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  <title>Christophe Ginisty</title>
  <description><![CDATA[Blog personnel de Christophe Ginisty, Directeur Général Adjoint de Edelman EMEA, spécialiste de la gestion de la réputation, de la communication de crise, auteur du livre "Allons enfants de l'Internet" (éditions Diateino)]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2013-05-26T09:24:03+02:00</dc:date>
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   <title>Christophe Ginisty</title>
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   <title>Eric Walter, secrétaire général de la Hadopi : la réputation en trompe l'oeil</title>
   <pubDate>Tue, 18 Dec 2012 21:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christophe Ginisty</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ReputationWar]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.ginisty.com/photo/art/default/5033022-7515162.jpg" alt="Eric Walter, secrétaire général de la Hadopi : la réputation en trompe l'oeil" title="Eric Walter, secrétaire général de la Hadopi : la réputation en trompe l'oeil" />
     </div>
     <div>
      Connaissez-vous Eric Walter, le secrétaire général de la très fameuse Hadopi ? <br />   <br />  Oui ? Non ? <br />   <br />  Moi si. <br />   <br />  Et si j'ai décidé d'y consacrer une note au moment où je travaille à la préparation de la conférence <a class="link" href="http://www.reputation-war.fr" target="_blank">ReputationWar</a>  qui aura lieu le 11 janvier prochain à Paris (d'ailleurs, dépêchez-vous de vous inscrire, il ne reste plus que quelques dizaines de places), c'est que je crois qu'il est de ces personnes dont la réputation est faussée par l'organisation à laquelle elles appartiennent. <br />   <br />  J'ai beaucoup écrit sur la réputation des organisations. Il est utile de s'arrêter quelques instants aujourd'hui sur la réputation des personnes. <br />   <br />  Quand on est professionnel et qui plus est dirigeant, il se produit souvent une confusion dans l'esprit du public entre ce que l'on est personnellement et ce qu'est l'organisation dans laquelle on travaille. En d'autres termes, on hérite de la réputation de son organisation et le public vous affuble des mêmes attributs que ceux qui la définissent. <br />   <br />  Dans le cas d'Eric, ce phénomène est d'une très grande puissance. <br />   <br />  Hadopi est sans aucun doute l'une des institutions les plus critiquées, villipendées, insultées depuis le projet de son installation au cours du quinquennat précédent. Et je prends ma part de responsabilité, moi qui ai à de très nombreuses reprises, soit à titre personnel, soit en tant que Président de Internet sans Frontières que j'avais créé en 2008, écrit que je trouvais cette approche idiote, inefficace et dangereusement privative d'une liberté fondamentale, celle de pouvoir accéder au réseau. <br />   <br />  Mais dépassons le sujet de fond. <br />   <br />  Nommé sous l'autorité de Nicolas Sarkozy après avoir été le Monsieur Internet de l'UMP et du Ministère de l'Intérieur, auteur principal du texte de projet numérique du programme de 2007, Eric Walter a hérité de toute la désapprobation populaire et s'est fait traîner dans la boue à titre personnel par d'innombrables internautes fanatisés. <br />   <br />  Au moment où la mission de Pierre Lescure essaye de se pencher sur l'avenir de l'institution, la réputation d'Eric est solidement associée à l'antipathie que le public a vis à vis d'Hadopi d'une part et de Sarkozy d'autre part. <br />   <br />  Et pourtant, ce passionné du Guatemala n'est même pas de droite. Et ses vrais combats sont ailleurs. <br />   <br />  Pur autodidacte et n'ayant que le bac en poche (ce qui nous fait d'ailleurs un joli point commun), Eric a débuté en politique en travaillant sur la campagne de... François Mitterrand en 1988. Il le dit souvent d'ailleurs, il n'est ni de droite ni de gauche mais du côté des idées qui feront avancer son pays. <br />   <br />  Il s'est très tôt intéressé à la société de l'information. Après avoir été chargé de la mise en œuvre de la Fondation du patrimoine au sein du cabinet de Philippe Douste-Blazy, alors Ministre de la culture et de la communication, il va être chargé de la mise en œuvre des Comités interministériels pour la société de l’information (CISI) et du projet de plateforme de signalement des spams «&nbsp;Signal Spam&nbsp;» au sein de la direction du développement des médias. <br />   <br />  A l'issue de la campagne de 2007, il se voit déjà travailler à l'Elysée pour prolonger l'effort accompli au service du développement d'une France en marche vers le numérique (la promesse de nomination d'un ministre en charge du numérique, c'est son idée). La route lui est