Il y a dans le Sarkozisme cette idée très profondément ancrée que les français sont des râleurs impénitents, des anti-réformistes, prisonniers des corps intermédiaires qui campent sur leur privilèges comme un mendiant sur sa misérable aumône. Et puis il y a l'idée qu'avec la légitimité du suffrage universel, on peut tout faire et qu'il suffit d'être constant et déterminé pour faire passer les réformes, en force.
Les premiers mois du mandat de Nicolas Sarkozy ont fait semblant de lui donner raison et c'est tout naturellement que le président s'est un jour félicité d'avoir presque anéanti la protestation sociale. Au summum de son autosatisfaction, il devait déclarer qu'en France, désormais, lorsqu'il y a une grève, plus personne ne s'en rend compte. Ceci a inspiré une stratégie de gouvernance qui consiste à laisser pourrir une situation et d'attendre, tranquillement, qu'elle s'essouffle.
Mais quand je pense à l'expression "jouer la montre", je pense à un jeu très dangereux. Il me vient à l'esprit l'analogie du mécanisme de déclenchement d'une bombe.
Sans en faire trop dans la psychose révolutionnaire, j'ai l'impression que le pouvoir n'est plus connecté à la réalité et que la crise s'étant installée dans notre pays, cette stratégie du mépris est incroyablement dangereuse. Quand je vois le traitement que l'on réserve aux universitaires, aux personnels de santé ou aux enseignants chercheurs, je suis super inquiet.
Et je pense que la solution est avant tout dans un changement d'attitude, avant d'être dans un changement de politique. Arrêtez de mépriser ceux qui protestent et les choses iront déjà mieux. Continuez de faire comme s'ils allaient se lasser et le compte à rebours est enclenché.
Les premiers mois du mandat de Nicolas Sarkozy ont fait semblant de lui donner raison et c'est tout naturellement que le président s'est un jour félicité d'avoir presque anéanti la protestation sociale. Au summum de son autosatisfaction, il devait déclarer qu'en France, désormais, lorsqu'il y a une grève, plus personne ne s'en rend compte. Ceci a inspiré une stratégie de gouvernance qui consiste à laisser pourrir une situation et d'attendre, tranquillement, qu'elle s'essouffle.
Mais quand je pense à l'expression "jouer la montre", je pense à un jeu très dangereux. Il me vient à l'esprit l'analogie du mécanisme de déclenchement d'une bombe.
Sans en faire trop dans la psychose révolutionnaire, j'ai l'impression que le pouvoir n'est plus connecté à la réalité et que la crise s'étant installée dans notre pays, cette stratégie du mépris est incroyablement dangereuse. Quand je vois le traitement que l'on réserve aux universitaires, aux personnels de santé ou aux enseignants chercheurs, je suis super inquiet.
Et je pense que la solution est avant tout dans un changement d'attitude, avant d'être dans un changement de politique. Arrêtez de mépriser ceux qui protestent et les choses iront déjà mieux. Continuez de faire comme s'ils allaient se lasser et le compte à rebours est enclenché.















Le remaniement est politicien et c'est un coup de pouce déguisé aux centristes





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