J'ai écouté attentivement le Président de la République hier soir. Je dois dire que j'ai fait un effort considérable car ce type devient totalement inaudible et c'est un supplice de l'entendre débiter son texte avec ce ton saccadé et autoritaire qui dissimule trop mal son incapacité à faire le job pour lequel il a été élu. Il n'a pas parlé aux français, il a parlé aux militants de l'UMP réunis autour de lui, se délectant des applaudissements comme au bon vieux temps où il était candidat à l'élection présidentielle. Il a surtout parlé de lui au milieu de ses fidèles, il a surtout voulu dire qu'il avait tout bien fait, qu'il avait raison en tout et que, comme toujours, ceux qui critiquent sont des cons.
Il laisse les patrons se débrouiller eux-mêmes
Il a mis en scène son courage politique sans finalement en faire preuve sur les des deux sujets du moment : les parachutes dorés et les stock options. Deux sujets sur lesquels il est totalement coincé car il ne peut pas légiférer en la matière sous peine de divorcer avec le coeur de son électorat libéral. Du coup, il préfère refiler la patate chaude aux partenaires sociaux, bien pratiques en l'espèce. C'est assez triste d'ailleurs de le voir tenter de nous embrouiller sur la question. Lui qui ne se gène pas pour imposer des lois sans concertation lorsqu'il en a envie, le voilà tout à coup tout miel pour attendre le moment où les partenaires sociaux auront pris l'initiative de la discussion. Autant vous le dire tout de suite : il n'y aura pas de loi pour encadrer ces pratiques.
Il stigmatise une jeunesse en difficulté
Et puis il y a eu ce moment où le candidat Sarkozy est redevenu Ministre de l'intérieur. Surréaliste cette "sortie" sur le délit d'appartenir à une bande. On croit rêver et on se demande bien où se situe l'urgence. En fait, c'est un appât qu'on lance à l'opinion publique pour qu'elle se détourne du sujet principal. S'il faut que les lois de la République s'appliquent partout sur le territoire, c'est une mauvaise idée répressive, un mauvais délire, d'imaginer que l'on va interdire aux jeunes de se réunir et d'appartenir à un groupe social identitaire. Déjà ces jeunes n'ont pas grand chose et sont frappés par un chômage en constante progression, si on leur enlève cette liberté de mouvement et de réunion, alors on bride une liberté fondamentale et je trouve cette proposition présidentielle de la pure démagogie sécuritaire.
Pour conclure, tout cela confirme ce que j'écrivais dans la note d'hier. Sarkozy n'est plus audible et tente de se débattre en sortant de son chapeau ses vieilles recettes de candidat. En 2007, toute la presse se serait focalisée sur ce nouveau délit d'appartenance à une bande, noyant ainsi le poisson de la crise. Désormais, cela ne se produit plus, la magie n'opère plus et tout le monde reste sur sa faim.
(Crédit photo : AFP)
Pour conclure, tout cela confirme ce que j'écrivais dans la note d'hier. Sarkozy n'est plus audible et tente de se débattre en sortant de son chapeau ses vieilles recettes de candidat. En 2007, toute la presse se serait focalisée sur ce nouveau délit d'appartenance à une bande, noyant ainsi le poisson de la crise. Désormais, cela ne se produit plus, la magie n'opère plus et tout le monde reste sur sa faim.
(Crédit photo : AFP)















Que pourrons-nous retenir du quinquennat de Nicolas Sarkozy ?





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