Pour Mélenchon, l'élimination de Julien Dray est l'oeuvre de Manuel Valls
Il n'y a pas qu'au MoDem, et loin de là, que les gens s'agitent à quelques semaines des votes pour les investitures aux régionales. Il y a quelques jours, les franciliens apprenaient par la presse que Julien Dray était indésirable pour porter les couleurs du PS dans l'Essonne et que ce serait le suppléant de Manuel Valls, Maire d'Evry, qui s'y collerait. Manuel Valls a enchaîné les interviews pour compatir au sort de Dray, empêtré dans ses affaires judiciaires.
Hier, Jean-Luc Mélenchon a donné sa version des faits sur son blog perso. Une version qui tranche singulièrement avec celle de Valls : « "J’ai été trop longtemps militant en Essonne pour m’en désintéresser totalement à présent. Mais si je relève comment a procédé la commission exécutive fédérale du PS dans ce département, c’est parce qu’elle soulève une question de principe en général. Je commence par dire que je connais bien cette instance socialiste dans laquelle j’ai siégé vingt huit ans. Mon portrait est encore accroché dans le couloir qui conduit dans la salle de délibérations, avec ceux de tous les autres premiers secrétaires fédéraux qui ont dirigé cette fédération depuis 1971. Je connais aussi presque tous ceux qui y siègent aujourd’hui. Aujourd’hui l’homme fort du département est Manuel Valls qui tient les commandes essentielles. Le président du conseil général est son vassal et le premier secrétaire son employé. Rien ne se fait sans son avis. Je connais. J’ai tenu le rôle. C’est donc lui l’auteur de l’élimination de Dray avec l’appui enthousiaste de tous ceux qui tueraient père et mère pour qu’une place se libère et permette à la file d’attente des petits vassaux d’avancer d’un cran vers la lumière de l’élection automatique. Tout cela en ayant un œil sur les futures élections territoriales à la sauce Sarkozy. En effet leur savoureuse liste annexe de candidat à élire à la proportionnelle permettront aux bien placés d’aujourd’hui de se maintenir en fonction demain. Dès lors il faut lire ce que dit Manuel Valls et les larmes qu’il jette sur le sort de Dray comme un record d’hypocrisie. Tel est aujourd’hui le PS. Ce n’est certes pas mon affaire et je n’oublie rien des coups que Dray m’a porté dans ce département du temps où je m’échinais moi aussi dans ce monde kafkaïen. Mais une fois de plus c'est de notre rapport à la justice, nous gens de gauche, dont il est question. Je note la performance lamentable de ces champions de la morale en face de Julien Dray. » (Source : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2009/11/tous-les-innocents-seront-ils-forcement-coupables/) Ca se passe de commentaire. Rédigé par Christophe Ginisty le Jeudi 26 Novembre 2009
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Martine Aubry, enfin soulagée !!!



