Il y a deux jours, je publiais une note aux termes de laquelle je formulais des prévisions sur le premier tour de la présidentielle en précisant que ces prévisions étaient le résultat de ma lecture de la société politique française.
Je concluais même pas cette formule : "Evidemment, tout ceci est totalement spéculatif et je prends le risque calculé de me tromper complètement à la face du monde. Mais après tout, je trouve intéressant dans le fait de se lancer à de telles prédictions. Cela constitue un moyen de vérifier si ma lecture de la scène politique est juste ou non."
Depuis ce soir, nous avons les résultats presque définitifs et force est pour moi de constater que je me suis en parti planté.
Je voyais Sarkory en premier, il est deuxième. Je voyais Mélenchon devant Le Pen, il est derrière.
Finalement, ma seule prédiction presque exacte concerne François Bayrou que je voyais en 5ème position à 9,5% et qui est en réalité proche de 9% à l'heure à laquelle j'écris cette note.
J'écrivais sur le patron du MoDem : "Je ne vois pas le Président du MoDem au dessus des 10%. Sa campagne n'a jamais pris dans l'opinion publique malgré ses efforts de vérité et une détermination à ne jamais changer de cap. Je pense qu'il s'est trompé de stratégie, qu'il n'a vraiment pas bien communiqué (mais, que voulez-vous, il déteste cela) et que les déclarations sur les possibles invitations à devenir Premier Ministre de Sarkozy lui auront fait beaucoup de mal en fin de course."
Je ne me suis pas trompé non plus pour Eva Joly mais ce n'est pas ça l'essentiel. Quand je relis ma note de vendredi dernier, il me faut me rendre à l'évidence : j'ai mal lu le tiercé de tête.
Alors pourquoi me suis-je trompé à plusieurs niveaux ?
Je pense avoir été un peu trop influencé par les études d'opinion qui, je dois le dire, sont lancinantes et sont une forme de bourrage de crâne assez perverse.
Quand je regarde mes prédictions, j'ai le sentiment de les avoir modérées ou corrigées en fonction de ce que les instituts pouvaient indiquer.
J'avais le sentiment que Hollande serait en tête mais j'étais impressionné par certains scores de Sarkozy reportés dans les sondages, tout comme j'avais minimisé le vote Le Pen en étant assez attentif aux études qui la voyaient décliner. Pour Mélenchon, je pense avoir pêché par excès d'enthousiasme devant une campagne remarquable sur le plan de la communication.
Quoiqu'il en soit, j'ai trouvé intéressant de faire cet exercice. Ce fut une prise de risque intéressante et que j'assume.
Je concluais même pas cette formule : "Evidemment, tout ceci est totalement spéculatif et je prends le risque calculé de me tromper complètement à la face du monde. Mais après tout, je trouve intéressant dans le fait de se lancer à de telles prédictions. Cela constitue un moyen de vérifier si ma lecture de la scène politique est juste ou non."
Depuis ce soir, nous avons les résultats presque définitifs et force est pour moi de constater que je me suis en parti planté.
Je voyais Sarkory en premier, il est deuxième. Je voyais Mélenchon devant Le Pen, il est derrière.
Finalement, ma seule prédiction presque exacte concerne François Bayrou que je voyais en 5ème position à 9,5% et qui est en réalité proche de 9% à l'heure à laquelle j'écris cette note.
J'écrivais sur le patron du MoDem : "Je ne vois pas le Président du MoDem au dessus des 10%. Sa campagne n'a jamais pris dans l'opinion publique malgré ses efforts de vérité et une détermination à ne jamais changer de cap. Je pense qu'il s'est trompé de stratégie, qu'il n'a vraiment pas bien communiqué (mais, que voulez-vous, il déteste cela) et que les déclarations sur les possibles invitations à devenir Premier Ministre de Sarkozy lui auront fait beaucoup de mal en fin de course."
Je ne me suis pas trompé non plus pour Eva Joly mais ce n'est pas ça l'essentiel. Quand je relis ma note de vendredi dernier, il me faut me rendre à l'évidence : j'ai mal lu le tiercé de tête.
Alors pourquoi me suis-je trompé à plusieurs niveaux ?
Je pense avoir été un peu trop influencé par les études d'opinion qui, je dois le dire, sont lancinantes et sont une forme de bourrage de crâne assez perverse.
Quand je regarde mes prédictions, j'ai le sentiment de les avoir modérées ou corrigées en fonction de ce que les instituts pouvaient indiquer.
J'avais le sentiment que Hollande serait en tête mais j'étais impressionné par certains scores de Sarkozy reportés dans les sondages, tout comme j'avais minimisé le vote Le Pen en étant assez attentif aux études qui la voyaient décliner. Pour Mélenchon, je pense avoir pêché par excès d'enthousiasme devant une campagne remarquable sur le plan de la communication.
Quoiqu'il en soit, j'ai trouvé intéressant de faire cet exercice. Ce fut une prise de risque intéressante et que j'assume.















Au revoir, au revoir, président !





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