barrée par Cécilia et c'est Rama Yade qui va le « repêcher » lors de sa nomination au gouvernement Fillon II, sur recommandation de Emmanuelle Mignon, dircab de Sarkozy. <br />   <br />  Dans ce grand ministère des Affaires étrangères dirigé par Kouchner, et même si la partie "Droits de l'Homme" peinera toujours à trouver sa place, il va être chargé de suivre l'affaire de l'Arche de Zoé. Il va ensuite organiser dans l’urgence l’opération «&nbsp;enfants du Darfour&nbsp;», afin d'améliorer concrètement la protection humanitaire des enfants du Darfour en collaboration avec 18 ONG intervenant dans cette zone. <br />   <br />  Mais c'est le sujet de l'adoption internationale qui va le passionner et occuper la plus grande partie de son temps. D’octobre 2007 à mai 2008 Jean-Marie Colombani conduit la mission sur l’adoption en France dont il a été chargé par Nicolas Sarkozy. Pour sa partie internationale, le dossier est confié par Bernard Kouchner à Rama Yade. Au sein du cabinet de cette dernière, Eric Walter assure le pilotage du dossier avec l’appui de son homologue au sein du cabinet Kouchner. <br />   <br />  Il travaille d'arrache pieds sur le volet administratif ainsi que sur le volet terrain. Il crée le réseau des volontaires de la protection de l'enfance et de l'adoption internationale. Véritable innovation administrative inventée de toutes pièces par Eric, la création de ce réseau répond alors au constat simple de carence de ressource dédiée sur le terrain à des questions de grande complexité frappant à la fois les enfants et les familles. <br />   <br />  Comme il l'est précisé sur le site du Ministère des Affaires étrangères : <em>"Le Ministère des Affaires étrangères coordonne, en partenariat avec l’Association France Volontaires, ainsi qu’avec des partenaires privés et des collectivités locales, un programme expérimental de volontariat en faveur des enfants privés de famille. Le réseau des Volontaires de la protection de l’enfance et de l’Adoption Internationale (VAI) a été lancé au Cambodge en août 2008 et étendu initialement à sept autres pays : Burkina Faso, Ethiopie, Guatemala, Haïti, Madagascar, Mali, Vietnam, et en Inde. Ces volontaires ont pour mission de mettre en œuvre, en lien avec les organisations non gouvernementales locales et l’UNICEF, les projets de coopération financés par le Service de l’Adoption Internationale en faveur de la protection de l’enfance."</em> <br />   <br />  Cela, on le doit à Eric. <br />   <br />  En juin 2009, fin de l’histoire … le remaniement sonne le glas de ces initiatives à marche forcée qui ont fait dire à la quasi totalité des acteurs de l’adoption en France que, pour une fois, les choses avaient bougé dans le sens de l’éthique et de l’efficacité. Depuis, l’administration a repris ses droits. <br />   <br />  Eric travaille quelques temps au Ministère des Sports, toujours avec Rama Yade jusqu'au jour où on lui propose de créer Hadopi. <br />   <br />  Je lui ai souvent demandé : <em>"Mais pourquoi as-tu accepté de t'embarquer dans cette galère sans nom ?" </em> <br />   <br />  Ce à quoi il m'a toujours répondu : <em>"l'opportunité de créer une telle institution "from scratch" ne se présente pas deux fois dans une vie. J'étais fier que l'on m'en croie capable et j'ai accepté. Je connaissais bien le web et j'avais longtemps milité pour une société de l'information plus moderne, plus évoluée. Je devais tout faire, il n'y avait rien. Le challenge était incroyable, même si je le savais, cela allait être sportif."</em> <br />   <br />  Trois ans après, il dresse un bilan mitigé. D'un côté il relève<em> "Hadopi c’est une équipe extraordinaire de jeunes trentenaires, majoritairement féminins, mis en situation de responsabilité à un âge où ça n’arrive que rarement. Avoir pu donner cette chance à ces personnes est une grande fierté."</em> De l'autre, il prend soin de ne pas oublier :<em> "Hadopi c’est aussi 3 ans de mépris, d’insultes, d’œillères de la part de ceux qui en ont fait leur combat ultime. C’est formateur et ça durcit le cuir. On ne parvient même pas à leur en vouloir."</em> <br />   <br />  Nous avons déjeuné ensemble il y a peu de temps. Je lui ai demandé comment il voyait la suite si d'aventure Hadopi était dissoute conformément aux aspirations du camp du candidat Hollande. <br />   <br />  Il m'a répondu que c'était assez compliqué et qu'il n'en savait rien. Il a le sentiment d'avoir servi dignement la République mais réalise que, ce faisant, il avait essuyé des torrents d'insultes et était marqué au fer rouge du sarkozisme. <br />   <br />  Alors finalement, il finit par m'avouer : <em>"mon plus beau rêve est sans nul doute de repartir travailler sur les droits de l’enfant."