Liberté, (plus d') égalité, fraternité
La question de l'immigration est une question essentielle au centre de très nombreux débats. On le sait, Nicolas Sarkozy veut instaurer une politique des quotas qu'il a demandé à Brice Hortefeux-à-volonté (comme le surnomme Bedos) de mettre en place. Le problème est que le Conseil Constitutionnel, dans son infinie sagesse, a déjà émis un avis très défavorable, précisant que la notion même de quota était contraire à la Constitution qui fait du principe d'égalité un fondement essentiel de la République.
Et en Sarkoland, que se passe-t-il lorsqu'il y a un obstacle de ce type ? ... Vous ne trouvez pas ? Bien voyons, on crée une commission !
C'est ce qu'a annoncé hier le garant de l'immigration et de l'identité nationale. Il a précisé sur Europe 1 que cette commission "... aura à réfléchir sur deux sujets : premièrement sur les quotas pour une immigration réussie et deuxièmement sur la simplification des juridictions". Et comme toute bonne commission qui se respecte, elle a son lot de socialistes, deux pour être précis : Hervé le Bras, un démographe proche de Jack Lang, et Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d'état du temps où cette question s'appelait "l'intégration".
Passons rapidement sur le fait que la fameuse ouverture commence à sentir le renfermé à force de ne se pratiquer qu'avec des socialistes, je trouve l'idée de cette commission tout à fait malhonnête. Car le sujet dont il question est une modification substantielle de la Constitution qui ne saurait être traitée uniquement au niveau ministériel. Nous sommes là au confluent de notre civilisation et nos principes républicains.
Je suis pour ma part favorable à porter cette question de l'immigration devant les français et, si modification de la constitution il y a, d'organiser un référendum sur le sujet. Cette question concerne chacun d'entre nous, nos enfants et nos petits enfants. Il est raisonnable de penser que c'est un vrai choix de société et civilisation qui aura des conséquences générationnelles étendues. Le pouvoir en place ne peut pas prendre seul la décision de casser le principe d'égalité entre les individus, égalité par ailleurs héritée de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.


Laquelle Déclaration des droits de l'homme et du citoyen figure dans le préambule de notre Constitution. J'espère que cela fera toujours partie des éléments intangibles...
Rédigé par: LB | 21/01/2008 at 15:37