Je ne savais pas que cet épisode était marqué aussi précisément par une date, mais Cécile Ducourtieux du journal Le Monde, rappelle dans cet article que cet effondrement de la spéculation folle autour de l'économie numérique a débuté le 13 mars 2000.
Je m'en souviens comme si c'était hier. A l'époque, mon agence travaillait exclusivement pour des entreprises liées aux nouvelles technologies. Nous étions dans une spirale ascendante totalement démente. De nouveaux prospects appelaient plusieurs fois par jour, à la recherche urgente d'une agence pour gérer leur relations publiques. La plupart du temps, il s'agissait de lancer leur entreprise, leur marque et les aider à se faire connaître des investisseurs potentiels.
J'en ai reçu des clients exotiques. Je me souviens de ces gens d'apparence sérieuse qui avaient conçu en famille un site révélant le signe astral des chevaux participant au quinté du jour afin d'optimiser les chances de gagner. Et l'on découvrait ainsi que le numéro 2, un gémeaux ascendant vierge avait plus de chances de l'emporter sur le numéro 10, un cancer ascendant capricorne (authentique). Je me souviens aussi des ces jeunes diplômés d'HEC qui étaient venus me trouver pour que je leur donne une idée de projet d'entreprise : "nos parents ont de l'argent, on sort de la meilleure business school, on veut savoir ce qui marche en ce moment. En tant que patron d'une grande agence de RP, vous devez le savoir." (authentique aussi).
Les deux années qui ont suivi ont été très dures du point de vue économique et l'agence a souffert de cette dépendance sectorielle. Malgré cela, cette crise aussi soudaine de profonde aura eu deux conséquences positives.
La première est qu'elle aura permis de stopper une spéculation déraisonnable qui n'avait absolument aucun sens. Et la notion d'entrepreneur a refait surface, prenant le dessus sur la notion d'opportuniste. La deuxième conséquence positive, c'est que tout ce petit monde de l'Internet s'est enfin posé la question de l'utilisateur et de sa capacité à s'approprier les technologies qu'on lui mettait à disposition.
Je suis très heureux d'avoir vécu cette période et d'être arrivé, 10 ans après, à vivre dans un univers où les technologies sont tirées vers le haut par les usages et où de plus en plus de gens peuvent en bénéficier de part le monde.
On ne le réalise peut-être pas assez, mais nous sommes au coeur d'une véritable révolution.
Le 13 mars 2000 à New York, éclate la bulle Internet. L'indice Nasdaq, calculé à partir des principales valeurs technologiques de l'époque, AOL, eBay, Yahoo! ou Amazon, décroche brutalement, mettant un point final à cinq années de hausse. A Paris, le CAC 40 continue sur sa lancée jusqu'en septembre, avant de sombrer à son tour.
Je m'en souviens comme si c'était hier. A l'époque, mon agence travaillait exclusivement pour des entreprises liées aux nouvelles technologies. Nous étions dans une spirale ascendante totalement démente. De nouveaux prospects appelaient plusieurs fois par jour, à la recherche urgente d'une agence pour gérer leur relations publiques. La plupart du temps, il s'agissait de lancer leur entreprise, leur marque et les aider à se faire connaître des investisseurs potentiels.
J'en ai reçu des clients exotiques. Je me souviens de ces gens d'apparence sérieuse qui avaient conçu en famille un site révélant le signe astral des chevaux participant au quinté du jour afin d'optimiser les chances de gagner. Et l'on découvrait ainsi que le numéro 2, un gémeaux ascendant vierge avait plus de chances de l'emporter sur le numéro 10, un cancer ascendant capricorne (authentique). Je me souviens aussi des ces jeunes diplômés d'HEC qui étaient venus me trouver pour que je leur donne une idée de projet d'entreprise : "nos parents ont de l'argent, on sort de la meilleure business school, on veut savoir ce qui marche en ce moment. En tant que patron d'une grande agence de RP, vous devez le savoir." (authentique aussi).
Les deux années qui ont suivi ont été très dures du point de vue économique et l'agence a souffert de cette dépendance sectorielle. Malgré cela, cette crise aussi soudaine de profonde aura eu deux conséquences positives.
La première est qu'elle aura permis de stopper une spéculation déraisonnable qui n'avait absolument aucun sens. Et la notion d'entrepreneur a refait surface, prenant le dessus sur la notion d'opportuniste. La deuxième conséquence positive, c'est que tout ce petit monde de l'Internet s'est enfin posé la question de l'utilisateur et de sa capacité à s'approprier les technologies qu'on lui mettait à disposition.
Je suis très heureux d'avoir vécu cette période et d'être arrivé, 10 ans après, à vivre dans un univers où les technologies sont tirées vers le haut par les usages et où de plus en plus de gens peuvent en bénéficier de part le monde.
On ne le réalise peut-être pas assez, mais nous sommes au coeur d'une véritable révolution.














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