendant 4,8 ans sans avoir été approuvé en tant que leader par les britanniques, uniquement son parti. Si la question est posée aux adhérents LibDems, mon vote ira dans le sens de l'alliance Labour / LibDem / Verts / Régionalistes, cependant je comprends parfaitement ses problématiques et les préférences de certains pour un gouvernement plus stable avec les conservateurs (une nouvelle élection pouvant créer le même résultat voire être très défavorable aux partis sans ressources post-période électorale; le refus de gouverner pouvant être perçu comme une faiblesse majeur des LibDems). Si cette dernière option, celle d'une alliance Conservateurs / LibDems, était choisie par le parti, je le quitterai car je n'adhère pas personnellement à une alliance avec des eurosceptiques primaires, des suiveurs de toute politique américaine aussi destructrice soit-elle (bien qu'on pourrait faire la même critique au New Labour ces dernières années), et quelques backbenchers climatosceptiques et / ou homophobes (sur ces derniers points, le Labour a aussi ses sorcières).

12.Posté par Christophe Ginisty le 11/05/2010 11:22
ArnaudH -> Merci de ces précisions.
Nous sommes donc globalement d'accord.

Yann -> Gordon Brown n'a pas démissionné, il a promis de le faire de la tête de son parti. C'est une petite nuance mais elle a son importance.

13.Posté par Canard_Orange le 11/05/2010 19:47
Le premier ministre anglais s'est fait Nick Clegg ...

14.Posté par FrédéricLN le 11/05/2010 22:33
Christophe : deux petites précisions certes en marge de ton propos (et je n'ai rien à ajouter à ce qui a été très bien dit par mes collègues démocrates ci-dessus !).

1) de nombreux leaders Labour étaient défavorables à un accord avec les Lib Dems. Quand on n'est déjà pas majoritaire, il faut au moins être décidés à s'entendre. Voir ce qui est arrivé à "Le Rassemblement" lancé par Peillon-DCB-Hue et démoli par S. Royal-C. Bartolone-etc. : les Lib Dems ne pouvaient pas s'allier avec un parti qui ne voulait pas d'eux. http://www.guardian.co.uk/politics/2010/may/11/general-election-2010-live-blog

2) ton billet écrit que Nick Clegg "a perdu un nombre significatif de sièges", ce qui est un peu excessif. Tout d'abord les LibDems ont gagné des voix et font, je crois, leur 2ème meilleur score depuis 1929. Ensuite ils ont perdu 5 sièges sur 62 sortants et sur un total de 650 députés. Certes, un nombre de sièges est significatif à partir de 1 ... eh bien justement, leur groupe devrait compter 58 sièges (et non 57) car leur parti frère en Irlande du Nord, l'Alliance, a gagné son premier siège.

Enfin, si ta question était : dans la situation de crise actuelle, le MoDem devrait-il accepter d'entrer dans un gouvernement de salut public, j'ai aussi une réponse pour ça : oui, si ce gouvernement est engagé à réaliser dès sa première semaine :
* un changement de mode de scrutin législatif (proportionnelle, non-cumul) ;
* l'abrogation immédiate du paquet fiscal
* la suppression du Ministère de l'Identité Nationale
* une clause d'équilibre budgétaire dans la Constitution
* la taxe carbone, avec une planification année par année de son augmentation
* lancer l'unification du système de retraites et l'instauration d'une répartition à l'équilibre financier
* négocier un gouvernement macro-économique européen fondé sur un pacte de stabilité durable.

Si cela signifie : quand les poules auront des dents, eh bien : quand les poules auront des dents.

15.Posté par Nicolas Mauduit le 11/05/2010 23:30
@FrédéricLN En situation de mise en place d'un gouvernement de salut public (et non de salut d'un parti en perte de vitesse), les exigences sont plus dictées par la situation que par le dogme ou l'électorat... et en situation de coalition (comme en Angleterre) les exigences sont à moduler selon le pouvoir de nuisance et les scores (pour filer la métaphore : le MoDem, combien de divisions?)

Cela dit, je ne crois pas que votre liste soit rédibitoire, ni à gauche, ni à droite, si l'on considère que certains paramètres ne sont pas arretés et donc laissent place à négociation (quel part de proportionnelle, quel délais et niveaux pour la taxe carbone, les retraites unifiées ou le pacte de stabilité...). Jouable en cas de coalition, donc?

Pas si simple, en France nous ne sommes pas dans un régime parlementaire mais présidentiel.

16.Posté par Sibemol83 le 17/05/2010 11:06

Pedigree d’un homme politique de 43 ans qui cristallise les espoirs progressistes dans son pays.
... Ne rêvez pas, il n’est pas français !

Nick Clegg a des origines russes par son père (qui a fait carrière dans la banque et occupe actuellement des fonctions d'administrateur d’une Fondation anglo-japonaise) et son arrière-arrière grand-père fut ministre de la Justice du Sénat de l'Empire Russe.
Son arrière grand-tante, baronne était écrivain. Sa mère est d’origine néerlandaise.

Dans son enfance, Nick parle indifféremment le néerlandais et l'anglais.
Il parle aussi français, allemand et espagnol.


Après des études secondaires à la Westminster School, il intègre le Robinson College de l'Université de Cambridge où il étudie l'archéologie et l'anthropologie.
Il part ensuite aux Etats-Unis où il soutient une thèse de philosophie politique à l'Université du Minnesota puis il rejoint la Belgique et obtient un master au Collège d’Europe.

>>>>>>>> Fermez le ban, nous n’avons plus qu’à lui souhaiter bonne chance !

Nous pouvons également prier pour que l’agencement du dispositif français se réclamant de la méritocratie puisse faire émerger de nos 65 millions de compatriotes un tel leader en espérant que notre potentiel le permette et que notre système supporte qu’il puisse se faire connaître dans un délai salutaire lui épargnant (au plus grand bénéfice de la collectivité) d’avoir à se perdre plusieurs dizaines d’années dans les méandres politiciennes polluantes.

Sibemol83
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