Difficile de faire l'impasse sur cette note au lendemain de la déroute électorale du Mouvement Démocrate. Il ne n'agit pas de tirer sur l'ambulance ni de détruire ce parti (il y parvient très bien lui-même) mais de revenir sur un engagement qui fut le mien en juin dernier.
Au lendemain de l'élection européenne, nous avons été un certain nombre à tirer le signal d'alarme. Dans une lettre ouverte adressée aux dirigeants du Mouvement Démocrate, nous appelions à une refonte urgente de l'organisation, à un changement de gouvernance, à une reprise en main de la communication. Je n'étais pas le seul, nous étions plus de 300 à émettre cet appel, 300 personnes qui avaient un esprit constructif car nous réaffirmions alors notre attachement à ce mouvement.
Au lieu d'être écoutés, nous avons été marginalisés, vilipendés, ostracisés, qualifiés de traitres. On nous a donné des bribes de promesse, histoire que nous nous calmions mais rien de concret. On nous a poussé plus ou moins ardemment vers la sortie, sortie que nous sommes effectivement quelques uns à avoir empruntée.
Ce matin, quand je vois le score du MoDem, je me dis quel gâchis ! Quelle erreur des dirigeants de ne pas avoir écouté ses militants et ses cadres parmi les plus bienveillants.
Car j'en suis convaincu, la descente aux enfers du MoDem n'est pas le résultat d'un noyautage des médias comme le soutient Dolium dans cette vidéo hallucinante (je lui rappelle d'ailleurs que ce sont les propres services de communication du MoDem qui l'ont positionné comme un Barack Obama à la française, l'invitation officielle à une conférence de presse invitait même les médias à venir en avoir la preuve).
Si le MoDem est si bas aujourd'hui, c'est qu'il s'est coupé de sa base militante et de la mobilisation de ses adhérents. Et ça, il le doit à une organisation calamiteuse et à une autocratie démesurée.
Il ne suffit pas d'avoir de bonnes idées pour réussir. Il faut aussi une organisation qui est le véhicule pour toucher l'électorat. La presse n'est pas le seul média. Le média le plus important, ce sont les militants. C'est grave de ne pas avoir eu l'humilité de le comprendre.
Que peut faire Bayrou maintenant ?
Je crois qu'il faut qu'il reprenne tout depuis le début s'il veut encore avoir une chance de figurer en 2012. Il doit réinitialiser le logiciel et revenir aux fondamentaux de ce qui a été mobilisateur. Il doit changer son organisation en profondeur, se séparer de certains membres de son entourage le plus immédiat,... mais je m'égare, je ne fais plus partie de cette organisation et je doute que mon avis puisse avoir le moindre intérêt en l'espèce.
Au lendemain de l'élection européenne, nous avons été un certain nombre à tirer le signal d'alarme. Dans une lettre ouverte adressée aux dirigeants du Mouvement Démocrate, nous appelions à une refonte urgente de l'organisation, à un changement de gouvernance, à une reprise en main de la communication. Je n'étais pas le seul, nous étions plus de 300 à émettre cet appel, 300 personnes qui avaient un esprit constructif car nous réaffirmions alors notre attachement à ce mouvement.
Au lieu d'être écoutés, nous avons été marginalisés, vilipendés, ostracisés, qualifiés de traitres. On nous a donné des bribes de promesse, histoire que nous nous calmions mais rien de concret. On nous a poussé plus ou moins ardemment vers la sortie, sortie que nous sommes effectivement quelques uns à avoir empruntée.
Ce matin, quand je vois le score du MoDem, je me dis quel gâchis ! Quelle erreur des dirigeants de ne pas avoir écouté ses militants et ses cadres parmi les plus bienveillants.
Car j'en suis convaincu, la descente aux enfers du MoDem n'est pas le résultat d'un noyautage des médias comme le soutient Dolium dans cette vidéo hallucinante (je lui rappelle d'ailleurs que ce sont les propres services de communication du MoDem qui l'ont positionné comme un Barack Obama à la française, l'invitation officielle à une conférence de presse invitait même les médias à venir en avoir la preuve).
Si le MoDem est si bas aujourd'hui, c'est qu'il s'est coupé de sa base militante et de la mobilisation de ses adhérents. Et ça, il le doit à une organisation calamiteuse et à une autocratie démesurée.
Il ne suffit pas d'avoir de bonnes idées pour réussir. Il faut aussi une organisation qui est le véhicule pour toucher l'électorat. La presse n'est pas le seul média. Le média le plus important, ce sont les militants. C'est grave de ne pas avoir eu l'humilité de le comprendre.
Que peut faire Bayrou maintenant ?
Je crois qu'il faut qu'il reprenne tout depuis le début s'il veut encore avoir une chance de figurer en 2012. Il doit réinitialiser le logiciel et revenir aux fondamentaux de ce qui a été mobilisateur. Il doit changer son organisation en profondeur, se séparer de certains membres de son entourage le plus immédiat,... mais je m'égare, je ne fais plus partie de cette organisation et je doute que mon avis puisse avoir le moindre intérêt en l'espèce.















Bayrou chez Ruquier ou chronique d'une communication désespérée et désespérante





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