Puisque l'on en est aux commémos...
C'est fou comme la presse et accessoirement l'opinion publique aiment les commémorations dans ce pays. On a l'impression qu'il faut attendre les 40 ans de Mai 68 pour débattre de sa portée dans la société française. Bien oui, quand les événements de mai 68 n'avaient que 38 ans, on savait pas. On hésitait et finalement on préférait attendre encore deux ans pour savoir.
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Autre anniversaire, autre commémo, les "un an" de la présidence Sarkozy. Là, on n'attend même pas la date anniversaire de l'entrée à l'Elysée du mari de Carla pour commémorer, on y va dès l'anniversaire du premier tour. Positif ou négatif, tout le monde y va de son commentaire avisé, forcé néanmoins de composer avec le toboggan des sondages qui a projeté le président dans les abîmes de la popularité.
Puisqu'on parle de cette année écoulée, je voudrais tout de même rendre à François ce qui appartient à César et vous inviter à vous souvenir que sur le plan économique notamment, Bayrou était le seul des trois "gros" candidats à avoir vu juste dans son analyse de la situation.
Et je ne résiste pas à rappeler ce qu'il disait à propos de la dette :
Faire payer nos dépenses par nos enfants est irresponsable et criminel. Je propose de résorber le déficit de fonctionnement en trois ans, et, hors les années de récession, de l’interdire à l'avenir.
Le combat pour l'équilibre des finances publiques n'est pas un caprice de théoricien, c'est le premier geste social que nous pouvons faire. Les Français les plus fragiles et les plus démunis sont les premières victimes de la dette. Le déficit actuel de l’État ne soutient plus la croissance, il la freine. Il crée un climat d’incertitude face à l’avenir.
Toute remontée des taux d’intérêt aurait des effets désastreux sur les finances publiques. Depuis vingt-cinq ans, tous les gouvernements ont été coupables de ce laisser-aller. Tous les jours, l'État dépense 20 % de plus que ce qui rentre dans ses caisses. Malgré ce constat, que tout le monde fait, les candidats du PS et de l'UMP promettent plus de soixante milliards d’euros de dépenses nouvelles.
Cette attitude est irresponsable.
Cette vision m'a inspiré et elle se révèle d'une brûlante actualité. C'est pour cela que j'ai rejoint François Bayrou, il y a un an. C'est aussi pour cela que je continue de le soutenir aujourd'hui sans la moindre hésitation. Car avant de se poser la question du positionnement du MoDem sur l'échiquier politique, saluons la vision politique et de la qualité de l'analyse.



La commémo des "un an après l'élection" a succédé à celle des "100 jours" et précède les "500 jours" ...
et que dire de la position schizophrène de Sarko sur le sujet de 68 ?
2 fois divorcé et sa femme à poil dans les magazines mais il voulait renier 68 ? inSarkohérence je vous dis !
Vivement les 40 ans du 69 (en 2009), il y aura alors 40 ans ... qu'on aura marché sur la lune !
Rédigé par: Brian | le 23/04/2008 à 12:56
Je suis désolé, je ne peux pas résister à la "perche" (si j'ose dire) que nous tend Brian.
Fêter les 40 ans du 69... L'a raison le petit Zident : c'est vrai que les moeurs s'étaient relachés en 68, si un an après...
Pardonnez moi, faut bien sourire un peu, car Christophe et surtout François ont sacrément raison et nous n'avons pas fini de pagayer pour sortir de ce courant malsain....
A samedi Christophe? MiG
Rédigé par: MiG | le 23/04/2008 à 15:54
"Autre anniversaire, autre commémo, les "un an" de la présidence Sarkozy."
Ou comment continuer à occuper (indirectement) l'espace médiatique, même quand on n'a rien à dire ! Vous avez le moral au plus bas ? Mais oubliez ça et rappelez-vous comme vous étiez heureux il y a un an !
Rédigé par: jarodd | le 23/04/2008 à 19:02