Intermède automobile avec quelques clichés pris aujourd'hui au Dubaï Motor Show qui a débuté aujourd'hui et que j'ai visité en compagnie d'un client. Demain, je vous reparle politique. J'ai quelque chose d'important à vous dire.
Je me souviens la première fois que j’ai pris l’Eurostar pour aller à Londres. Dix minutes avant que la rame ne pénètre dans le tunnel sous la Manche, une voie émue vous prévenait au micro avec une fébrilité inoubliable – une fébrilité comparable à celle de Cécilia Sarkozy annonçant à son ex-époux qu’elle allait faire la couverture de Elle - que nous allions traverser la mer d’en dessous. Les couples se tenaient par la main, les hommes d’affaires faisaient mine de changer l’heure au cadran de leurs montres malmenées par des décalages horaires à répétition, les serveuses de la première classe vous distribuaient des serviettes chaudes avec un sourire compassionnel et complice.
Ce soir, j’ai pris l’Eurostar pour aller à Londres où j’interviens dans une conférence demain matin et il a fallu que je perde ma connexion Internet et que mes tympans commencent à durablement s’obstruer pour que le réalise que nous étions sous l’eau.
On s’habitue à tout. Bientôt, ça ne me fera plus rien que Nicolas soit à l’Elysée.
Non, je déconne.
Ca y est, j'ai quitté New York après deux jours fabuleux au coeur des nations unies. Je pense que je n'ai pas fini de penser à toutes les choses que j'ai entendues. J'ai appris beaucoup et notamment à changer ma façon de voir cette question du réchauffement climatique. La clé est parfois dans le point de vue et je crois que cette conférence a contribué à m'en proposer un nouveau.
J'ai aussi adoré cotoyer tous ces gens venus de tous les pays du monde pour s'intéresser à cette question majeure. C'est très émouvant et en même temps très préoccupant car il n'existe aucun territoire qui soit épargné par cette menace.
Il me reste maintenant à transformer tout cela en action et notamment réfléchir avec les collaborateurs de l'agence sur l'opportunité de déployer nos compétences au service de cette cause.
Ca y est, je suis arrivé à dans la grande pomme. Je n'ai pas dormi de la nuit qui n'en était d'ailleurs pas une pour moi, pauvre européen callé sur Greenwich. Ce matin, je vais au siège de l'ONU.
Ca le fait tout de même, non ? Le propos n'est pas de me la pêter mais je vous avoue que je suis très impressionné à l'idée de participer à cette conférence. Quelques 2.000 délégués des plus grandes ONG mondiales pour évoquer un sujet aussi brûlant (sans jeu de mot) que le réchauffement climatique. Franchement, c'est énorme. Si on me laisse pénétrer dans l'immeuble avec mon appareil photo, je posterai ici quelques images de la conférence.
Mais je n'y vais pas en toursite et j'ai la ferme intention de transformer les enseignements que j'en tirerai en actions. Je ne sais pas encore comment mais je vais y réfléchir aujourd'hui.

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