Christophe Ginisty

Tu arrêterais la politique, ce serait un très beau cadeau


Rédigé le Lundi 21 Septembre 2009



Tu arrêterais la politique, ce serait un très beau cadeau
Ce matin en me quittant, ma chère maman qui était à la maison depuis quelques jours (avec mon cher Papa) et qui devait reprendre son train pour redescendre dans le sud, m'embrassa, me pria de prendre bien soin de moi et, emportée par cet élan d'affection continua par ces mots : "Oh et puis je m'inquiète. Fais attention à toi. Si tu arrêtais la politique, ce serait un très beau cadeau que tu me ferais".

Ah, ces mères...! Ou peut-être est-ce la politique ? Ou les deux ?

J'imagine qu'il y en a certains au 133bis rue de l'Université (siège du MoDem) qui vont applaudir des deux mains et couvrir de louanges ma mère, lui demandant pourquoi elle n'a pas eu la lucidité de me faire cette demande plus tôt. J'imagine aussi qu'ils vont prier Sainte Rita dès ce soir pour que je consente à offrir ce présent à une mère qui a certainement mérité tous les cadeaux du monde.

Au risque d'apparaître comme un mauvais fils et accessoirement de jeter un froid au 133bis, je ne compte pas lui faire ce cadeau malgré tout l'amour que j'ai pour mes parents.

Si je fais de la politique activement depuis deux ans, c'est précisément en pensant à mes proches, à mes parents, ma femme, mes enfants. Au lendemain du 6 mai 2007 que j'ai considéré comme un jour funeste pour notre pays, très inquiet pour notre avenir à tous, j'ai voulu m'engager pour défendre des idées et une certaine conception de la société. Je sais que le combat est loin d'être terminé et la partie n'est pas gagnée, alors il n'est pas question que j'abandonne.

Certes, faire de la politique est parfois très ingrat. On peut y croiser le pire de la nature humaine et c'est d'une rare violence. On en reçoit que peu de gratification et tout cela se fait avec un nombre inouï de sacrifices, financiers, amicaux, familiaux, professionnels, et j'en passe. Mais quand je regarde le monde que nous nous apprêtons à laisser à nos enfants, je me dis vraiment qu'on ne peut pas s'arrêter en chemin.

               Partager Partager
Notez


Lu 3121 fois

Commentaires articles

1.Posté par Ghislain le 21/09/2009 20:51
Finalement, avec du recul, l'action politique est utile quand on se retrouve face à la ligne jaune, celle qui doit bouger, celle qui est impitoyablement difficile de faire bouger parfois. Là, l'action peut être utile.
Les coups sont durs mais ce qu'il en reste est bien plus important que le soi même ou l'individualisme dans un confort matérialiste.
Heureux de lire cela ;o)

2.Posté par Géraldine le 21/09/2009 20:59
Bravo et bon courage !

3.Posté par orange sanguine le 21/09/2009 21:01
c'est un beau billet sincère Christophe. Pourvu que ça dure donc.

4.Posté par Aude nectar le 21/09/2009 21:06
J'aime cette sincérité qui apparait souvent dans vos billets.
Je n'avais pas réalisé qu'avoir un enfant impliqué dans une action politique pouvait inquiéter une maman, mais je comprends.
Enfin, quand on y croit, dur d'arrêter !
Et c'est déjà beau d'y croire et d'avoir envie de s'investir aujourd'hui, en ces temps de doute et de crise.

5.Posté par Céline le 21/09/2009 21:39
Tellement en accord avec tout cela, et principalement le dernier paragraphe.

6.Posté par lcdm le 21/09/2009 22:26
y'a du petit grognard en toi, c'est bien. J'aime la pugnacité

7.Posté par CK le 21/09/2009 22:32
Plaies et bosses politiques inquiètent une mère.
Compréhension et gros encouragements.

8.Posté par Claudio Pirrone le 21/09/2009 22:34
C'est exactement comme ça.

Mais la politique est un virus duquel on ne guérit jamais vraiment. C'est une façon de poser le regard sur le présent et d'imaginer le futur qui s'ancre profondément dans notre âme (pour ceux qu'y croient), qui se loge quelque part côté ventre (pour les autres) et qui rend insupportable de faire "comme si".

Après, les actions concrètes qu'on mène (ou qu'on choisi de ne pas mener) cela relève de la sensibilité de chacun.


