Christophe Ginisty

Quatrième épisode de ma rétrospective 2010 : l'année régressive


Rédigé le Mercredi 29 Décembre 2010



Quatrième épisode de ma rétrospective 2010 : l'année régressive
C'était une promesse forte de campagne, c'était un geste fort lors de la constitution du tout premier gouvernement Fillon, le développement durable et l'écologie devaient occuper une place centrale et prioritaire dans la politique voulue par le Président Sarkozy.

Il y eut ensuite le Grenelle de l'environnement dont les conclusions donnèrent lieu à la venue du Prix Nobel de la Paix, Al Gore, présent à Paris pour cautionner moralement et encourager l'initiative de la France.

Puis il y eut ce 6 mars 2010, date de la visite de Nicolas Sarkozy sur le salon de l'agriculture où il prononça cette formule en guise de sentence :

"L'environnement, ça commence à bien faire"

Le ton de l'année 2010 était donné : une régression sans précédent, un virage à 180 degrés, la mort d'une ambition politique, une fin de non recevoir à celles et ceux qui crurent en la sincérité écologiste du chef de l'état. Ensemble, tout devient possible ? Sauf évidemment le respect des promesses et de l'environnement.

Le 23 mars, au lendemain de la défaite aux élections régionales, le gouvernement continuait dans sa régression en enterrant de manière pitoyable la taxe carbone. Il fallait donner des gages à une droite désemparée, rassembler son électorat, au diable le développement durable !

En novembre dernier, lors du remaniement ministériel très politique, le portefeuille de l'écologie a quitté son rang de ministère le plus important dans l'ordre protocolaire, l'énergie est partie voir ailleurs s'abriter sous une autre tutelle, clôturant ainsi une année à contre courant de l'histoire.

Car à l'heure du réchauffement climatique et alors que l'urgence environnementale ne fait aucun doute, le gouvernement de la France marche à reculons dans l'un des anachronismes les plus stupéfiants de l'histoire.

Mais bon, que voulez-vous, il y a une élection à regagner dans moins de deux ans et l'électorat traditionnel de l'UMP ainsi que celui de l'extrême droite si savamment séduit au cours de ces derniers mois, semblent apparemment se contre-foutre du sort de notre petite planète en nourrissant l'idée que les verbes protéger et survivre sont des concepts de gauche. 

Il n'en fallait pas plus que pour que Nicolas Sarkozy, avec le cynisme qui le caractérise, adresse un doigt  d'honneur aux générations futures. C'est donc ce qu'il a fait en 2010.


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