Eurostar : on s'habitue à tout
Je me souviens la première fois que j’ai pris l’Eurostar pour aller à Londres. Dix minutes avant que la rame ne pénètre dans le tunnel sous la Manche, une voie émue vous prévenait au micro avec une fébrilité inoubliable – une fébrilité comparable à celle de Cécilia Sarkozy annonçant à son ex-époux qu’elle allait faire la couverture de Elle - que nous allions traverser la mer d’en dessous. Les couples se tenaient par la main, les hommes d’affaires faisaient mine de changer l’heure au cadran de leurs montres malmenées par des décalages horaires à répétition, les serveuses de la première classe vous distribuaient des serviettes chaudes avec un sourire compassionnel et complice.
Ce soir, j’ai pris l’Eurostar pour aller à Londres où j’interviens dans une conférence demain matin et il a fallu que je perde ma connexion Internet et que mes tympans commencent à durablement s’obstruer pour que le réalise que nous étions sous l’eau.
On s’habitue à tout. Bientôt, ça ne me fera plus rien que Nicolas soit à l’Elysée.
Non, je déconne.



Je m'en souviens aussi et tu as raison, on s'habitue. Mais je ne m'habitue pas à Londres : je continue à a-do-rer cette ville et chaque déplacement reste une source de plaisir.
Rédigé par: Benoît | le 05/11/2007 à 15:40