9.Posté par Kalifa le 21/09/2009 22:56
"faire de la politique"...
expression bizarre...
révélatrice d'une vision un peu étriquée des choses...
A tout le moins d'un point de vue partiel...

10.Posté par Dominique GAUTHIER le 21/09/2009 23:05
Garde ta foi et ton courage, Christophe, tu es un exemple pour moi.

Essaie cependant de ne pas confondre moyen et but dans ton combat.

11.Posté par Damien le 21/09/2009 23:15
Personnellement je préfère arrêter de bosser au MoDem plutôt que d'arreter la politique, ce que j'ai fais aujourd'hui et cela me soulage.
Merci Christophe pour ton message de sympathie et bonne réussite à toi!

12.Posté par Fantomas le 22/09/2009 00:30
C'est drôle comme la politique peut inquiéter les être que nous avons, encore, de proche car la politique provoque des divisions au sein de ses amis, de sa famille.

Sur un tout autre sujet, cher Christophe je n'ai pas vu de réaction de votre part concernant la réunion sur l'union régionale de jeudi dernier.

Pourtant, caché derrière votre poteau (a l'extrême gauche) de l'entrée de la salle lecanuet, vous ne me sembliez pas très rassuré sur les propos tenus par les présidents de département.


13.Posté par Danièle Douet le 22/09/2009 01:05
On en reçoit que peu de gratification et tout cela se fait avec un nombre inouï de sacrifices, financiers, amicaux, familiaux, professionnels, et j'en passe.

Exact.
Et avec pas mal de coups de couteau dans le dos par ceux avec qui on pensait construire ensemble... mais qui ne construisent que LEUR avenir et non celui du pays.

Mais quand je regarde le monde que nous nous apprêtons à laisser à nos enfants, je me dis vraiment qu'on ne peut pas s'arrêter en chemin
.
Exact aussi.
Mais ce pays se donne les dirigeants qu'il veut, parce qu'il ne veut rien d'autre.

C'est toute l'Education depuis la petite enfance qui génère ce genre de dirigeants.
On ne peut aider ceux qui ne veulent pas autre chose.

Il suffit d'aller discuter soit sur le terrain, soit dans les commissions thématiques pour voir que la majorité des gens - même au sein du MoDem - veut que RIEN ne change.

Alors, après tous ces sacrifices, humains et financiers, ne vaut-il pas mieux consacrer son énergie à ses proches, à ses enfants et petits-enfants pour qu'ils échappent à cette main-mise de quelques-uns sur l'ensemble ? En les éduquant à résister au "main stream", à la "pensée unique", en leur donnant assez de confiance en eux pour nager s'il le faut à contre-courant car seuls les poissons morts nagent avec le courant... Cela ne passe que par la PENSEE, la faculté à penser par soi-même et non en suivant...

Cela ne peut se passer que par l'éducation, à mon avis. Et cela durera longtemps, longtemps.

Si tu as le temps, écoute JF Kahn dans cette excellente émission Les matins de France Culture du 21 septembre 2009 Entre journalisme et politique

Il décrit clairement le déphasage total entre le discours des politiques et le peuple qui ne le comprend tout simplement pas. J'ai fait le même constat sur le terrain.

Eh bien, moi, j'ai vécu la même chose que ce que tu as vécu avec ta maman, mais c'est l'homme qui partage ma vie qui m'a demandé de cesser l'engagement militant.

J'ai vu qu'il en souffrait et j'ai arrêté l'engagement sur le terrain - qui ne servait d'ailleurs à rien si ce n'est à valoriser quelques personnes en manque de reconnaissance, dans leur vie privée ou professionnelle. Mon fils, sa compagne en ont aussi été ravis.

S'engager auprès de ses proches, dans son immédiat entourage, c'est aussi là l'engagement citoyen, plutôt que d'aller chercher au loin...

Il me reste le combat des idées sur le net et la participation à l'élaboration du projet de société dans les commissions... quoique je voie là aussi que le poids de la majorité fait pencher la balance pour que RIEN ne change.

Un peu comme le baron de Münchhausen qui affirmer se sortir de la noyade en se tirant par les cheveux

Tes enfants, ta femme ont plus besoin de toi que des gens qui ne veulent RIEN changer. Ils ont besoin de ton amour et de ton attention, surtout les enfants, car ils grandissent vite et engrangent des souvenirs pour leur vie future...

