Petite chronique sur le pessimisme des français
La semaine dernière, une étude a été publiée révélant que les français étaient les plus pessimistes du monde.
J'ai trouvé cette information assez triste à plus d'un titre et pas uniquement parce qu'il m'a rappelé le supplice de mon bac philo dont le sujet était : "Peut-on être optimiste quand on est réaliste ?" (il y a des choses comme ça dont on se souvient toute la vie). A l'époque, je n'avais pas été très brillant, récoltant d'un minable 7/20 à l'épreuve. Je ne vais donc pas vous faire une dissertation sur le sujet. Je suis tout le contraire du pessimiste, à tel point que je me demande parfois comment on peut l'être. Mais quand j'écoute aujourd'hui la publication des chiffres du chômage qui sont une nouvelle fois catastrophiques, je trouve qu'ils portent effectivement en eux tous les stigmates du pessimisme. Ce vieux pays n'a pas confiance en l'avenir et ça se répercute dans les chiffres qui viennent d'être rendus publics. Que peut-on trouver de plus révélateur en effet qu'un pays qui ne sait pas offrir du travail à ses jeunes et qui n'a pas non plus confiance dans ses aînés pour continuer à produire de la valeur ? Le "Président du plein emploi" tel qu'il s'imaginait en 2007 a beau promettre des annonces fracassantes dans les prochains jours, la France est en récession morale et c'est une situation qui m'attriste. Le mal est profond. Il trouve ses origines dans une classe politique et une administration qui sclérosent le pays et le conduisent à la dépression. Dans son système éducatif également, inadapté au monde du travail et qui cultive l'art absurde du classement et de la sanction. Je suis heureux d'avoir misé une partie de mes efforts sur l'éventualité d'une carrière internationale dans un environnement innovant (les nouvelles technologies) entièrement tourné vers l'avenir et donc optimiste par nature. En tant que père, j'essaye depuis toujours de transmettre cette ouverture à mes enfants et le fait que l'aînée étudie dans une grande école canadienne me réjouit. Je ressens déjà chez elle cette forme d'optimisme qui est nourrie par la conscience d'avoir des professeurs qui misent sur son potentiel et la certitude que le terrain de jeu est mondial. Finalement, la solution anti-pessimiste réside peut-etre dans la capacité des uns et des autres à élargir son horizon et à cesser de croire que la France est le centre du monde. Rédigé par Christophe Ginisty le Lundi 26 Décembre 2011
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Heureux, les simples d'envie, le royaume des voeux leur appartient !




