180 millions d'euros à la gloire de quoi ?
Les français peuvent toujours s'intéresser à leur pouvoir d'achat, le Président de la République ne recule devant rien pour marquer de son empreinte les 6 mois durant lesquels il occupera la présidence tournante de l'Union Européenne. C'est curieux comme lorsqu'il s'agit de sa propre gloire et d'un irrépressible désir de postérité, Nicolas Sarkozy sait trouver de l'argent. D'aucuns auraient pu croire, comme il l'a dit lui-même en janvier dernier, que les caisses étaient vides. Il n'en est rien puisque l'on estime à 180 millions d'euros le coût approximatif et encore provisoire des célébrations de la présidence française.
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Du coup, comme le révèle le site Backchich, l'Elysée tente de faire payer les régions, histoire de diluer la facture dans le nombre, ce que semblent ne pas trop apprécier les collectivités locales ainsi rackettées, d'autant que ces 180 millions seraient en passe d'être allègrement dépassés.
Ironie ou absurdité de l'actualité, c'est au moment où Bruxelles s'inquiète des déficits publics français que l'état français le creuse un peu plus pour diriger...l'Europe.
Personnellement, et bien que fondamentalement européen de tous les pores de ma peau, je ne vois pas l'intérêt de ces célébrations et de cet argent dépensé. Il me semble que prendre la présidence de l'Union Européenne, c'est travailler plutôt que parader. Je n'attends pas du Président qu'il communique à outrance sur le sujet, je m'attends à ce que lui ou un autre fasse avancer l'Europe sur les chantiers prioritaires et complexes qui nous concernent tous et il y a du pain sur la planche. Dépenser tout cet argent compte tenu de la situation actuelle du pays, cela frôle l'indécence.


La démagogie poussée à ce point c'est presque un des beaux arts.
Juste après, on va s'étonner que le Président ne descende pas à l'ibis ou n'organiser pas les diners d'Etat au Flunch du coin.
Les déficits (ils ne sont pas inventés, si je me souviens bien Bayrou en a même fait un thème essentiel de campagne...) n'empêche pas de faire un budget et donc de prévoir des dépenses.
Même si elles ne vous plaisent pas.
Rédigé par: stef | 23/05/2008 at 10:39
Stef -> Entre bouffer chez Flunch et dépenser 180 millions d'euros, il y a une sacrée différence !!! A moins que pour vous, le principal est, comme dans la Rome Antique, que le peuple ait du pain et des jeux et qu'il soit plus utile de célébrer je-ne-sais-quoi plutôt que de s'occuper de la situation des plus démunis.
Dans la "social-économie" prônée par François Bayrou durant sa campagne, il y avait le rappel à ce principe de bon sens : ne pas dépenser un argent que nous n'avons pas afin de ne pas faire supporter aux générations futures les conséquences de notre gestion calamiteuse.
180 millions €, et sans démagogie aucune, cela me semble être beaucoup d'argent, un investissement non négligeable.
Rédigé par: Christophe Ginisty | 23/05/2008 at 10:55
Dépenser 180 millions d'euros n'est pas en soit scandaleux dès lors qu'il en sorte quelque chose de constructif à la fin de cette présidence. On jugera en fin d'exercice.
En outre, les caisses ne sont pas vides. Enfin, pas toutes les caisses. L'Unedic a 1 milliard d'euros d'excédent en caisse et table sur 4,60 d'ici la fin de l'année.
Rédigé par: sophie | 23/05/2008 at 11:22
Christophe, ce que je dis est qu'il y a un budget et des dépenses prévues.
On peut en discuter, on peut le critiquer le principe, le montant ou les deux. Mais on ne peut pas rapprocher ça des problèmes de pouvoir d'achat.
C'est ça la démagogie.
Sous-entendre, "regardez pauvres français, vous qui avez du mal à boucler les fins de mois, comme le Président dilapide l'argent du contribuable".
Je sais que je vais vous faire hurler mais ça c'est le genre de discours des extrêmes.
Attention pour le Modem a la tentation de la groupusculisation (j'adore ce mot que je viens de créer pour l'occasion).
Rédigé par: stef | 23/05/2008 at 15:48