Nous avons un ami breton, décédé aujourd'hui, qui a beaucoup bossé, sans égards pour sa famille. Sa femme, un jour, a demandé le divorce.

Lors du procès, il a demandé au juge le droit de visite pour ses enfants. Le juge, étonné, lui a dit: "Mais Monsieur, votre fils aîné est majeur, il a plus de 18 ans..." Il ne s'en était même pas aperçu, tellement il était absorbé par le reste...

Ta maman a sûrement raison. Tu devrais l'écouter.

Cela fait mal de quitter l'engagement sur le terrain, car on a fait la connaissance de tant de gens sympas... mais tant que la majorité des citoyens ne voudra rien changer, tout restera en l'état ou empirera.

On ne peut aider quelqu'un qui ne veut pas vraiment changer.

C'est la leçon que j'ai apprise dans mon engagement pour la réinsertion des détenus et dans l'accompagnement de personnes alcooliques.

Et je la retrouve en politique. Le peuple n'est pas prêt à de profonds changements, il ne les veut pas. Même pas au sein du MoDem...

Alors...
Authentique.











14.Posté par Joëlle le 22/09/2009 08:31
Ecrit sur une tombe :
"Quand j'étais jeune et libre et doté d'une imagination sans frein, je rêvais de changer le monde. Devenu plus sage avec les années, je compris que le monde ne changerait pas, alors je réduisis quelque peu mes visées et décidai de ne changer que mon pays.
Mais lui aussi semblait immuable.
En approchant de la vieillesse, suprême et désespérée tentative, je décidai de ne changer que ma famille, ceux dont j'étais le plus proche, hélas ! ils ne voulaient rien entendre.
Et maintenant, étendu sur mon lit de mort, je comprends soudain : si seulement je m'étais changé moi-même, alors à mon exemple ma famille aurait aussi changé".

15.Posté par KESZEY le 22/09/2009 09:08
Christophe Ginisty ne peut ni ne doit quitter le MoDem: il y a une place de droit, tant son comportement est conforme à l'éthique écrite de François Bayrou.
Je reste optimiste, Christophe, malgré l'évidence, tant vos textes et la grande majorité des commentaires qui les suivent montrent qu'une communauté d'idées, novatrice, intègre et qui parle VRAI, existe au sein du MoDem. Regroupez-nous, à l'intérieur du Parti, avec le slogan de Véronique Vasseur: La vérité, c'est mon combat. Je vous envoie des extraits du livre de cette même Véronique Vasseur: le panier de crabes. Vous constaterez que votre vie dans le parti est paradisiaque à côté de ce que fut la sienne! Fortement solidaire. Annie Keszey.

16.Posté par Fotini le 22/09/2009 10:32
@Christophe

Merci pour ce billet volontariste.

Je ne m'intéressais pas à la politique avant avril 2007, bien que je partageais les réactions de révolte instinctive de nombre de nos concitoyens. Ce sentiment de révolte je l'assimilais au passé communiste de ma famille et donc je m'en méfiais. Quelle joie ce fut de découvrir pendant la campagne présidentielle qu'il était non seulement partagé, sociétal, mais qu'en plus il pouvait devenir constructif !

Depuis il me semble impossible, malgré le dégoût et le découragement, de me dire qu'on puisse céder sans résistance le terrain aux médiocres, aux cyniques, aux carriéristes, aux membres d'une caste, que ce soit au MoDem ou ailleurs.

La politique ne changera vraiment qu'avec l'avènement d'une nouvelle génération pragmatique, qui n'aura rien d'angélique (car la perfection n'existe pas), mais qui arrêtera enfin de se voiler la face sur la catastrophe qui arrive et qui se retroussera les manches au lieu de défendre mesquinement son petit pré carré au mépris du collectif.

Y a pas d'autre choix, c'est devenu une question de survie, c'est tout.

17.Posté par David78 le 22/09/2009 11:17
Christophe,

Si je fais de la politique activement depuis deux ans, c'est précisément en pensant à mes proches, à mes parents, ma femme, mes enfants. Au lendemain du 6 mai 2007 que j'ai considéré comme un jour funeste pour notre pays, très inquiet pour notre avenir à tous, j'ai voulu m'engager pour défendre des idées et une certaine conception de la société.


