Nomination de Stéphane Richard : un autre ami de Sarkozy récompensé
Après la nomination de Pérol à la tête de l'ensemble formé par la fusion des Banques Populaires et des Caisses d'épargne, l'adoubement d'un ancien collaborateur à la tête de la Société Générale, voici un ami très fidèle à la tête (dans deux ans) de France Télécom : Stéphane Richard. Le plus étonnant dans l'histoire, c'est que cela ne fasse réagir personne.
Qui est Stéphane Richard ? L'actuel directeur de cabinet de Christine Lagarde ? Mais encore ? Le futur patron de France Télécom sur décision de l'Elysée ? Mais encore ? Un ami intime de Nicolas Sarkozy. Voici en quelques mots le parcours de celui qui vient d'être désigné pour succéder à Didier Lombard à la tête de l'opérateur historique. Ancien de la Générale des Eaux, il a dirigé le regroupement des activités immobilières de Vivendi sous l'autorité de Jean-Marie Messier avec l'aide d'un jeune avocat d'affaires,... Nicolas Sarkozy. Lorsque JMM se sépare de ses activités dans l'immobilier en 2000, c'est Stéphane Richard qui est toujours aux commandes et, avec l'aide de fonds d'investissements, il pilote le LBO qui va aboutir à la création de Nexity dont il devient président et dont il détient 5% des parts. Mais les conditions de ce LBO inquiètent la Direction Générale des Impôts qui va infliger en 2006 un redressement d'un montant considérable à Stéphane Richard. Ce contentieux va trouver son épilogue en 2007 alors que Stéphane Richard est... directeur de cabinet du ministre de l'économie (ministère de tutelle de la DGI). Pour clore l'affaire, il va faire un chèque de 660.000 euros en guide de solde de tout compte. C'est Nicolas Sarkozy qui décore Stéphane Richard de la Légion d'Honneur en 2006 en lui adressant ce message d'amour : "Tu es riche, tu as une belle maison, tu as fait fortune... Peut-être y parviendrai-je moi-même." Enfin, selon Laurent Mauduit, auteur du livre Sous le Tapie, c'est Stéphane Richard qui aurait donné les instructions pour aller en arbitrage dans l'affaire Tapie. Voilà. Dans quelques jours, il se retrouvera à la tête des activités internationales de France Télécom avant d'en prendre la tête dans deux ans. Un ami fidèle du président se retrouvera alors à la tête du premier opérateur de telecoms français, opérateur mobile, fournisseur d'accès à Internet mais aussi, et on l'oublie trop souvent, diffuseur de télévision. Voici une nouvelle illustration de ce que dénonce François Bayrou dans son libre Abus de Pouvoir. Nous sommes encore dans le mélange des genres, dans la collusion et le copinage. Avons-nous le devoir de dénoncer ces pratiques ou devons-nous laisser faire sans rien dire ? A vous de voir. Rédigé par Christophe Ginisty le Lundi 18 Mai 2009
Commentaires articles
Nouveau commentaire :
Dans la même rubrique :
|
Commentaires
Sur mon blog pro...
|
|



















Que pourrons-nous retenir du quinquennat de Nicolas Sarkozy ?



