Je trouve ça horripilant qu'à chaque affaire de rumeurs ou de diffamation on fustige et condamne Internet et sa cohorte de blogueurs dégueulasses qui se feraient un malin plaisir à répandre leur fumier sur la classe politique, là où les journalistes s'arrêtent, s'abritant derrière la noblesse de leur déontologie et de leur éthique. J'en ai assez qu'on oppose systématiquement la presse, sage et responsable et les internautes, sans scrupules et nuisibles.
D'abord il est utile de rappeler que tous les dérapages politiques auxquels nous avons assistés ces dernières années n'étaient pas le fait de blogueurs mais d'équipes de journalistes. La fausse ébriété de Sarkozy au G8 de 2007 ? Sortie par la RTBF. Le fameux "Casse-toi pauvr' con" ? Filmé et mis en ligne sur le site du Parisien. Les dérapages d'Hortefeux ? Capturés par une équipe d'iTele. Le ras le bol de Rachida Dati du parlement européen ? Filmé pour un reportage diffusé par M6. Ce ne sont pas les internautes qui sont à l'origine de ces images et ce ne sont pas les internautes qui les ont rendues publiques. Les journalistes ont bon dos de s'offusquer du buzz généré par les contenus qu'ils ont eux-mêmes captés. C'est une sorte de déni de responsabilité et c'est insupportable.
Et que dire de cette presse people qui fait de ses condamnations au nom du peuple français des unes successives ? Ce sont des blogueurs, ça aussi ? Non, car les blogueurs ne sont pas des voyous, ils sont souvent beaucoup plus civilisés que certains journalistes.
Et puis n'oublions pas que nous, les blogueurs, sommes soumis aux mêmes obligations légales que les éditeurs de contenus. Nous ne sommes pas dans une situation de non droit qui nous permettrait d'écrire n'importe quoi sans être inquiété par la justice de notre pays.
Dans cette histoire de rumeurs sur le couple présidentiel dont je vous avoue que je me fous comme de ma première chemise, que dire du conseiller spécial du Président de la République qui lance lui-même une rumeur sur l'implication de Rachida Dati ? Les journalistes se gardent bien de l'évoquer et de le critiquer, de peur sans doute de ne plus être dans les petits papiers de la "cour".
Il n'empêche qu'un blogueur va être poursuivi par la justice pour "Introduction de données frauduleuses dans un système informatique" à la demande du JDD et le gars risque la prison ferme, contrairement aux violeurs professionnels à la vie privée que sont certains journalistes de la presse people.
D'abord il est utile de rappeler que tous les dérapages politiques auxquels nous avons assistés ces dernières années n'étaient pas le fait de blogueurs mais d'équipes de journalistes. La fausse ébriété de Sarkozy au G8 de 2007 ? Sortie par la RTBF. Le fameux "Casse-toi pauvr' con" ? Filmé et mis en ligne sur le site du Parisien. Les dérapages d'Hortefeux ? Capturés par une équipe d'iTele. Le ras le bol de Rachida Dati du parlement européen ? Filmé pour un reportage diffusé par M6. Ce ne sont pas les internautes qui sont à l'origine de ces images et ce ne sont pas les internautes qui les ont rendues publiques. Les journalistes ont bon dos de s'offusquer du buzz généré par les contenus qu'ils ont eux-mêmes captés. C'est une sorte de déni de responsabilité et c'est insupportable.
Et que dire de cette presse people qui fait de ses condamnations au nom du peuple français des unes successives ? Ce sont des blogueurs, ça aussi ? Non, car les blogueurs ne sont pas des voyous, ils sont souvent beaucoup plus civilisés que certains journalistes.
Et puis n'oublions pas que nous, les blogueurs, sommes soumis aux mêmes obligations légales que les éditeurs de contenus. Nous ne sommes pas dans une situation de non droit qui nous permettrait d'écrire n'importe quoi sans être inquiété par la justice de notre pays.
Dans cette histoire de rumeurs sur le couple présidentiel dont je vous avoue que je me fous comme de ma première chemise, que dire du conseiller spécial du Président de la République qui lance lui-même une rumeur sur l'implication de Rachida Dati ? Les journalistes se gardent bien de l'évoquer et de le critiquer, de peur sans doute de ne plus être dans les petits papiers de la "cour".
Il n'empêche qu'un blogueur va être poursuivi par la justice pour "Introduction de données frauduleuses dans un système informatique" à la demande du JDD et le gars risque la prison ferme, contrairement aux violeurs professionnels à la vie privée que sont certains journalistes de la presse people.















Le web citoyen : la grande illusion ?





Actualité en débats