Le monde entier a regardé hier le saut de Felix Baumgartner, cet autrichien un peu barré qui a décidé de se lancer depuis l'espace en chute libre et j'avoue que j'ai été assez captivé par ce défi.
Mais au-delà du côté spectaculaire, que pouvons-nous retenir de ce saut dans le vide ?
En fait, pas grand-chose. Ce n'est ni utile à la science, ni porteur d'un message particulier au service d'une cause, cela ne fait avancer aucun débat, c'est juste une opération de communication spectaculaire et rondement menée à coup de millions de dollars (20 ?) par Red Bull.
S'il est évidemment impossible de le quantifier avec précision, le retour sur investissement en bruit médiatique est probablement l'un des plus impressionnants qui soit et mériterait sans doute sa place dans le Guiness book des records du sponsoring (si un tel livre existait).
Tous les flashs infos ont diffusé les images. Le gars est ce matin à la une de presque tous les quotidiens et un rapide tour sur le web mondial m'a convaincu que c'était le cas partout.
Je parlais de « Brand content » la semaine dernière dans une note sur ce blog, nous avons là une illustration de ce à quoi peut ressembler l’exercice quand il est poussé à son paroxysme et que l’on dispose de moyens conséquents.
Hier soir, la planète entière a communié autour de la même marque et fait de ce « cinglé » sponsorisé une nouvelle icône.
Pour autant, est-il critiquable qu’une marque qui en a les moyens se paye cette opération afin d’illustrer son potentiel disruptif et créatif ?
Certainement pas !
Red Bull fait ce qu’elle veut de ses dollars et l’on ne doit pas s’ériger en donneur de leçons. Si elle veut mettre des millions sur la table pour orchestrer ce spectacle aussi inutile que spectaculaire, c’est son problème et personne ne peut la forcer à destiner son argent à une fondation ou à une œuvre caritative et/ou philanthropique.
La vraie question concerne, selon moi, les médias et leur appétence à mettre immédiatement cet événement à la une de leurs éditions respectives.
Alors qu’on nous rabâche les oreilles depuis des années sur le fait que la différence entre les journalistes et les simples citoyens actifs sur le web est à rechercher dans leur déontologie et leur capacité à sélectionner l’info, on peut s’étonner du fait qu’ils se soient montrés aussi bienveillants vis-à-vis de d’une opération de com qui ne cherchait même pas dissimuler son caractère promotionnel.
Pour ma part, j'ai le sentiment que les journalistes auraient dû se modérer sur la couverture offerte à cette opération.
En s'emportant comme ils l’ont fait, ils donnent finalement des idées à d’autres marques mondiales qui pourraient reproduire cette mécanique dans le but de bénéficier de la même attention. Cela nous conduirait à une sorte fuite en avant assez malsaine car dénuée de tout message. D'ailleurs, je suis convaincu qu'il y a dû avoir ce matin quelques directions de la communication qui furent mises au défi par leur direction générale de reproduire le même type de succès médiatique.
Si l'on ne veut pas que ce saut dans le vide soit également la chute libre de l'information, il faut selon moi veiller à ce que ce type d'opérations ne supplante pas l'information. Car l'opération d'hier n'est qu'un acte de communication, rien de plus.
Mais au-delà du côté spectaculaire, que pouvons-nous retenir de ce saut dans le vide ?
En fait, pas grand-chose. Ce n'est ni utile à la science, ni porteur d'un message particulier au service d'une cause, cela ne fait avancer aucun débat, c'est juste une opération de communication spectaculaire et rondement menée à coup de millions de dollars (20 ?) par Red Bull.
S'il est évidemment impossible de le quantifier avec précision, le retour sur investissement en bruit médiatique est probablement l'un des plus impressionnants qui soit et mériterait sans doute sa place dans le Guiness book des records du sponsoring (si un tel livre existait).
Tous les flashs infos ont diffusé les images. Le gars est ce matin à la une de presque tous les quotidiens et un rapide tour sur le web mondial m'a convaincu que c'était le cas partout.
Je parlais de « Brand content » la semaine dernière dans une note sur ce blog, nous avons là une illustration de ce à quoi peut ressembler l’exercice quand il est poussé à son paroxysme et que l’on dispose de moyens conséquents.
Hier soir, la planète entière a communié autour de la même marque et fait de ce « cinglé » sponsorisé une nouvelle icône.
Pour autant, est-il critiquable qu’une marque qui en a les moyens se paye cette opération afin d’illustrer son potentiel disruptif et créatif ?
Certainement pas !
Red Bull fait ce qu’elle veut de ses dollars et l’on ne doit pas s’ériger en donneur de leçons. Si elle veut mettre des millions sur la table pour orchestrer ce spectacle aussi inutile que spectaculaire, c’est son problème et personne ne peut la forcer à destiner son argent à une fondation ou à une œuvre caritative et/ou philanthropique.
La vraie question concerne, selon moi, les médias et leur appétence à mettre immédiatement cet événement à la une de leurs éditions respectives.
Alors qu’on nous rabâche les oreilles depuis des années sur le fait que la différence entre les journalistes et les simples citoyens actifs sur le web est à rechercher dans leur déontologie et leur capacité à sélectionner l’info, on peut s’étonner du fait qu’ils se soient montrés aussi bienveillants vis-à-vis de d’une opération de com qui ne cherchait même pas dissimuler son caractère promotionnel.
Pour ma part, j'ai le sentiment que les journalistes auraient dû se modérer sur la couverture offerte à cette opération.
En s'emportant comme ils l’ont fait, ils donnent finalement des idées à d’autres marques mondiales qui pourraient reproduire cette mécanique dans le but de bénéficier de la même attention. Cela nous conduirait à une sorte fuite en avant assez malsaine car dénuée de tout message. D'ailleurs, je suis convaincu qu'il y a dû avoir ce matin quelques directions de la communication qui furent mises au défi par leur direction générale de reproduire le même type de succès médiatique.
Si l'on ne veut pas que ce saut dans le vide soit également la chute libre de l'information, il faut selon moi veiller à ce que ce type d'opérations ne supplante pas l'information. Car l'opération d'hier n'est qu'un acte de communication, rien de plus.















Bilan de la première année du quinquennat de François Hollande sous l’angle de la communication.





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