</em> <br />   <br />  Voilà ce que je voulais vous dire sur Eric. Cette note n'est pas un panégyrique mais un libre propos sur un copain destiné à vous faire comprendre ce que peut représenter la complexité de la gestion de la réputation quand on est investi dans une organisation aussi exposée. <br />   <br />  J'espère que vous qui l'avez lue, vous avez désormais de cet homme là une idée plus équilibrée et que cette note vous aidera désormais à faire la part des choses entre les personnes et les organisations qui les emploient. <br />   <br />  <em>(Crédit Photo: <a class="link" href="http://www.qobuz.com/blogs/lestetesdelart/2011/01/24/eric-walter/" target="_blank">Jean-Baptiste Millot</a>  )</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Non, Hadopi n'est pour rien dans la baisse du piratage</title>
   <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 08:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christophe Ginisty</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité en débats]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.ginisty.com/photo/art/default/3757963-5590334.jpg" alt="Non, Hadopi n'est pour rien dans la baisse du piratage" title="Non, Hadopi n'est pour rien dans la baisse du piratage" />
     </div>
     <div>
      Période électorale oblige, les différents protagonistes s'expriment sur les mesures symboliques du quinquennat de Nicolas Sarkozy et, parmi elles, figure la loi Hadopi et l'institution qui fut créée pour lutter contre les téléchargements illégaux.&nbsp; <br />   <br />  Récemment, des voix se sont élevées dans le monde de la création pour saluer l'initiative du président Sarkozy et affirmer, chiffres à l'appui, que le piratage avait baissé en France. il n'a pas fallu attendre très longtemps avant que les membres du camp présidentiel attribuent ces bons chiffres à la mise en place de la Hadopi. <br />   <br />  Pascal Nègre, patron de Universal Music Europe a accordé une <a class="link" href="http://www.challenges.fr/entreprise/20120125.CHA9655/pascal-negre-hadopi-a-bien-rempli-sa-mission.html" target="_blank">interview</a>  à l'excellent magazine Challenges dont je reproduis ici certains propos : <br />   <br />  <em>"Le plus dur est derrière nous. Les ventes numériques ont une progression très rapide, + 25% en 2011, et les ventes de disques n’ont baissé que de 8%. Cela permet de limiter l’érosion du marché aux alentours de -3%." <br />   <br />  "Hadopi a le grand mérite d’avoir convaincu un grand nombre d’adeptes du "peer to peer" d’acheter leur musique, de façon pédagogique, sans trainer des jeunes devant les tribunaux"</em> <br />   <br />  Il y a quelque chose qui me gène dans ces propos. C'est l'amalgame qui est fait entre une tendance positive et la création de la Hadopi, comme s'il y avait un lien de cause à effet entre les deux. <br />   <br />  Je ne le crois pas une seule seconde. <br />   <br />  En dehors de l'affection que je porte à Eric Walter qui dirige la Hadopi et qui est un véritable pro de l'Internet, ma conviction est que ce n'est pas la haute autorité qui a réglé le problème (si tant est que le problème soit réglé) mais la communication que l'on a fait autour de sa mise en place. <br />   <br />  A force de rabacher que télécharger n'était pas bien, que c'était un délit, que les artistes y perdaient leurs chemises, on a sensibilisé des millions de familles en France et, peu à peu, la question est arrivée dans les conversations au sein du foyer. <br />   <br />  Je prétends que ce n'est pas Hadopi qui a rempli sa mission mais tout le dispositif de communication qui a entouré sa création puis son installation. <br />   <br />  Si ce que je dis est vrai, c'est la preuve que l'éducation est plus forte que la répression. Car la communication participe au devoir d'éducation quand la répression n'est en réalité qu'une supercherie. Hadopi est une armée de gendarmes armés de pistolets à eau mais ils n'ont pas eu besoin d'intervenir puisque les gens ont peu à peu compris que la légalité était préférable à l'illégalité. <br />   <br />  Cette histoire m'inspire deux morales. <br />   <br />  La première est que les gens sont beaucoup plus honnêtes que les pouvoirs publics s'obstinent à le prétendre communément. <br />   <br />  La deuxième est que ce n'est pas le gendarme qui règle les problèmes mais l'information que l'on diffuse. . <br />   <br />  Pour le reste, la politique de Nicolas Sarkozy est toujours obscure en matière de développement du numérique en France et ce n'est pas en s'obstinant à se fantasmer en policier du net qu'il pourra faire avancer le numérique (légal) en France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.ginisty.com/Non-Hadopi-n-est-pour-rien-dans-la-baisse-du-piratage_a723.html</link>
