S'il y a bien un truc qui s'apparente à la fameuse quête de Dom Quichotte et sa rencontre fatale avec les moulins, c'est bien la bataille permanente que des gens comme moi mènent depuis des années pour tenter d’intéresser quelques grands récalcitrants à l’importance des réseaux sociaux.
En ce bas monde, il y a trois types de personnes, ceux qui sont nés dedans, ceux qui s’y sont intéressés et les autres.
Le problème, c’est que ces "autres", ceux qui n’y ont trouvé aucun intérêt, ne se sont pas contentés de passer leur chemin, ils ont développé une forme de dédain haineux à l’encontre de tout ce qui s’y passait. Ils ont justifié leur absence d’intérêt par des déclarations définitives sur la futilité grotesque de ces espaces où se créait néanmoins un nouveau lien social en leur absence.
Tout pourrait être pour le mieux dans le meilleur des mondes si l’évidence ne les avaient pas rattrapés et si nous qui faisons de l’évangélisation, n’étions pas forcés aujourd’hui de les former pour les aider à rattraper un retard considérable.
Or, ces formations ne servent à rien !
Que les innombrables formateurs qui sévissent sur le sujet daignent me pardonner ce jugement tranché qui risquerait de mettre à mal la fertilité de leur carnet de commandes mais je le répète, on ne peut pas former quelqu’un qui ne s’intéresse pas aux réseaux sociaux et, pour deux raisons.
La compréhension de la matière repose sur l’expérimentation
On peut toujours balancer des chiffres, des stats, des infos sur qui fait quoi online, sur les habitudes des « likers », sur les socio-types, j’en passe et des études, sur la « netiquette », éduquer sur le jargon et expliquer ce qu'est un "poke", on ne fera jamais comprendre la réalité de ce phénomène à quelqu’un qui ne l’utilise pas intensément pour lui-même et par lui-même.
Apprendre Facebook, Twitter et LinkedIn a un type qui n’a jamais créé de profil et qui n’a jamais expérimenté la vertu relationnelle ou la pénibilité de ces outils est voué à l’échec. C’est comme tenter d’apprendre à nager à une enclume.
En revanche, il est possible et même utile de concevoir des formations qui démontrent tout l’intérêt que peuvent avoir ces réseaux dans la gestion de la réputation, ceci afin de déclencher la volonté de s’y plonger et de les utiliser.
L’utilisation est si comportementale qu’elle en est singulière et existentielle
La deuxième raison qui rend la formation aux réseaux sociaux aussi inefficace est qu’il s’agit là d’une activité guidée par les comportements individuels. Chacun utilise les réseaux sociaux en fonction de ses intérêts personnels et professionnels, chacun y poursuit une quête individuelle et tout cela fait que les usages sont infiniment singuliers.
Tenter de former les gens aux réseaux sociaux, c’est un peu comme si vous vous mettiez en tête de former les gens à marcher dans les rues. Il y en a qui se baladent, d’autres qui courent après un train qu’ils ont peur de louper, d’autres encore qui vont au boulot, qui en sortent, qui en ont plein les bottes, qui ont mal au pied, au dos, qui ont froid,…
Chacun se comporte différemment sur les réseaux sociaux en fonction de son état, son environnement, son but dans la vie et à l’instant présent.
C’est cela qui fait leur richesse. C’est aussi cela qui les rend leur approche complexe.
Poursuivre l’objectif de former les gens à l’utilisation des réseaux sociaux est aussi délicat que de les former à « être » et ce n’est pas franchement la mission première d’un conseil.
En presque 10 ans d’existence du phénomène, le meilleur conseil que j’ai pu donner à des gens qui me demandaient de les former aux réseaux sociaux a toujours été de leur recommander de les utiliser de la manière la plus spontanée possible et de revenir vers moi avec leur retour d’expérience.
Ce n’est qu’à partir de ce stade que l’on peut démarrer un processus de formation.
En ce bas monde, il y a trois types de personnes, ceux qui sont nés dedans, ceux qui s’y sont intéressés et les autres.
Le problème, c’est que ces "autres", ceux qui n’y ont trouvé aucun intérêt, ne se sont pas contentés de passer leur chemin, ils ont développé une forme de dédain haineux à l’encontre de tout ce qui s’y passait. Ils ont justifié leur absence d’intérêt par des déclarations définitives sur la futilité grotesque de ces espaces où se créait néanmoins un nouveau lien social en leur absence.
Tout pourrait être pour le mieux dans le meilleur des mondes si l’évidence ne les avaient pas rattrapés et si nous qui faisons de l’évangélisation, n’étions pas forcés aujourd’hui de les former pour les aider à rattraper un retard considérable.
Or, ces formations ne servent à rien !
Que les innombrables formateurs qui sévissent sur le sujet daignent me pardonner ce jugement tranché qui risquerait de mettre à mal la fertilité de leur carnet de commandes mais je le répète, on ne peut pas former quelqu’un qui ne s’intéresse pas aux réseaux sociaux et, pour deux raisons.
La compréhension de la matière repose sur l’expérimentation
On peut toujours balancer des chiffres, des stats, des infos sur qui fait quoi online, sur les habitudes des « likers », sur les socio-types, j’en passe et des études, sur la « netiquette », éduquer sur le jargon et expliquer ce qu'est un "poke", on ne fera jamais comprendre la réalité de ce phénomène à quelqu’un qui ne l’utilise pas intensément pour lui-même et par lui-même.
Apprendre Facebook, Twitter et LinkedIn a un type qui n’a jamais créé de profil et qui n’a jamais expérimenté la vertu relationnelle ou la pénibilité de ces outils est voué à l’échec. C’est comme tenter d’apprendre à nager à une enclume.
En revanche, il est possible et même utile de concevoir des formations qui démontrent tout l’intérêt que peuvent avoir ces réseaux dans la gestion de la réputation, ceci afin de déclencher la volonté de s’y plonger et de les utiliser.
L’utilisation est si comportementale qu’elle en est singulière et existentielle
La deuxième raison qui rend la formation aux réseaux sociaux aussi inefficace est qu’il s’agit là d’une activité guidée par les comportements individuels. Chacun utilise les réseaux sociaux en fonction de ses intérêts personnels et professionnels, chacun y poursuit une quête individuelle et tout cela fait que les usages sont infiniment singuliers.
Tenter de former les gens aux réseaux sociaux, c’est un peu comme si vous vous mettiez en tête de former les gens à marcher dans les rues. Il y en a qui se baladent, d’autres qui courent après un train qu’ils ont peur de louper, d’autres encore qui vont au boulot, qui en sortent, qui en ont plein les bottes, qui ont mal au pied, au dos, qui ont froid,…
Chacun se comporte différemment sur les réseaux sociaux en fonction de son état, son environnement, son but dans la vie et à l’instant présent.
C’est cela qui fait leur richesse. C’est aussi cela qui les rend leur approche complexe.
Poursuivre l’objectif de former les gens à l’utilisation des réseaux sociaux est aussi délicat que de les former à « être » et ce n’est pas franchement la mission première d’un conseil.
En presque 10 ans d’existence du phénomène, le meilleur conseil que j’ai pu donner à des gens qui me demandaient de les former aux réseaux sociaux a toujours été de leur recommander de les utiliser de la manière la plus spontanée possible et de revenir vers moi avec leur retour d’expérience.
Ce n’est qu’à partir de ce stade que l’on peut démarrer un processus de formation.















Opinion : Cela a-t-il encore un sens de vouloir être populaire à l’heure des médias sociaux ?





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