Demain matin aura lieu le Conseil National du Mouvement Démocrate. Un moment que j'attends avec impatience depuis la déroute des européennes.
Le dimanche 7 juin au soir, j'étais au siège du Mouvement Démocrate. J'y suis arrivé vers 18h30. J'avais déjà des estimations précises sur le résultat et je savais que la soirée allait être morose. Je suis monté dans les étages. Au premier sur le plateau. On m'a prié avec peu d'élégance de m'en aller, l'accès étant réservé à la "cellule résultats" composée de gens qui arboraient une mine à juste titre déconfite. Je ne suis pas monté au deuxième étage et je suis redescendu dans la cour au milieu des journalistes et des rares militants présents ce soir là.
Et là, j'ai contemplé le gâchis. J'ai mesuré à quel point, pour reprendre l'excellente formule de Jean-François Kahn, nous avions archi-perdu une élection archi-gagnable. Les journalistes étaient interrogatifs quant à l'heure de la prestation de François Bayrou et essayaient de se mettre quelque chose sous la dent un interrogeant les quelques cadres présents. C'est à ce moment là que je me suis dit qu'il fallait réagir, tenter de sauver le MoDem et que nous étions vraiment à terre.
J'ai attendu d'avoir une réaction de François Bayrou ou de Marielle de Sarnez. Rien. Silence radio. Même pas un mot aux colistiers et il a fallu que j'écrive le mercredi matin pour que nos dirigeants reprennent la voix de la communication. Mais l'idée de créer Les Promoteurs est venue le mardi qui a suivi l'élection.
Le 9 juin au matin, François Bayrou s'est présenté au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe1 pour livrer son tout premier commentaire public après la défaite aux européennes. C'est là qu'il a comparé son emportement au coup de boule de Zidane. Il se justifiait mais ne parlait pas d'avenir. Il revenait sur l'échec sans évoquer une nécessaire prise de décision. En l'écoutant, j'ai eu le sentiment qu'il n'avait pas du tout pris la mesure de cet échec électoral et puis, je dois bien le dire, j'ai très mal vécu le fait qu'il ne prenne pas la peine de s'adresser aux militants avant d'aller dans les médias. Car, à mes yeux, un chef est avant tout quelqu'un qui se préoccupe de ses troupes. J'ai décidé d'agir et de me rebeller.
Pour être tout à fait honnête, au début nous étions deux pour lancer cette initiative. Mais mon compagnon de route a préféré renoncer, estimant qu'il n'était pas pertinent de donner un écho médiatique à cette lettre ouverte. Je pensais le contraire.
Il y a quelques heures, un ami m'a dit qu'il avait été très étonné que je lance une telle initiative. Connaissant mon affection pour François Bayrou, il pensait même que Les Promoteurs était en réalité une manoeuvre téléguidée par la direction du mouvement elle-même, pour canaliser les mécontents dans les mains d'un fidèle. Cela n'a jamais été le cas.
Trois semaines après le lancement de cet appel, je ne regrette rien. Je l'ai fait en mon âme et conscience en envoyant un message d'exigence et d'urgence à nos dirigeants. J'ai tenté à chaque instant d'être constructif, fidèle à la promesse que j'avais faite aux premiers signataires. J'ai ce soir la faiblesse de croire que l'exposition médiatique a eu pour conséquence de les presser dans leur prise de décision. J'ai aussi la faiblesse d'imaginer que l'activisme des Promoteurs aura peut-être permis de remotiver quelques militants sur le départ en leur proposant un combat dont ils pouvaient endosser les habits.
La suite ? Elle s'écrira demain matin.
Le dimanche 7 juin au soir, j'étais au siège du Mouvement Démocrate. J'y suis arrivé vers 18h30. J'avais déjà des estimations précises sur le résultat et je savais que la soirée allait être morose. Je suis monté dans les étages. Au premier sur le plateau. On m'a prié avec peu d'élégance de m'en aller, l'accès étant réservé à la "cellule résultats" composée de gens qui arboraient une mine à juste titre déconfite. Je ne suis pas monté au deuxième étage et je suis redescendu dans la cour au milieu des journalistes et des rares militants présents ce soir là.
Et là, j'ai contemplé le gâchis. J'ai mesuré à quel point, pour reprendre l'excellente formule de Jean-François Kahn, nous avions archi-perdu une élection archi-gagnable. Les journalistes étaient interrogatifs quant à l'heure de la prestation de François Bayrou et essayaient de se mettre quelque chose sous la dent un interrogeant les quelques cadres présents. C'est à ce moment là que je me suis dit qu'il fallait réagir, tenter de sauver le MoDem et que nous étions vraiment à terre.
J'ai attendu d'avoir une réaction de François Bayrou ou de Marielle de Sarnez. Rien. Silence radio. Même pas un mot aux colistiers et il a fallu que j'écrive le mercredi matin pour que nos dirigeants reprennent la voix de la communication. Mais l'idée de créer Les Promoteurs est venue le mardi qui a suivi l'élection.
Le 9 juin au matin, François Bayrou s'est présenté au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe1 pour livrer son tout premier commentaire public après la défaite aux européennes. C'est là qu'il a comparé son emportement au coup de boule de Zidane. Il se justifiait mais ne parlait pas d'avenir. Il revenait sur l'échec sans évoquer une nécessaire prise de décision. En l'écoutant, j'ai eu le sentiment qu'il n'avait pas du tout pris la mesure de cet échec électoral et puis, je dois bien le dire, j'ai très mal vécu le fait qu'il ne prenne pas la peine de s'adresser aux militants avant d'aller dans les médias. Car, à mes yeux, un chef est avant tout quelqu'un qui se préoccupe de ses troupes. J'ai décidé d'agir et de me rebeller.
Pour être tout à fait honnête, au début nous étions deux pour lancer cette initiative. Mais mon compagnon de route a préféré renoncer, estimant qu'il n'était pas pertinent de donner un écho médiatique à cette lettre ouverte. Je pensais le contraire.
Il y a quelques heures, un ami m'a dit qu'il avait été très étonné que je lance une telle initiative. Connaissant mon affection pour François Bayrou, il pensait même que Les Promoteurs était en réalité une manoeuvre téléguidée par la direction du mouvement elle-même, pour canaliser les mécontents dans les mains d'un fidèle. Cela n'a jamais été le cas.
Trois semaines après le lancement de cet appel, je ne regrette rien. Je l'ai fait en mon âme et conscience en envoyant un message d'exigence et d'urgence à nos dirigeants. J'ai tenté à chaque instant d'être constructif, fidèle à la promesse que j'avais faite aux premiers signataires. J'ai ce soir la faiblesse de croire que l'exposition médiatique a eu pour conséquence de les presser dans leur prise de décision. J'ai aussi la faiblesse d'imaginer que l'activisme des Promoteurs aura peut-être permis de remotiver quelques militants sur le départ en leur proposant un combat dont ils pouvaient endosser les habits.
La suite ? Elle s'écrira demain matin.















Auto-censure : Tout ce que j'écris sera-t-il retenu contre moi ?





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