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   <title>Quand Nicolas Sarkozy invite Bernard Kouchner à promouvoir Hadopi</title>
   <pubDate>Fri, 22 Oct 2010 15:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christophe Ginisty</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Libertés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.ginisty.com/photo/art/default/2430803-3408436.jpg" alt="Quand Nicolas Sarkozy invite Bernard Kouchner à promouvoir Hadopi" title="Quand Nicolas Sarkozy invite Bernard Kouchner à promouvoir Hadopi" />
     </div>
     <div>
      Dans <a class="link" href="http://www.laquadrature.net/fr/sarkozy-exporte-linternet-repressif" target="_blank">un document publié hier par la Quadrature du Net</a>, Nicolas Sarkozy a écrit récemment à Bernard Kouchner au sujet de la conférence que ce dernier organisera la semaine prochaine sur le thème de la liberté d'expression sur Internet. Après quelques amabilités et quelques phrases un peu creuses sur le sujet de l'Internet, le Président de la République a tenu à rappeler son ministre au devoir de faire la promotion de la politique française.       <br />      <br />            <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px; font-style: italic;">            <div style="margin-left: 3px;"><span class="dq_open">«&nbsp;</span>Il est important que le conférence que vous envisagez souligne bien la nécessité de cette appréhension globale des enjeux. Je souhaite qu'elle contribue à la nécessaire pédagogie pour un Internet respectueux des droits de tous et qu'elle soit aussi l'occasion de promouvoir les initiatives de régulation équilibrées prises par la France au cours de trois dernières années, <span style="font-weight: bold;">en particulier la loi Hadopi dans le domaine du droit d'auteur</span>...<span class="dq_close">&nbsp;»</span></div></div>      <br />En tant que Président d'<a class="link" href="http://www.internetsansfrontieres.com" target="_blank">Internet sans frontières</a>, j'ai participé à la préparation de cette conférence. Bernard Kouchner ainsi que son homologue néérlendais avaient en effet organisé une première réunion le 8 juillet dernier dans les locaux du ministère et les nombreux représentant d'associations ou de pays avaient utilement échangé sur les moyens de garantir la liberté d'expression sur Internet.       <br />      <br />Je peux vous dire que la loi Hadopi n'a rien à faire ici.      <br />      <br />Cette vision du tout répressif est assomante en même temps qu'elle est réductrice. Nous avons en France un exécutif qui fait tout pour retarder et contrôler le déploiement des usages sur Internet et qui fait de son ignorance du sujet sa seule inspiration.       <br />      <br />Rien d'incitatif à l'horizon. Les seuls textes de loi en France qui s'intéressent à Internet sont de nature policière, portées par un mépris pour les internautes et leurs pratiques. On n'essaye pas de tirer parti du meilleur de ces outils, on tente uniquement de les brider en agitant la menace d'un monde parallèle dangereux et néfaste.       <br />      <br />J'avais pourtant trouvé l'initiative de Bernard Kouchner intéressante. Il entendait réunir ses homologues et des associations autour d'un débat positif et conscructif sur les moyens de garantir les libertés sur la toile. Il n'aura pas été encouragé dans cette démarche et c'est très dommage. Oui, c'est dommage que Nicolas Sarkozy soit intervenu dans un domaine dont il ignore tout et dont il incapable de mesurer la portée pour la compétitivité du pays.       <br />      <br />Le gouvernement de la France doit changer de logiciel vis à vis des nouvelles technologies. C'est urgent ! Le péril de passer à côté de l'histoire est imminent.       <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>http://www.ginisty.com/Quand-Nicolas-Sarkozy-invite-Bernard-Kouchner-a-promouvoir-Hadopi_a493.html</link>
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   <title>Révolution dans l'histoire de l'Industrie musicale</title>
   <pubDate>Tue, 21 Apr 2009 14:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christophe Ginisty</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Libertés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.ginisty.com/photo/art/default/1334935-1760804.jpg" alt="Révolution dans l'histoire de l'Industrie musicale" title="Révolution dans l'histoire de l'Industrie musicale" />
     </div>
     <div>
