Evidemment, vous vous doutez bien que le titre choisi pour cette note est volontairement provocateur. Je vous rassure, je n'ai pas encore décidé de changer ni de métier ni de secteur d'activité et encore moins de passion pour la révolution numérique.
Si j'affirme néanmoins qu'il est temps d'arrêter de s'intéresser aux réseaux sociaux, c'est que je suis convaincu que nous passons trop de temps à nous focaliser sur le contenant au détriment du contenu.
Les réseaux sociaux ne sont pas en eux-mêmes l'intégralité d'un phénomène. L’important est à rechercher dans les comportements qu’ils autorisent et qu’ils ont permis de libérer massivement. C’est comme pour Internet, ce qui compte n’est pas le réseau physique en lui-même mais ce que nous en faisons.
La planète entière et le monde de la communication en particulier ont été subjugués par l’arrivée des réseaux sociaux. Ces derniers ont tout bousculé, tout changé, tout redéfini dans la relation des marques, des organisations avec leurs parties prenantes.
Mais maintenant que tout le monde (ou presque) y est et a développé sa présence active, maintenant que l’essentiel des conversations s’y est transporté, le contenant est devenu banal, presque négligeable puisqu’il fait partie de l’équation de base.
A quoi faut-il donc s’intéresser maintenant ?
Aux comportements et principalement aux comportements ! La dimension technologique continue sa dissolution inexorable et irréversible dans l’humain. Nous qui sommes les contemporains de ce phénomène et qui travaillons sur l’influence et la gestion de la réputation, il faut que nous sachions prendre la même distance vis-à-vis du réseau lui-même pour nous intéresser désormais aux dimensions anthropologiques, sociologiques et psychologiques qui en font un écosystème vivant.
Prenons un exemple simple.
Beaucoup de gens parlent de la « gamification » comme d’un phénomène technologique majeur. De quoi s’agit-il ? Tout simplement de l’extension des logiques de jeu en ligne aux relations entre les marques et les consommateurs.
Cela peut prendre l’allure d’un jeu concours pour attirer des fans. Mais c’est aussi la propension naturelle des internautes à se réunir dans un esprit ludique pour démarrer, alimenter et faire grandir une conversation. C’est un fait majeur du web social, les individus jouent à tout et à n’importe quoi quand ils sont en ligne et ce que l’on appelle le « buzz », véritable graal des communicants est bien souvent animé par le goût du jeu.
Ce qui m’intéresse dans ce phénomène n’est pas tellement les technologies ou les applications qui permettent de déployer ces jeux mais de comprendre pourquoi et comment les individus rassemblés sur Internet ont une telle propension à céder à ces logiques.
Lorsque les entreprises auront compris comment ces comportements se mettent en place et comment ils se déploient, ils auront fait un pas en avant dans l’appréhension des phénomènes de buzz (positifs ou négatifs) et cela leur servira à éventuellement mieux gérer les crises.
La conférence que l’IPRA et le SYNTEC-RP organisent conjointement le 11 janvier prochain et dont j’avais parlé ici, tentera d’aborder ces phénomènes en allant au-delà de l’enthousiasme devenu un peu stérile et béat pour les réseaux sociaux pour aller nous intéresser à la puissance des comportements.
Les intervenants seront choisis sur cette promesse.
A suivre...
Si j'affirme néanmoins qu'il est temps d'arrêter de s'intéresser aux réseaux sociaux, c'est que je suis convaincu que nous passons trop de temps à nous focaliser sur le contenant au détriment du contenu.
Les réseaux sociaux ne sont pas en eux-mêmes l'intégralité d'un phénomène. L’important est à rechercher dans les comportements qu’ils autorisent et qu’ils ont permis de libérer massivement. C’est comme pour Internet, ce qui compte n’est pas le réseau physique en lui-même mais ce que nous en faisons.
La planète entière et le monde de la communication en particulier ont été subjugués par l’arrivée des réseaux sociaux. Ces derniers ont tout bousculé, tout changé, tout redéfini dans la relation des marques, des organisations avec leurs parties prenantes.
Mais maintenant que tout le monde (ou presque) y est et a développé sa présence active, maintenant que l’essentiel des conversations s’y est transporté, le contenant est devenu banal, presque négligeable puisqu’il fait partie de l’équation de base.
A quoi faut-il donc s’intéresser maintenant ?
Aux comportements et principalement aux comportements ! La dimension technologique continue sa dissolution inexorable et irréversible dans l’humain. Nous qui sommes les contemporains de ce phénomène et qui travaillons sur l’influence et la gestion de la réputation, il faut que nous sachions prendre la même distance vis-à-vis du réseau lui-même pour nous intéresser désormais aux dimensions anthropologiques, sociologiques et psychologiques qui en font un écosystème vivant.
Prenons un exemple simple.
Beaucoup de gens parlent de la « gamification » comme d’un phénomène technologique majeur. De quoi s’agit-il ? Tout simplement de l’extension des logiques de jeu en ligne aux relations entre les marques et les consommateurs.
Cela peut prendre l’allure d’un jeu concours pour attirer des fans. Mais c’est aussi la propension naturelle des internautes à se réunir dans un esprit ludique pour démarrer, alimenter et faire grandir une conversation. C’est un fait majeur du web social, les individus jouent à tout et à n’importe quoi quand ils sont en ligne et ce que l’on appelle le « buzz », véritable graal des communicants est bien souvent animé par le goût du jeu.
Ce qui m’intéresse dans ce phénomène n’est pas tellement les technologies ou les applications qui permettent de déployer ces jeux mais de comprendre pourquoi et comment les individus rassemblés sur Internet ont une telle propension à céder à ces logiques.
Lorsque les entreprises auront compris comment ces comportements se mettent en place et comment ils se déploient, ils auront fait un pas en avant dans l’appréhension des phénomènes de buzz (positifs ou négatifs) et cela leur servira à éventuellement mieux gérer les crises.
La conférence que l’IPRA et le SYNTEC-RP organisent conjointement le 11 janvier prochain et dont j’avais parlé ici, tentera d’aborder ces phénomènes en allant au-delà de l’enthousiasme devenu un peu stérile et béat pour les réseaux sociaux pour aller nous intéresser à la puissance des comportements.
Les intervenants seront choisis sur cette promesse.
A suivre...















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