Crois-tu que c'est en mettant un doigt, une main, un bras dans les rouages de l'appareil du Modem, tu contribues à ce qui t'a fait te lever? Est-ce que ça en vaut la chandelle de te battre contre les rigidités du Modem? Et si il vallait mieux les laisser tranquilles, ces ânes que même des revers électoraux à répétition ne font pas changer d'avis. (dernier en date: législative partielle dans la 10ème circo des yvelines: un divers gauche bien implanté localement avec une suppléante modem ont fait 9,5%, malgré un soutien direct de Français Bayrou lui-même qui j'espère est meilleur dans le choix de ses chevaux à 4 pattes.)

Hé oui Christophe les principaux acteurs de la vie politique restent les électeurs, des gens qui parlent au nom d'eux-mêmes, qui réfléchissent par eux-mêmes. Ca fait du bien de s'en rappeler, et d'en déduire que de la même façon qu'il est vain de nager à contre courant, t'épuiser à faire avancer un appareil qui fait fuire les électeurs n'est pas une sage décision.

Christophe ta mère comme toutes les mères du monde s'inquiète pour toi, mais au fond d'elle même son bonheur c'est que tu réalises tes rêves. Moi j'aime bien ton rêve aussi, et j'espère que tu y arriveras.

18.Posté par Fotini le 22/09/2009 11:30
@David78

Il faut au moins avoir essayé pour ne pas avoir de regrets.
Je ne pense pas que Christophe soit un kamikaze :-)

19.Posté par Christophe Rabiet le 22/09/2009 16:59
Témoignage pour témoignage, aujourd'hui c'est un de mes amis du modem35 qui avait jeté l'éponge, le "FB" et l'eau du bain avec, qui m'annonce se remettre en selle et préparer une contribution pour le congrès "programmatique" de décembre.

Comment peut-on croire qu'il soit encore possible faire renaître le "phœnix" de ses cendres alors que localement, dans tant de départements comme en i&v, le MoDem est aux mains d'individus qui n'en respectent pas les principes fondamentaux ? Quant au niveau national, il en est suffisamment question ici.

J'ai eu hier, à ce sujet, un bref échange de mails avec F. Bayrou. Vous pouvez le lire sur le site démocrate35

20.Posté par R.B le 22/09/2009 19:53
Ne rien lacher tel est la devis de la politique .
Merci Christophe

21.Posté par Fotini le 23/09/2009 12:20
@Christophe Rabiet

Je viens de lire votre échange de mails avec F. Bayrou, non pour le côté "people", mais parce que le contenu est intéressant.

Voyez-vous, si j'avais été François Bayrou, j'aurais nommé des personnes en charge de suivre et de rencontrer les militants mécontents, au lieu de répondre des généralités.

Je me doute qu'il n'a pas le temps de s'occuper de tous ces cas et que c'est déjà appréciable qu'il vous ait répondu, mais à quoi cela sert-il de vous répondre personnellement de cette façon ? Ca ne fait pas avancer le schmilblick.

Cela illustre bien notre problème d'organisation.

22.Posté par Fotini le 23/09/2009 12:30
@Christophe Rabiet bis

J'ajouterais que non seulement ça ne fait rien avancer (sauf à vous donner satisfaction d'avoir reçu une réponse personnelle de Big Chief), mais en plus cette transparence inefficace n'est pas rassurante car dans ce cas n'importe qui peut diffuser des échanges de mails avec François Bayrou sur les blogs etc...

Un leader politique devrait aussi se protéger en ayant autour de lui une équipe compétente à qui il délèguerait.

23.Posté par La grenouille s'enfla si bien ...... le 23/09/2009 12:32
"J'imagine qu'il y en a certains au 133bis rue de l'Université (siège du MoDem) qui vont applaudir" ......
Christophe : Vous êtes EXTRA ORDINAIRE.
Extraordinaire car la confiance que vous affichez me laisse ..... presque sans voix...
Je me demande comment on peut arriver à penser que tout tourne autour de sa parsonne ?
Déjà que le 133 avait perdu votre téléphone et maintenant il se réjouirait si vous donniez satisfaction à madame votre mère.....
Pensez à votre mère, faites ce que vous voulez, de la politique ou pas c'est votre problème, mais attention, vous allez exploser .... en vol, c'est déjà fait.

24.Posté par Fotini le 23/09/2009 13:27
@La grenouille s'enfla si bien...

Au moins Christophe exprime sa fausse modestie à visage découvert :-)

25.Posté par Orange pressé le 23/09/2009 17:33
«La gratitude n'est pas un sentiment efficace en politique. C'est une erreur que d'en tenir compte.», Metternich.