      Sur fond de débat autour du projet de loi Hadopi, une&nbsp;information est presque passée inaperçue dans notre pays. Et pourtant, c'est une information très intéressante que l'AFP a relayée récemment.  <br /> <br />  <div style="MARGIN-LEFT: 12px; BORDER-LEFT: #c4c4c4 1px solid">  <div style="MARGIN-LEFT: 3px"><em>Pour la première fois en 2008 les revenus des concerts en Grande-Bretagne ont dépassé les ventes d'enregistrements de musique, selon une étude de PRS for Music, l'organisme chargé de la distribution des droits d'auteurs Outre-Manche. Les concerts ont dégagé des revenus totaux de 1,28 milliard de livres (1,43 milliard d'euros) l'an dernier, contre 1,24 milliard de livres (1,38 milliard d'euros) pour les enregistrements, selon PRS for Music qui a fait ses calculs en se basant sur les droits d'auteurs perçus. (<a class="link" href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gT8Ub2Z3YlZwfQbPdTZNUDeRk6CA" target="_blank">Source</a> )</em></div></div> <br />Il y a évidemment plusieurs façons d'analyser cette information. Soit on met l'accent sur le succès de la musique live, soit on disserte sur l'effondrement relatif de la vente de musique. Soit on se réjouit du fait que les amateurs de musique se déplacent davantage pour aller voir leurs artistes préférés sur scène, soit on soupçonne les internautes de piller la musique et donc de faire baisser les revenus liés à la vente de morceaux comparativement à la vente de billets de concert.  <br /> <br />Tous les commentateurs sont malgré tout d'accord pour dire que dans l'un et l'autre cas, Internet joue un rôle majeur. Mais ce qui mérite d'être noté, c'est la contribution positive de net dans la vente de tickets de concerts. Il est en effet&nbsp;est prouvé qu'Internet donne plus d'information sur les événements, offre plus de diversité grâce aux différents espaces (blogs, myspace,...) tenus par les musiciens eux-mêmes, et facilité considérablement l'achat en ligne pour des personnes ne pouvant pas toujours se déplacer pour acheter au bon moment les places qu'ils désirent.  <br /> <br />Toujours sur fond de querelle Hadopi, je pense que cette information méritait d'être soulignée pour cesser de toujours présenter Internet comme un "music killer". Moi je suis super content d'assister à cette mini révolution dans l'industrie musicale qui, encore une fois, n'a vraiment pas que des raisons de se plaindre du web.  <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>http://www.ginisty.com/Revolution-dans-l-histoire-de-l-Industrie-musicale_a114.html</link>
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   <title>Le piratage "que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître"</title>
   <pubDate>Mon, 13 Apr 2009 22:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christophe Ginisty</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité en débats]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tous ces débats sur la loi Hadopi me navrent mais me ramènent inévitablement à mes années (pas si lointaines) adolescentes pendant lesquelles j'ai piraté sans Internet les artistes du monde entier.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.ginisty.com/photo/art/default/1321991-1741245.jpg" alt="Le piratage "que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître"" title="Le piratage "que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître"" />
     </div>
     <div>
      En 1981, lorsque François Mitterrand est arrivé au pouvoir, il a libéré la bande FM. Les radios libres ont fleuri comme des jonquilles au printemps et pour un garçon de 18 ans comme moi, ce fut une incroyable bouffée d'oxygène médiatique. Ma première "radio libre" était Radio 7, une antenne de Radio France où un pas si beau matin, Michelle Halberstadt m'a annoncé la mort de John Lennon sur une musique de Murray Head. Puis ce fut NRJ, Hit FM et bien d'autres encore en qualité audio très supérieure aux précédentes stations "périphériques".       <br />      <br />Ma chaîne Hi-Fi généreusement offerte par mes parents avait une platine cassette sur laquelle j'enregistrais mes morceaux préférés qui passaient à la radio. J'enregistrai comme un fou, frénétiquement et j'en abreuvais l'autoradio paternel pour les longues transumances avec exigence. Ah, la BASF C-90 !!! Que serais-je devenu sans la BASF C-90 ? J'enregistrais, j'enregistrais mais j'achetais aussi.  Plus j'enregistrais et plus j'achetais.      <br />      <br />Dans les années 80, on n'était ni traités de pirates ni de voleurs. On n'était traités de rien du tout car cette piraterie à la bande magnétique était un acte d'amour pour une musique enfin disponible dans de belles conditions acoustiques.       <br />      <br />Je ne suis pas du genre à regarder en arrière et me délecter du passé mais je me dis parfois que ce temps était beau.<br _moz_editor_bogus_node="TRUE" />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>http://www.ginisty.com/Le-piratage-que-les-moins-de-20-ans-ne-peuvent-pas-connaitre_a101.html</link>
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