Saga de l'été : Technologies



Saga de l'été : Technologies
Devenir un acteur de l'une des plus grandes révolutions de l'histoire de l'humanité.

Technologies

La marché sur lequel la société que j'avais créé se lança d'abord fut donc le marché de l'art.

Dans le prolongement de l'exposition que j'avais organisée à l'été 2007 et porté par les encouragements de mon ami Victor qui y voyait là une opportunité personnelle de donner une nouvelle orientation à sa carrière, nous avions commencé à rencontrer des artistes et des institutions au sein desquelles exposer.

Mais nous n'avions pas les épaules assez solides pour nous lancer dans cette aventure pourtant séduisante et l'échec de l'opération "Concorde Lafayette" m'avait concaincu de m'engager vers d'autres territoires.

En plus des considérations financières, les artistes eux-mêmes ne méritaient pas cet investissement. Ils ne roulaient que pour eux-mêmes, exprimaient des caprices hors sujet et n'avaient pas la moindre forme de loyauté à notre égard. Que voulez-vous, nous n'étions pas des célèbres et incontournables marchands d'arts mais des apprentis au carnet d'adresses bien maigre.

C'est donc assez naturellement que je décidai de réorienter mes efforts vers un autre secteur, étant depuis le début conscient qu'une petite agence devait être spécialisée pour exister, être visible et lisible. Plus on est petit et plus il faut être spécifique, c'était une règle que j'avais déjà en tête et que je n'ai jamais oublié.

En 1984, un événement avait changé la face du monde et accessoirement ma vie. Le 24 janvier de cette année-là, Apple avait lancé le Macintosh et j'en avais été ému et excité. Je suivais ça d'assez loin mais j'avais le sentiment confus qu'il allait se passer quelque chose d'immense avec la révolution découlant de l'avènement de l'informatique personnelle.

Nous étions cinq ans plus tard en ce début d'année 1989 lorsque ma vocation "technologique" prit enfin forme à la lecture du livre De Pepsi à Apple sorti quelques mois auparavant et que je parcourais avec une incroyable avidité.

Bien que son auteur, John Sculley, ait probablement été l'un des pires patrons qu'Apple ait connu, un type qui a tout de même à son actif d'avoir viré Steve Jobs, je lisais le début de cette saga comme on lit un roman jusqu'à un passage sur lequel je restai scotché des jours durant.

C'est le moment où Steve Jobs tente de recruter Sculley, jeune prodige du marketing qui est déjà malgré son jeune âge l'un des cadres dirigeants de Pepsi Cola. Steve Jobs cherche quelqu'un pour diriger Apple et il veut que cette personne vienne de la grande consommation, pas de l'informatique. Incrédule et sûr de lui, John Sculley refuse d'aller dans cette boite d'électronique alors qu'il est presque au sommet de l'une des organisations et des marques les plus célèbres au monde.

Prenant acte de son refus, Steve Jobs lui lance cette interrogation : "Voulez-vous continuer à vendre de l'eau gazeuse ou avoir une chance de changer le monde ?" Quelques jours plus tard, Sculley accepta la proposition de Steve Jobs.

Changer le monde ! Quelle belle idée ! La proposition était dans ma tête et même si Steve Jobs ne m'avait pas adressé cette question à  moi, j'avais enfin la réponse à toutes mes questions. Je voulais désormais  travailler dans un milieu qui me donnerait peut-être l'occasion de contribuer à changer le monde.

C'est ainsi qu'un beau matin de 1989, j'ai pris la très ferme décision d'aller chasser des clients dans l'univers des technologies et que j'ai émis le souhait de ne faire que ça.

Adieu la promotion artistique, bonjour l'informatique !

Restait à trouver le tout premier client. Je vous raconte ça la prochaine fois.

A suivre...

Rédigé par Christophe Ginisty le Lundi 9 Juillet 2012

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Christophe Ginisty

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