Christophe, oui, il est important de s'engager et oui encore la politique demande de sacrifices pour réussir à changer les choses. Comme beaucoup, l'élan soulevé par François Bayrou en 2007 m'a fait prendre ma carte dans un parti politique pour la 1ière fois.

M'engager m'a permis d'avoir un autre point de vue sur la société, de me renforcer.
Mais il ne faut pas chercher la gratitude, il faut simplement se fixer des objectifs et se donner les moyens de les atteindre.

26.Posté par mry le 23/09/2009 22:28
Ah les larmes d'une mère, c'est de l'amour incompris de ceux qu'elle connait le mieux. Une blessure à l'âme pour les autres.

27.Posté par FrédéricLN le 24/09/2009 09:34
@ Orange pressé : pas mieux.

@ mry : le premier souci d'une mère est sans doute de protéger ses enfants, aussi grands soient-ils, du danger. Et la politique est un univers dangereux - plus exactement, un univers où l'on vit comme si l'on était en danger constant. D'ailleurs nos camarades qui couvrent de reproches "le 133bis" pourraient comprendre cela : vivre dans un siège de parti, c'est se trouver en terrain découvert, exposé à des nuées de flèches qui partent de partout. Situation très inconfortable pour construire le long terme. Logique que des gens comme J.-F. Kahn ou C. Lepage aient besoin de l'autonomie, de la sécurité morale qu'apporte le fait d'avoir sa propre petite structure.

@ Christophe et tous : Sylvain Landry écrit sur son blog que nos "ennemis", "pour ces régionales ... ne sont ni à droite ni à gauche, mais bien plus proches ... Ce sont nos voisins,... et ... notre propre famille, qui ... ne croient plus en la politique et laisse mener la danse par les grosses machines."

Je crois effectivement que très peu de gens ont l'espoir que la politique puisse changer notre société en mieux. Plus exactement, il me semble que la plupart des gens se disent : "si les décideurs (en clair : si Nicolas Sarkozy et Nicolas Sarkozy) peuvent améliorer les choses, tant mieux, mais c'est leur problème, pas le mien, moi il faut que je me débrouille par moi-même".

La logique du chacun pour soi, gage de la déroute collective. Là où notre société aurait besoin de solidarité, de regarder le monde ensemble et de s'entendre sur des choix, des solutions, des efforts collectifs aussi.

J'ai de la chance : je crois que mes parents (quel que soit leur vote et leur opinion sur le temps que j'ai consacré à la politique) partagent cette inquiétude et cet espoir. Se disent peut-être que le combat pour la démocratie n'est pas encore tout à fait perdu. Regrettent peut-être de ne pas avoir pu en faire plus eux-mêmes dans leurs plus jeunes années.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :

Mes voeux pour 2013 - 30/12/2012

J - 1 avant ça ! - 23/11/2010

1 2

Privé | Politique | Destinations | Inclassable | Livre | Pensées | Mon blog | Mémoires | IPRA | Conférences



Professionnel de la communication, optimiste exigeant et idéaliste compulsif, j'essaye de consacrer du temps au projet de changer le monde.

Professionnel de la communication, optimiste exigeant et idéaliste compulsif, j'essaye de consacrer du temps au projet de changer le monde.


Facebook
LinkedIn
Skype
Twitter
Slideshare

@cginisty
Fait pas chaud en moto https://t.co/DFdoxOWc5O
Lundi 5 Décembre - 08:47
Question existentielle : peut-on commenter la politique en restant courtois et aimable ? https://t.co/CAKO9yYASD
Lundi 5 Décembre - 07:22
Au lieu de de focaliser sur la défaite d'un populiste, pourrait-on parler de la victoire heureuse de l'écologie en Autriche ?
Dimanche 4 Décembre - 22:51
Wow!!!! https://t.co/7I94TIfJR0
Dimanche 4 Décembre - 22:47
Peut-on commenter la politique en restant aimable ?: Cette note m'a été inspirée par une... https://t.co/CAKO9yYASD https://t.co/mKqbr1s3Ya
Dimanche 4 Décembre - 21:56
Ségolène Royal couvre Fidel Castro de louanges. Remarquez, elle avait bien vu en François Hollande l'homme idéal #okjesors #désolé
Dimanche 4 Décembre - 20:14

Recherche