Vous voulez savoir pourquoi je fais de la politique ?



Vous voulez savoir pourquoi je fais de la politique ?
S'il y a bien une question à laquelle j'ai souvent répondu en famille ou avec des amis, c'est bien celle de savoir pourquoi je faisais de la politique. C'est fou le nombre de personnes qui trouvent ça curieux, bizarre, incongru !

Il y a ceux qui détestent tellement les hommes et les femmes politiques qu'ils se demandent ce que je fais à leurs côtés. Il y a aussi ceux qui ont tellement été déçus par le manque d'efficacité de la politique qu'ils trouvent finalement que cela ne sert à rien. Il y a enfin ceux qui associent le monde politique à une redoutable mafia et qui veulent me protéger d'éventuelles représailles, craignant des pressions plus ou moins musclées pour m'empêcher de dire tout haut ce que je pense tout à l'intérieur de moi.

Et puis c'est inévitable, il y a des gens qui se demandent avec plus ou moins d'ironie ou de bienveillance si je me suis engagé pour me réaliser personnellement ou tenter d'exister médiatiquement.

En fait, je ne sais pas si je l'ai un jour écrit sur ce blog mais si je fais de la politique, c'est parce que j'ai envie de contribuer à changer le monde qui m'entoure. Je n'ai pas peur des intimidations, je n'ai pas peur de me brûler les ailes, je ne le fais pas pour recevoir, pour exister, je le fais pour donner et servir mes concitoyens. Je n'attends rien de la politique en retour et je l'aborde en homme libre.

Et je m'interdis formellement de rester scotché devant mon écran et de transiger avec mes indignations et mes colères sans m'engager pour tenter de changer ce qui ne me plait pas. Il y a tellement de gens qui confondent le fait de râler devant un plateau télé avec le sentiment d'avoir agi que je me dis que la solution est dans l'action et la mobilisation. Moi, j'ai franchi le Rubicon de la citoyenneté active pour tenter de passer à l'action deux jours après l'élection de Nicolas Sarkozy. Je n'imaginais pas rester inactif dans ces conditions.

Voilà pourquoi je fais de la politique et que je n'ai pas cessé de me mobiliser malgré l'immense déception que mon passage au MoDem a pu représenter dans ma jeune vie politique. Le MoDem était une fumisterie et une tromperie mais cela n'a pas atténué chez moi le besoin de me mobiliser.

Car le monde qui nous entoure est toujours aussi mal en point et il n'a besoin que d'une chose : de la mobilisation du plus grand nombre de citoyens possibles.

Rédigé par Christophe Ginisty le Vendredi 12 Novembre 2010

               Partager Partager

Christophe Ginisty

Commentaires articles

1.Posté par julie le 12/11/2010 21:21
personnellement je trouve ton engagement très bien car je sais qu'il s'installe dans la durée pour réaliser des choses, ou du moins essayer de faire bouger. Je sais que je n'aurais, ou je n'ai pas encore cette force, cette foie de m'engager en sachant que mes actions ne sont qu'un grain de sable. Je t'admire pour cela. Ne pas te décourager, continuer le combat, même si cela prend beaucoup de temps. Après il faut trouver le bon équilibre car l'investissement tel que le tien prend beaucoup de temps. J'imagine que cela doit être difficile de concilier avec famille, boulot, vie sociale, ... En tout cas je dis chapeau pour ton engagement, quelqu'en soit les raisons car tu n'as pas besoin de te justifier.

2.Posté par Martine le 12/11/2010 21:52
Bonne route Christophe, oups! à cette heure ci, bonne nuit est plus adapté...

3.Posté par Jarodd le 12/11/2010 22:19
Mais au final, n'y a-t-il pas que des Modem en puissance dans le monde politique ? Même les rassemblements citoyens, ou les groupements soit-disant apolitiques, finissent par en prendre les mauvaises habitude, par attrait du pouvoir, puis pour ne plus le lâcher, pour s'enrichir, pour diriger, etc. Dans tous les cas, même avec les plus beaux discours du monde, il y a la réalité et surtout les défauts de ceux qui le composent : les hommes !

4.Posté par Christophe Ginisty le 13/11/2010 18:54
Julie -> Merci, ton commentaire me touche beaucoup.

Jarodd -> C'est quoi les "MoDem en puissance" ? Des gens qui ne font pas de politique et qui sont prêts à se mobiliser ? Peut-être, mais il serait trompeur de croire que c'est gens là n'ont existé qu'au MoDem, il y en a énormément dans la société dite civile.

5.Posté par Jb le 14/11/2010 11:57
En fait, je pense que ce n'est pas tant une "envie" de faire de la politique mais un besoin. Personnellement, j'en fais parce que je ne pourrais pas ne pas en faire. Je réagis beaucoup trop à ce que je vois et ce qui m'entoure pour pouvoir rester tranquille dans mon petit coin.

Et vu votre billet, votre raisonnement ne doit pas être loin de celui-ci.

6.Posté par PB le 24/11/2010 10:36
Bonne analyse, Christophe.

Ne faudrait il pas, en priorité, militant , acteur , actif ou sympathisant de toute tendance politique , convaincre nos concitoyens de l'utilité de la politique et de s'y engager :
-s'il ne "s'occupent pas de la politique "la politique s'occupera d' eux", sans que leur avis soit pris en compte

-d'autres formes que les formes traditionnelles de la politique sont, à la fois, possibles et nécessaires (Christophe l'illustre, d'autres le font très bien), sans que l'une des formes soit en soit supérieure !

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter
B i u  QUOTE  URL

Privé | Politique | Destinations | Inclassable | Livre | Pensées | Mon blog | Mémoires | IPRA | Lectures